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Crise et front social

 
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rahan
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MessagePosté le: Dim 30 Aoû - 10:04 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Source:  http://www.elwatan.com/une/finances-et-rentree-sociale-le-gouvernement-dos-…

Finances et rentrée sociale :
Le gouvernement dos au mur




   









La rencontre gouvernement-walis, aujourd’hui à Alger, va certainement contraindre l’Exécutif à tenir un discours de vérité sur la perte des moyens financiers de l’Etat pour justifier le gel des projets de développement.

Le gouvernement Sellal réagit-il à la mesure de la crise qui menace la sécurité financière du pays ?
Depuis que le marasme économique a débuté, il y a près de deux ans, avec la chute brutale des cours du pétrole où les niveaux des prix n’ont jamais atteint un seuil aussi bas, nos réserves financières se rétrécissent comme peau de chagrin au point où nombre d’observateurs avertis, tel Sid Ahmed Ghozali cette semaine, ne cachent pas leur inquiétude sur les chances de sortie de crise.
En quelques mois seulement, l’Algérie est passée du statut de pays à l’aisance financière à celui  d’«en proie à la crise », menaçant ainsi les fondements de la stabilité dont se prévaut l’Exécutif.
Les choses vont trop vite par rapport aux réactions du gouvernement qui semble serein, ou du moins joue la carte psychologique du «papa zen» qui se veut rassurant devant sa petite famille au moment d’un tsunami.
La réunion prévue aujourd’hui avec les walis et la tripartite programmée à la mi-octobre meublent un agenda censé apporter pourtant des réponses d’urgence à une situation d’urgence.
Car il s’agit, en réalité, de voir dans quelle mesure le gouvernement — dont la marge de manœuvre est fortement réduite pour inventer tout de go une économie hors hydrocarbures — aura les capacités de passer d’un état d’opulence à celui de crise ? Il y a, en effet, au moins trois obstacles sérieux à cette option.
D’abord en matière de compétences, ce gouvernement serait loin d’être à la hauteur du défi. Hormis quelques perles d’exception, le casting comporte beaucoup d’erreurs.
Le deuxième obstacle a trait à la nature même de la gouvernance économique, sur fond de lutte de clans qui parasite tout un processus de décisions. Enfin, le soldat Sellal doit savoir que pour traverser cette crise, il a besoin d’un soutien populaire accru pour faire passer la pilule de l’austérité.
Or, la confiance populaire semble plus que jamais écornée par les scandales de corruption, la mauvaise gestion et les multiples promesses non tenues durant toutes ces années de l’embellie financière. N’est-ce pas lui qui clamait, en 2013, lors d’une réunion gouvernement-walis :
«Combattez les pratiques bureaucratiques ! Luttez contre la corruption ! C’est la mère des batailles que nous devons gagner.» La bureaucratie et surtout la corruption n’ont pas baissé d’un iota, au contraire.

À la recherche d’un sursis
Officiellement, la rencontre d’aujourd’hui vise à «créer de nouvelles opportunités pour le développement de l’économie nationale et l’ouverture sur l’investissement», comme annoncé par Sellal lors de sa visite à Constantine, le 20 août dernier.
Une chose est sûre : elle servira aussi, pour le Premier ministre, à donner aux walis de nouvelles directives inspirées par la nouvelle situation. Il est désormais du domaine public que des milliers de projets d’équipement publics ont été annulés récemment faute de fonds.
Ces annulations vont produire des conséquences fâcheuses sur l’emploi et l’activité de milliers d’entreprises, sans parler de l’insatisfaction des besoins auxquels étaient destinées ces infrastructures.
Cette récession qui se profile à l’horizon est porteuse de troubles sociaux sur lesquels les walis doivent anticiper et se préparer. Ce sont des pressions à gérer d’abord au plan local, pour éviter surtout des dérapages inutiles qu’il faudra payer cher.
Cela donnera plus de temps au gouvernement, qui cherche encore les solutions les moins pénibles, mais qui sait pertinemment qu’il n’a pas le choix, si ce n’est prendre des mesures douloureuses.
La tripartite prévue à Biskra, dans quelques semaines, obéit à la même tactique visant à gagner des soutiens, calmer le front social ou du moins obtenir un sursis.
A défaut d’avoir construit une économie forte, capable de préserver l’avenir des Algériens, cet Exécutif a joué les flambeurs et fait la sourde oreille devant les nombreux avertissements donnés par des économistes et des hommes politiques. 
Est-il encore temps pour éviter le naufrage économique et donc l’ explosion sociale ?

Nouri Nesrouche


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MessagePosté le: Dim 30 Aoû - 10:04 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 10 Sep - 17:28 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Source:  http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/09/10/article.php?sid=184050&am…


Contribution : Pays, peuples et problèmes de demain



Par Nour-Edine Boukrouh
noureddineboukrouh@yahoo.fr

Quelqu’un au monde sait-il où va le monde ? Quand on entendait dire autrefois que le monde changeait, ça ne se voyait pas de tous car le changement commence toujours petit, imperceptiblement. Les sceptiques concédaient que le changement est dans l’ordre des choses, les instruits le déduisaient des mesures des scientifiques et des courbes des prospectivistes, mais le commun des gens ne s’en rendait compte qu’une fois devenu une réalité qui, à peine formée, s’exposait à son tour à subir la loi du changement qui commence petit et finit gros.
A l’ère des satellites, de la fibre optique, du numérique et du nanomètre, on peut déceler le changement dans les limbes avant d’être entériné par les transformations constatées dans le mode de vie, les idées ou les technologies. On peut le voir comme si on était équipé de lunettes grossissantes, télescopes ou microscopes, découvrant du même coup à quel point notre imagination peut être prise en défaut par une réalité improbable. On est alors doublement convaincu que le monde peut changer très vite : par ce qu’on a vu et par les moyens dont on l’a vu.
Le tout n’est pas de voir le changement mais de se déterminer par rapport à lui. De grandes menaces planent sur le sort de l’espèce humaine venant du changement climatique, de la surpopulation, de la raréfaction des ressources, de la fragilité de l’économie mondiale, de la résurgence du fanatisme religieux et de la survivance de régimes politiques autocratiques, sans pour autant inciter les gouvernements du monde à des ripostes concertées.
Qui fait l’Histoire : le monde ou les hommes ? Jusqu’à une certaine étape, c’était la planète, le monde, la nature qui dictait ses lois à l’Homme. Puis ce dernier est parvenu à renverser les rôles, s’affranchissant de cette dépendance et se rendant progressivement «maître et possesseur de la nature», selon les mots de Descartes.
Depuis, il n’a plus lâché le gouvernail du changement et de l’Histoire grâce aux moyens dont l’ont progressivement doté son intelligence et son labeur. On considère que c’est vers la moitié du XXe siècle que la planète est entrée dans «l’anthropocène» (l’ère des humains) où «pour la première fois dans l’histoire, les activités humaines modifient profondément l’ensemble du système qui maintient la vie sur Terre». (Matthieu Ricard, généticien et moine tibétain).
Or, ce qu’on constate dans les temps présents c’est que les affaires humaines semblent échapper à tout contrôle, soulevant de grandes inquiétudes qui peuvent devenir la source de nouveaux ennuis pour l’humanité. Les images qui nous arrivent d’Europe depuis quelques semaines, nous montrant ses pays, ses frontières, ses parcs, ses autoroutes et ses gares pris d’assaut par des vagues de migrants, sont un signe que des choses déterminantes sont en train de se produire dont on ne connaîtra les conséquences que dans une ou plusieurs générations.
Ces flots humains résolus à prendre pied en Europe ou à mourir en mer ou en route évoquent un tsunami balayant frontières, barrages, forces de l’ordre, lois nationales, procédures communautaires et usages, rappelant des prédictions lues jadis dans des livres signés de noms prestigieux comme Hegel, Nietzsche, Henri Massis ou José Ortéga y Gasset sur l’ «ère des foules», la «révolte des masses», la «vengeance des damnés de la terre», l’«invasion des barbares», la «peur des possédants»…
C’est de la chancelière allemande que sont ces mots, «l’afflux de migrants va changer l’Allemagne». Une fois encore, ce pays a étonné le monde : les 4/5 de la population ont approuvé la décision de leur chancelière d’accueillir 800 000 réfugiés durant l’année en cours quand la France en accueillera 24 000 sur deux ans et la Grande-Bretagne 20 000 sur cinq ans.
En suivant les reportages diffusés par les chaînes de télévision arabes et occidentales, il était difficile de ne pas établir un parallèle avec d’autres images diffusées par les deux networks, peut-être même dans la même journée : celles montrant «Daesh», la plus grande usine de production de migrants depuis la Seconde Guerre mondiale, en action dans plusieurs pays arabes. Avec la différence que les premiers sont armés de leur détermination à s’installer en Europe et que les seconds détruisent indistinctement vies humaines et vestiges historiques rencontrés sur leur chemin.
Tout le monde a été un jour ou l’autre soit conquérant, spoliateur ou colonisateur soit barbare, étranger, colonisé, «dhimmi», déporté, apatride, émigré, réfugié, exilé, «harrag», etc, et beaucoup d’hommes en vie ne savent pas sous quelle terre ou dans quelle mer ils finiront leurs jours.
On émigre pour fuir la misère, la dictature, le fanatisme religieux, la guerre, la mort, et pourtant c’est à la mort presque certaine que l’on s’achemine quand on emprunte des embarcations de fortune pour parcourir des centaines de lieues en vue de rallier des destinations incertaines.
Tous les pays sont nés un jour, aucun n’était là à l’apparition de l’Homme ; à la faveur des mutations géologiques, climatiques, biologiques, culturelles et historiques, l’espèce humaine s’est progressivement organisée pour sa survie en familles, hordes, tribus, cités, empires, civilisations puis, à l’ère moderne, en Etats nationaux.
On délimitait les territoires et les idéologies comme font les animaux pour s’assurer d’un espace vital, et les guerres ont longtemps eu pour cause principale la possession de quelques kilomètres carrés ou le prosélytisme religieux ou idéologique.
Les pays sont nés de la recherche des hommes d’un abri contre les intempéries, d’un refuge contre les bêtes féroces ou, au gré des vicissitudes de l’Histoire, de la conquête de terres fertiles, de la volonté de puissance ou d’une délibération internationale dont l’exemple le plus fameux est la Résolution n°181 de l’ONU partageant la Palestine en deux Etats. Les Israéliens ne veulent pas rendre aux Palestiniens la part qui leur a échu en 1948, estimant qu’elle fait partie de la terre «promise par l’Eternel», oubliant du coup la résolution onusienne, et Hamas ne rendra pas Gaza à l’Autorité palestinienne pour cause d’islamisme.
Peu de peuples savent où ils étaient il y a quelques millénaires, d’où ils viennent avec certitude ni pourquoi ils sont là plutôt qu’ailleurs. N’ayant pas la prétention de le savoir, les pères fondateurs de l’Union africaine ont posé avec la vague des indépendances de la fin des années 1950 un principe sage : l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation. Des pays sont nés de l’émigration, comme les Etats-Unis d’Amérique, de guerres de libération ou d’accords entre les grandes puissances, comme beaucoup d’anciennes colonies africaines, de la scission de grands ensembles par suite de mésentente religieuse (Inde-Pakistan, Soudan-Sud-Soudan) ou idéologique (les deux Chine, les deux Allemagne, les deux Corée, les deux Vietnam, les deux sous-territoires palestiniens…). Des regroupements créés sur des bases idéologiques, politiques ou linguistiques (URSS, Yougoslavie, Royaume-Uni quitté par l’Irlande et qu’a failli suivre l’Ecosse il y a peu) se sont défaits, et des Etats issus du démembrement de l’Empire ottoman sont en train d’être démantelés à leur tour à l’instar de l’Irak et de la Syrie. Parmi les frères séparés, il en est qui se sont réconciliés à l’image des deux Allemagne et des deux Vietnam, alors que les «frères» musulmans, eux, aspirent et travaillent à plus de divisions et de scissions à l’avenir (chiites-sunnites, wahhabites-non wahhabites, soudanais, Palestiniens, Libyens, Syriens, Irakiens, Yéménites...). Les mutations géologiques, climatiques, culturelles et historiques qui ont façonné la planète sont toujours à l’œuvre et nous assistons de nos jours à la formation d’une nouvelle carte de l’occupation des terres émergées.
Des territoires sont menacés de disparition sous l’effet de la montée du niveau des mers et des océans, condamnant leurs peuples à se retrouver sans pays, et des pays fertiles se vident de leur population pour des causes politiques ou religieuses.
Que deviendront ces peuples sans terre et ces terres abandonnées par peur de dirigeants tyranniques ou de hordes fanatiques ? Qui accueillera les premiers ? Qui héritera des secondes ? Que deviendront les idéaux de patriotisme, de nationalisme, de civilisation, de tolérance et d’humanisme qui ont bercé la longue marche d’Homo erectus ?
Des pays louent leur pavillon maritime à des armateurs pour accroître leurs rentrées en devises et d’autres leurs terres agricoles à des multinationales ; les deux-tiers de la population du Liban vivent hors des frontières de leur minuscule Etat dont presque la moitié de la population résidente est constituée de Palestiniens et de Syriens chassés de chez eux depuis 1948 pour les premiers et 2012 pour les seconds ; de riches Etats du Golfe comptent plusieurs fois plus d’étrangers que leur population d’origine, et il y a aujourd’hui plus de raisons ou de prétextes à se séparer dans le monde arabo-musulman que de s’agglomérer.
Y a-t-il une solution au phénomène de migration sauvage qui bouleverse le monde et le transfigurera culturellement à long terme ? Si la communauté internationale ne peut plus stopper le réchauffement climatique, s’y étant prise trop tard, elle peut agir sur les causes à l’origine des flux migratoires arabes dus aux despotismes locaux et à la stratégie de grandes puissances consistant à les livrer à l’islamisme pour mieux démanteler leurs pays.
Tout le monde se focalise sur la gestion des effets immédiats de la crise, personne sur ses causes. Pourquoi ? L’intrusion de l’Occident dans l’Asie confucéenne (Japon, Chine, Corée) a réveillé ces peuples qui sont aujourd’hui dans le peloton de tête de la croissance mondiale. La même intrusion dans les pays de l’Asie islamique non-arabe (Indonésie, Malaisie, Turquie) a eu des conséquences presque similaires. Mais, en Afghanistan et dans les pays arabes, elle s’est soldée par un chaos durable et fatal (Pakistan, Irak, Libye, Syrie, Yémen…). C’est à ce propos que le
Dr Gustave Le Bon a écrit dans son livre L’homme et les sociétés, paru en 1895, ces lignes prémonitoires : « Nous avons été semer la guerre et la discorde chez ces nations lointaines et troubler leur repos séculaire. C’est à leur tour maintenant de troubler le nôtre. »
L’Europe cachait-elle des marges d’absorption d’une demande subite et pressante en postes de travail, logements et places pédagogiques ? Certainement non, elle qui cherche à répartir le fardeau entre ses 28 Etats-membres alors que les réfugiés ne l’entendent pas de cette oreille : ils sont intéressés par une poignée de pays seulement.
Les opinions publiques des pays-membres (plus de 500 millions d’habitants) sont déchirées entre leurs sentiments et leur conscience quant à la fragilité de leur propre situation socio-économique : les uns, majoritaires pour l’instant, manifestent en faveur de l’accueil des migrants ; les autres, skinheads et militants d’extrême droite, minoritaires pour l’instant, n’hésitent pas à les agresser. Qu’en sera-t-il dans quelques années ? C’est que l’émigration forcée peut être vécue par les pays qui la subissent comme une occupation par la contrainte de leur territoire et certains dirigeants, comme le Premier ministre hongrois, ne se sont pas privés de s’y opposer avec véhémence.
Des murs en béton et des grillages électrifiés ont été construits, des blindés ont été déployés à certaines frontières, des flottes militaires surveillent les côtes, l’état d’urgence a été proclamé comme en Macédoine, et chaque pays s’évertue à passer la «patate chaude» au voisin… Il faut de nouveaux paradigmes pour gérer la donne issue d’une vie internationale non régulée par un droit universel de plus en plus indispensable, mais ces paradigmes n’existent pas encore alors que le phénomène migratoire lorgnant l’Europe n’ira pas en s’estompant mais en s’intensifiant.
L’émigration sauvage se présente en effet comme une tendance lourde des prochaines années et décennies avec l’appauvrissement des peuples qui n’ont pas réussi à s’en sortir économiquement au cours du siècle dernier, le maintien de régimes despotiques, le terrorisme exercé par les groupes islamistes et les populations insulaires dont les terres seront englouties par les eaux comme dans le récit de Noé.
Un entrepreneur israélien installé à San Francisco, Jason Buzi, a lancé en juillet dernier dans le Washington Post une idée qu’il a présentée comme une solution à la crise mondiale des migrants : créer un nouveau pays où les populations fuyant leurs territoires pour un motif ou un autre fonderaient une «nation de réfugiés» où ils vivraient en sécurité et travailleraient comme «tout le monde», selon ses termes.
La population de cet Etat pourrait s’élever à soixante millions de personnes, soit le nombre de personnes «déplacées» en 2014 selon les chiffres du HCR (Haut-Commissariat aux réfugiés, ONU).Probablement inspiré par la saga de son pays d’origine mais excluant une occupation par la force comme l’a fait Israël au détriment des Palestiniens, l’homme d’affaires a ouvert un site internet où il expose quatre options : demander à des Etats développés de léguer des parties de leurs terres non utilisées pour y installer les populations déplacées, acheter une île inhabitée, prendre en charge un pays existant mais peu peuplé, ou construire une île au milieu de quelque Océan.
Il donne l’exemple de la Californie où 90% des quarante millions d’habitants vivent sur moins de 10% des terres de l’Etat, exactement les mêmes proportions que pour Algérie.
Pour le financement du projet, il en appelle à la participation de gouvernements et d’investisseurs privés. Qu’en penser ? Il faut le demander d’abord aux migrants. Eux sont intéressés par des pays déjà faits, construits, civilisés, riches, charitables, aimant les droits de l’homme et les appliquant à tout être humain sans discrimination, et non par une terre vierge, un pays à construire de rien, un territoire sans peuple ou un Etat problématique. Sur quelles idées, quel modèle, serait fondée cette «nation de réfugiés», sachant qu’un grand nombre de migrants sont des musulmans ?
Il faut aussi poser la question aux migrants non musulmans pour savoir sur quel «désir de vivre ensemble» ils aimeraient voir s’ériger cet Etat idyllique et quelles valeurs morales et institutions politiques il inscrirait dans sa constitution? N’est-ce pas pour des raisons d’ «incommodo» d’ordre religieux et politique que ces réfugiés ont quitté leurs terres ? Leur dénominateur commun – la migration – suffira-t-il pour les faire cohabiter jusqu’à devenir des compatriotes ? Le projet de Jason Buzi est irréaliste et irréalisable. Ce serait au mieux un laboratoire grandeur nature où serait testée la faisabilité du seul idéal qui n’est pas encore à la portée des hommes, mais seulement des automates et des robots qu’ils apprennent à construire.
Sommes-nous, en tant qu’Algériens, concernés par le phénomène de la migration sauvage ? Oui, sous toutes ses facettes. Nous sommes un pays de transit pour les Africains voulant se rendre en Europe ; nous sommes une destination pour nos voisins africains et nos frères syriens à qui nous ne saurions fermer la porte au nez ; nous sommes depuis longtemps un pays émetteur de «harraga» ; nous sommes depuis le début du siècle dernier un pays fournisseur d’émigrés, surtout vers la France, tendance qui a connu un rebond durant la décennie de terrorisme, et notre diaspora compterait entre cinq et sept millions de personnes disséminées à travers le monde, sans préjudice de ce qui pourrait nous arriver à l’avenir compte tenu de notre précarité économique et politique.
Les Algériens regardent, notent et n’exigeront pas moins de l’Union européenne, le jour venu, que ce qu’elle aura accordé aux Syriens.
Serons-nous là demain, nous qui étions absents hier, qui sommes si souvent familiers de l’éclipse historique, du rôle de victime expiatoire, de chair à canon pour les guerres de l’occupant et d’auxiliaires de notre propre destruction (harkis pendant la Révolution, terroristes pendant les années 1990) ?
Nous aussi nous pourrions être déstabilisés un jour : nous sommes encerclés de toute part, nous avons un «gouvernement kabyle» en exil, nos frères touaregs sont à cheval entre plusieurs pays du Sahel, Ghardaïa était jusqu’à il y a quelques semaines un champ d’expérimentation, nous nous préparons à recourir de nouveau à l’endettement extérieur et l’islamisme fait des ravages dans la société…
Les problèmes de demain sont ceux que poseront les pays et les peuples de demain dont nous, en premier lieu, si nous persistons dans l’aveuglement actuel.
N. B.
  
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MessagePosté le: Mar 22 Sep - 21:49 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant



Actualités : DES MÉCANISMES POUR RENFLOUER LA CNR SONT À L’ÉTUDE
Les pensions de retraite menacées


Des mécanismes sont à l’étude pour rétablir les équilibres financiers de la Caisse nationale des retraites (CNR). C’est ce qu’a affirmé le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), hier, lors d’une journée d’information sur les mesures de la loi de finances complémentaire pour 2015.

Cherif Bennaceur - Alger (Le Soir) - Lors de cette journée organisée sous l’égide de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés (Cnas) et en présence du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale (MTESS), Mohamed El Ghazi, du président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), Mohand Naït-Abdelaziz, et du secrétaire général de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Salah Souilah, le secrétaire général de l’UGTA a considéré que «s’il n’y avait pas la solidarité (entre les caisses de Sécurité sociale)», le paiement des pensions de retraites qu’assure la CNR aurait été compromis.
Selon Abdelmadjid Sidi-Saïd, une caisse de Sécurité sociale dont il ne dévoilera pas l’identité a contribué «à renflouer la CNR», laissant entendre ainsi que cet établissement est en péril, au regard notamment du contexte économique actuel (chute des revenus du pays). Mais aussi dans la mesure où le maintien du dispositif de départ volontaire à la retraite «coûte cher à la CNR», dira-t-il.
Soucieux de la pérennité de cet organisme, de la préservation des droits des assurés, le leader de la Centrale syndicale appellera à «une prise de conscience collective». En ce sens, Abdelmadjid Sidi-Saïd indiquera que «des pistes», «des mécanismes permettant à la CNR de se redresser» sont à l’étude.
Un péril qui guette toutes les caisses de Sécurité sociale et par conséquent l’offre de prestations sociales et de santé, dans la mesure où Mohamed El Ghazi tiendra à préciser qu’«elles vivent uniquement des cotisations, ne bénéficiant aucunement de subventions de l’Etat». Et même s’il se refusera à qualifier la situation des caisses d’alarmante, le ministre de tutelle invitera néanmoins à œuvrer à consolider les équilibres financiers du système national de Sécurité sociale, préserver la pérennité du système de solidarité, agir au respect de la loi et améliorer le taux de recouvrement des cotisations. Un taux qui devrait augmenter à terme de 50%, escomptera Mohamed El Ghazi, grâce notamment à «un élan citoyen», l’action des agences voulue davantage proactive et orientée vers les employeurs et les employés, une démarche de sensibilisation continue et dans le contexte de la mise en œuvre des mesures «exceptionnelles» de la LFC 2015, en vigueur depuis la fin juillet.
Des mesures que le ministre du secteur considérera opportunes du point de vue économique et social, voulues conformes aux intérêts des travailleurs et des employeurs, et des mesures que le secrétaire général qualifiera de «révolutionnaires». Ainsi, Mohamed El Ghazi invitera les employeurs à se déclarer et à déclarer leurs employés auprès des organismes de la Sécurité sociale, en constatant qu’«un certain nombre de travailleurs ne sont pas déclarés et des cotisations ne sont pas versées». «J’interpelle les employeurs à respecter les droits» des travailleurs, déclarera le ministre du Travail qui appellera également les travailleurs à préserver leurs droits à l’assurance sociale. Mohamed El Ghazi invitera ainsi à profiter des «allègements», des facilitations qu’offre la LFC, comme il estimera opportun d’œuvrer à l’insertion de l’informel d’autant qu’un processus de bancarisation de l’argent «noir» a été enclenché. En ce sens, il indiquera que son département ministériel travaille en collaboration avec les ministères des Finances et du Commerce à l’élaboration d’un fichier.
Dans ce contexte, le ministre de l’Emploi, le secrétaire général de l’UGTA et celui de l’UGCAA présenteront des statistiques différentes sur le nombre de travailleurs non déclarés à la Sécurité sociale. Notons, ce faisant, que le ministère du Travail, l’UGTA, l’UGCAA et le patronat ont mis en place une commission de travail pour le traitement de toutes problématiques.
Rappelons que la LFC 2015 invite les employeurs occupant des travailleurs salariés non encore déclarés à régulariser leur situation, un délai ayant été fixé jusqu’à aujourd’hui mais qui semble néanmoins prolongé pour une meilleure sensibilisation.
Ces employeurs pourront ainsi bénéficier de l’annulation de toutes les sanctions financières et pénales prévues, dès le versement de l’intégralité des cotisations principales.
En outre, sont dispensés du règlement des majorations et des pénalités de retard dès versement de la dernière échéance due, les employeurs ayant introduit une demande d’échéancier de paiement de leurs dettes avant la fin du 1er trimestre 2016 à la condition qu’ils s’acquittent des cotisations de l’encours.
Ces mêmes dispositions sont applicables également aux employeurs dont l’échéancier de paiement est en cours de paiement. La LFC prévoit également l’affiliation volontaire des personnes actives sans couverture sociale pour bénéficier des prestations en nature de l’assurance maladie et maternité, contre le versement d’une cotisation mensuelle fixée à 12% assise sur une assiette dont le montant est égal au SNMG. Cette disposition est applicable pour une période transitoire de trois années au maximum accordée aux affiliés volontaires pour leur permettre de formaliser leur situation professionnelle.
De même, la déclaration d’affiliation introduite ouvre droit à la personne concernée à un rachat à sa charge, des cotisations de retraite au titre de la période transitoire précédant cette déclaration.
Par ailleurs, Mohamed El Ghazi indiquera que le projet de code du travail fait encore l’objet de la concertation entre les partenaires économiques et sociaux, ayant bénéficié de l’enrichissement du Bureau international du travail.
C. B.

 


Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2015/09/22/article.php?sid=184660&am…
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 10:26 (2015)    Sujet du message: LE TERRORISME SUR LES LIEUX DE TRAVAIL Répondre en citant


Par Kamel Rahmaoui(*)
«Je veux croire qu’au fond il ne se passe rien, mais enfin on en parle.»
(Molière. Le Tartuffe , 1-1)
Aussi curieux que cela puisse paraître, «Le terrorisme sur les lieux de travail» est l’expression employée par les Américains pour désigner le harcèlement moral ou psychologique en milieu professionnel (workplace terrorism) et renseigne, on ne peut mieux, sur la gravité de cette violence perverse. En Algérie, le harcèlement moral au travail ne cesse de se propager, notamment dans le secteur public, encouragé sans doute par l’absence d’un cadre juridique précis en mesure de sanctionner sur le plan pénal des tortionnaires d’une nouvelle génération, ainsi que par la saturation du marché de l’emploi qui oblige les malheureuses victimes à se murer dans un silence aussi étrange que dévastateur. La présente contribution a pour ambition d’ouvrir le débat sur cette épineuse question aux facettes multiples, laquelle, jusqu’à une récente date, appartenait au domaine des tabous. Nous examinerons donc successivement la définition du harcèlement moral, ses conséquences ainsi que la protection juridique des travailleurs victimes de violences psychologiques.
Le harcèlement moral : un ensemble d’actes vindicatifs, cruels, malicieux et humiliants
Le harcèlement moral ou psychologique (terrorisme sur les lieux de travail-persécution) est une attitude perverse d’un supérieur hiérarchique qui vise l’élimination d’un subalterne ou, dans certains cas, d’un groupe d’employés. Cette conduite abusive par sa répétition et sa systématisation porte gravement atteinte à l’intégrité physique et morale du salarié ainsi qu’à sa dignité. En effet, pour arriver à ses fins, le harceleur a recours à des moyens vindicatifs, cruels, malicieux et humiliants lesquels portent atteinte à la liberté d’expression du harcelé, à sa vie privée, à son honneur ainsi qu’à la qualité de la vie professionnelle.
Atteinte à la liberté d’expression

La victime du harcèlement moral est complètement ignorée, séparée du reste du personnel et désignée comme l’ennemi à abattre, auquel personne ne doit adresser la parole, même en dehors du service, sous peine de représailles disciplinaires sévères. Pis encore, elle n’est conviée à aucune réunion de travail ou réception, ne reçoit aucune information sur la vie de l’entreprise et n’est pas autorisée à recevoir des visites même celles de parents ou de la famille. Cette absence de toute forme de communication est souvent accompagnée de brimades et de remarques désobligeantes chaque fois que l’occasion se présente. Pour acculer davantage le persécuté, le supérieur se mettra d’accord avec sa hiérarchie pour ne pas répondre aux doléances de la personne agressée.
Atteinte aux droits à la vie privée, à l’honneur et à la dignité

Le persécuté est fréquemment dénigré et des rumeurs sur sa vie privée sont méthodiquement propagées par un réseau activant à la solde du harceleur. Ainsi des rapports sont transmis en catimini à la tutelle appuyés le plus souvent par des faux témoignages, accusant l’agressé d’être un élément perturbateur, qui cherche à déstabiliser l’entreprise et empêche les responsables de travailler !!! Le bureau du harcelé est fréquemment visité à son insu, son ordinateur (s’il a la chance d’en disposer), ses communications téléphoniques, voire même son courrier sont espionnés, et ses fréquentations en dehors du service sont étroitement surveillées. Ces procédés vicieux, barbares, impliquant parfois des représentants du personnel (il faut le dire, hélas !) visent à isoler le terrorisé, à le confiner dans une grande solitude, ce qui augmentera ses souffrances et facilitera son anéantissement par la suite.
Atteinte à la qualité de la vie professionnelle

Souvent privée de toute forme d’activité, la personne persécutée se voit parfois confier des tâches dégradantes et déplaisantes ne correspondant pas à ses capacités professionnelles et encore moins à ses titres et diplômes. Elle est même placée sous l’autorité directe d’un responsable choisi au préalable parmi les cadres les moins expérimentés et ne possédant aucun titre. Des instructions strictes sont données au personnel de la logistique de ne pas entretenir le bureau qu’elle occupe, se situant généralement dans un endroit isolé ou difficile d’accès. Par ces manœuvres diaboliques le harceleur cherche à empêcher la personne agressée — souvent un cadre gênant — d’avoir une influence quelconque au sein de l’entreprise et éviter que sa présence ne soit remarquée sur les lieux de travail, ce qui pourrait déboucher sur des conséquences imprévisibles. Signalons que dans certains procès examinés par les instances judiciaires, il a été constaté que le harceleur essaye souvent de tirer, bien sûr, profit de ses propres turpitudes en déclarant que la victime refuse d’exécuter les tâches (dégradantes) qui lui ont été confiées et ne peut de ce fait prétendre à aucune promotion ! Il est utile de signaler que devant l’importance de la résistance affichée par la victime, les moyens de harcèlement peuvent revêtir la forme d’accusations très délicates.
Pourquoi le harcèlement moral ?

Existe-t-il des employés plus enclins au harcèlement que d’autres ? Existe-t-il des explications aux motifs des comportements des persécuteurs en milieu professionnel ? Il n’existe pas un profil type du harcelé, car le harcèlement moral peut frapper n’importe quel employé, sans distinction d’âge, de S*** ou de grade hiérarchique. Parmi les facteurs en mesure de déclencher cette violence, on observe le plus souvent les capacités professionnelles élevées de l’agressé, ses diplômes, ses opinions, son sens très développé de l’éthique, sa tendance à contester les ordres illégaux, son origine sociale et parfois son look. Il ne faut pas perdre de vue que le terrorisé n’a failli à aucune de ses obligations professionnelles, ce qui explique les difficultés que rencontre son tortionnaire à user de sanctions disciplinaires, étant donné que ce genre de pouvoir est souvent entouré de garde-fous multiples susceptibles de démasquer sa mauvaise foi. Cette situation complexe outre qu’elle aggrave les souffrances de la personne visée, laquelle n’arrive pas à trouver d’explications plausibles aux représailles de son persécuteur, renforce ainsi son isolement, car souvent soupçonné par ses collègues d’exagérer les faits. Les harceleurs par contre souffrent de sérieux troubles de la personnalité. Ils sont souvent dépourvus de certaines «qualités» qu’ils découvrent chez leurs victimes, ce qui réveille en eux des pulsions incontrôlables les poussant à s’acharner aveuglement sur des personnes innocentes ; en se cachant derrière les pouvoirs organisationnels de l’entreprise, ils commettent des atteintes abominables aux droits humains les plus élémentaires au nom de la société qui les emploie et en utilisant ses propres moyens. Hors service, ces agresseurs affichent une vie tout à fait normale, mais sur les lieux de travail, ils cherchent toujours à être reconnus comme indispensables quel que soit le prix, même par l’élimination d’autrui. Ce n’est donc pas par hasard que sous d’autres cieux les emplois supérieurs de gestion dans les grandes entreprises ne sont attribués qu’après avoir fait subir aux managers pressentis des examens médicaux très poussés où la psychologie occupe une part importante. Le but recherché est de savoir si le futur responsable ne souffre pas de déficience psychologique. De nos jours, se faire examiner par un psychologue et même par un psychiatre s’avère très bénéfique, car «on ne se connaît pas assez soi-même, l’être humain peut-être dangereux pour sa personne et son entourage sans le savoir».
Les ravages du harcèlement moral

Les conséquences de la persécution de la personne humaine sur les lieux du travail sont multiples, et concernent aussi bien l’employé terrorisé, sa famille, l’environnement du travail ainsi que l’économie du pays. Les travailleurs terrorisés sont souvent atteints de graves problèmes de santé. Les perturbations du sommeil, les palpitations, l’hypertension, le diabète, les migraines ainsi que les problèmes d’estomac sont les maladies les plus fréquentes que l’on rencontre chez les personnes agressées. Chez les sujets sensibles et fragiles, on a pu aussi constater des états d’anxiété, d’excès de panique, de paranoïa ainsi que des états dépressifs qui peuvent déboucher sur la folie ou le suicide. La vie sociale du harcelé n’est pas épargnée ; non seulement ses contacts avec ses amis s’affaiblissent mais ses relations familiales se disloquent et ses tendances à abuser de certains médicaments ou de l’alcool apparaissent rapidement. Les employés finissent toujours par se rendre compte des violences psychologiques exercées sur leurs collègues. Cependant, ne pouvant pas combattre de telles attitudes immorales qu’ils réprouvent, ils préfèrent changer de service, partir en congé de maladie ou solliciter une mise en disponibilité, cette situation d’insécurité se répercute inéluctablement sur la productivité. Dans le secteur privé, la hausse des coûts de la production sera supportée par le client, mais quand l’entreprise appartient à l’Etat, c’est le Trésor public, donc le citoyen, qui subira les surcoûts en question. La Sécurité sociale est la première institution étatique qui réglera les factures exorbitantes des congés de maladie, de remboursements de frais des soins médicaux et des départs en retraite anticipée. C’est donc la société tout entière qui ressentira les conséquences économiques et sociales engendrées par les ravages du terrorisme en milieu professionnel, une récente étude élaborée par l’Organisation internationale du travail, dévoile que cette violence coûte à l’économie allemande entre quinze (15) à cinquante (50) milliards d’euros par année. En Algérie il n’existe aucune étude dans ce domaine.
Le harcèlement moral : un conflit individuel de travail particulier

Lors d’un récent colloque organisé par la fondation Friedrich-Erbert sur la question du harcèlement moral en milieu professionnel — initiative fort louable —, j’ai été surpris d’entendre certains participants déclarer que la loi algérienne ignore totalement cette violence, raison pour laquelle d’ailleurs, l’inspection du Travail refuse d’accepter «les plaintes» des victimes de ces dépassements pervers, on souligne même lors de cette importante rencontre que l’article 1235 du code civil permettait de réparer, dans certains cas, le préjudice subi !!! Nous tenons à préciser que la législation algérienne du travail a bel et bien reconnu au travailleur le droit au respect de son intégrité physique et morale ainsi qu’à sa dignité (art 6.2-de la loi n°90.11, relative aux relations de travail), mieux encore, la Constitution algérienne proscrit et réprime «toute forme de violence physique, morale, ou d’atteinte à l’intégrité de l’être humain (voir articles 34 et 35 de la Constitution). Comme nous l’avons bien démontré au début de cette contribution, le terrorisme en milieu professionnel constitue une grave atteinte aux droits humains (liberté d’expression, vie privée, honneur, dignité et qualité de la vie professionnelle). Or, tous ces droits sont des droits constitutionnels (voir articles 39, 41, 55 de la Constitution.), prétendre que la législation algérienne ne parle pas du harcèlement moral est une grossière erreur. Cependant, il faut reconnaître que le droit pénal algérien ne réprime pas ce délit en dépit de sa monstruosité. Le droit pénal algérien est donc en décalage par rapport aux droits protégés par la Constitution algérienne. Remédier à cette lacune inacceptable est donc impérieux. De ce qui précède, il devient difficile d’admettre la thèse selon laquelle l’inspecteur du Travail se déclare incompétent pour examiner les recours des victimes de persécutions psychologiques. En effet, cette importante institution a pour principale mission le contrôle du respect de l’application de la réglementation du travail (art. 02 de la loi n°90-03, relative à l’inspection du Travail) et comme l’employeur harceleur porte une atteinte importante à la loi sur les relations individuelles du travail (art. 6), cette situation constitue de facto un conflit individuel, de la compétence de l’inspecteur du Travail. (art. 2 de la loi n°90-04, relative au règlement des conflits individuels de travail). Cependant, l’employé persécuté doit respecter certaines procédures. La personne agressée doit saisir au préalable au moyen d’une requête écrite, aussi précise que possible, son supérieur hiérarchique, ou à défaut sa tutelle, de la situation de la persécution psychologique qu’il vit. C’est ce recours qui sera remis à l’inspecteur du Travail huit ou quinze jours (selon le cas) après sa transmission avec accusé de réception aux responsables concernés. Pour que l’inspecteur du Travail puisse étudier utilement les doléances de l’employé, il doit obligatoirement être en possession d’éléments probants, prouvant l’existence des faits reprochés au persécuteur. Après instruction du dossier, l’affaire est traduite devant le bureau de conciliation compétent dans le but de concilier les deux parties. En cas d’échec, un procès- verbal de non-conciliation sera remis au travailleur pour lui permettre de saisir le tribunal siégeant en matière sociale. Pour ce faire, la victime peut s’appuyer sur l’article 6.2 de la loi relative aux relations de travail, qui reconnaît expressément au travailleur le droit d’être protégé contre le harcèlement moral, ainsi que la convention collective de l’entreprise, car cette dernière fait partie intégrante de la législation du travail et reprend en général les droits reconnus aux salariés par la loi n°90-11. Le demandeur peut renforcer son mémoire introductif, en se basant aussi sur l’article 124 bis du code civil qui considère l’exercice d’un droit comme étant abusif si son auteur cherche à nuire à autrui ou à satisfaire un intérêt illicite. Les articles 34 et 35 de la Constitution algérienne ne feront que crédibiliser davantage sa plainte. Le juge examinera l’action intentée contre l’employeur en fonction des pièces administratives dont il est en possession. Il ne faut pas perdre de vue que le harcèlement moral au travail se caractérise par l’absence d’un conflit ouvert entre les deux parties. C’est cette particularité d’ailleurs qui rend ce type de différend complexe donc difficile à traiter ; ainsi, le harceleur et la tutelle évitent soigneusement de répondre aux plaintes de l’agressé. Les méthodes de torture morale employées par le tortionnaire sont vicieuses et il est rare que l’agresseur fasse appel aux sanctions disciplinaires – notamment quand la victime est un cadre – car trop visibles. Il est clair que dans un pareil contexte, il n’est pas du tout aisé d’apporter des preuves et de se défendre efficacement. Le défendeur doit aider le juge à comprendre la réalité des atrocités vécues. Les requêtes transmises à la hiérarchie, le dossier médical, les témoignages, s’ils existent, constituent des preuves probantes qui permettront au magistrat d’aller au fond des choses ; les tâches dévolues au demandeur, le contenu de son dossier du personnel, souvent alourdi par des rapports dits confidentiels transmis à la tutelle pour souiller sa réputation, ainsi que les affectations et mutations administratives constituent des preuves irréfutables de l’existence des persécutions psychologiques. Le montant de la réparation du préjudice matériel tiendra compte des pertes subies et des gains dont le demandeur a été privé (Damnum emergens-lucrum cessans). Le préjudice moral, quant à lui, sera évalué en fonction du degré de l’atteinte à l’honneur et à la dignité, le juge peut même demander «la remise des choses à leur état antérieur» (voir articles 124, et non 1234 ?!, 131, 132,182 et 182 Bis du code civil. Pour conclure : «Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour que d’épuiser cette science »(La Fontaine, Fables, XII-14). En Algérie, il est triste de constater que les harceleurs exploitent les moyens organisationnels et financiers de l’entreprise pour terroriser des travailleurs innocents ; peu importe pour les tortionnaires que la victime obtienne réparation du préjudice subi, car c’est l’entreprise, bien du peuple, qui versera le montant fixé par le juge. L’action au civil ne peut à elle seule dissuader les persécuteurs de reprendre en toute tranquillité leurs persécutions, en affinant les méthodes usitées. Le comble en Algérie, c’est de constater qu’un citoyen peut très bien être emprisonné et contraint de verser une amende pour de simples injures verbales ou pour avoir maltraité son animal domestique — ne pas comprendre que l’auteur ne respecte pas l’espèce animale (voir articles 299 et 449 du code pénal), cependant, un gestionnaire qui porte atteinte à la santé d’un salarié, à son honneur, ainsi qu’à sa dignité, fait supporter à son entreprise des sommes faramineuses, par ses propres fautes, occasionne à l’économie nationale des surcoûts de production importants et encombre les tribunaux de procès que l’on peut éviter, n’est pas du tout inquiété sur le plan pénal. Il est grand temps de pénaliser le harcèlement moral sur les lieux du travail ; les nations qui ont osé toucher le harceleur dans sa liberté ont vu le nombre de plaintes pour violences psychologiques chuter de quatre-vingt-dix pour cent (90%),d’autres pays sont allés plus loin, en reconnaissant le harcèlement moral comme accident de travail.
K. R.
(*)Doctorant en sciences juridiques. Cadre Algérie Télécom ; DOT Annaba

 


Source de cet article :
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2012/01/11/article.php?sid=128600&am…
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 20:22 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

@Admin
Khouya laaziz
Chez nous en Algérie , ces dernières années , tous les responsables , je dis bien tous , utilisent ce Harcèlement Moral sur ses sulbalternes : de la présidence de la république jusqu' au président de l'APC .
Un chef a toujours son entourage . Pourquoi ?
 Ce chef peut  pratiquer ce harcèlement moral dans des très bonnes conditions avec son entourage .
Malheur à celui qui sort de sa trajectoire tracée à l'avance avec son entourage .

Moi personnellement , j'ai vécu trente cinq années de harcèlement moral .
Un chef a toujours raison meme que tout le monde  sait qu'il a tort .
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MessagePosté le: Sam 3 Oct - 20:44 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant


C'est le tiers monde pour le moment mais quand la médiocrité est érigée en règle de gestion, nous pouvons dire que nous nous dirigeons  avec confiance et sérénité vers le ...........Quart monde !



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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 11:37 (2015)    Sujet du message: divers Répondre en citant



El watan d'aujourd'hui:




«On s’attaque aux pauvres et on protège les milliardaires»






J’espère qu’on n’arrivera pas à un point de non-retour, car les conséquences on les connaît elles 
pourraient aboutir à un soulèvement de la rue contre ce régime», cette petite phrase prononcée aux 
journalistes durant sa conférence de presse, hier au siège du parti, en dit long sur les craintes 
du président de Ahd 54 de voir le pays basculer dans l’inconnu.




Pour l’ancien candidat à la présidentielle, les voyants sont au rouge et les comportements de certains
ministres, accusés de ne travailler que «lorsqu’ils sont en présence des caméras de télévision», 
ne font qu’attiser le risque d’une réaction violente de la population. Le premier à se voir 
reprocher la gestion de son département est Abdelmadjid Tebboune, le ministre de l’Habitat 
et de l’Urbanisme.


Pour Rebaïne, le ministre ment aux souscripteurs des logements sociaux à qui on demande de choisir 
le lieu de leur bien immobilier sans leur indiquer où se trouve le terrain d’assiette. 
«Dites la vérité aux Algériens et cessez de pratiquer un politique populiste pour masquer 
vos mensonges», s’est écrié le président de Ahd 54 en estimant, par ailleurs, que pratiquement 
tous les chantiers en cours sont à l’arrêt et ceux encore opérationnels «ont un taux d’avancement 
de 10%».


A l’évocation de la situation économique, Rebaïne s’agace de la «politique d’austérité» décidée par 
le gouvernement et rappelle que même le président Bouteflika reconnaît son échec en la matière, 
dans une lettre adressée aux Algériens. D’autant que, pour lui, la loi des finances 2016 va 
principalement toucher les couches les plus défavorisées et protéger les plus riches.


«On s’attaque aux revenus les plus bas et on protège les milliardaires», a-t-il estimé. 
Et d’ajouter : «On demande aux Algériens de se serrer la ceinture, alors que 4000 milliardaires 
ont vu le jour dans ce pays durant la présidence de Bouteflika.» Et de s’en prendre au Forum 
des chefs d’entreprises (FCE)accusé de n’être qu’«un lobby qui a sucé le sang des Algérien.» 
A l’en croire, la tripartite, prévue aujourd’hui à Biskra, «n’apportera rien de nouveau».


Alors que la centrale syndicale tunisienne (UGTT) s’est vu attribuer, en compagnie d’un groupe 
d’organisations, le prix Nobel de la paix pour son rôle dans le «dialogue national», 
Ali Rebaïne s’est attaqué à l’UGTA, accusé de n’être plus qu’«un comité de soutien au Président».
Au plan politique et pour la première fois, le président de Ahd 54 a réagi aux déclarations 
de Saadani, secrétaire général du FLN, sur la volonté du président Bouteflika de vouloir mettre 
en place un «Etat civil».


«Amar Saadani n’est pas une référence pour aborder la question», s’est exclamé M. Rebaïne, 
avant d’ajouter : «Pour nous le seul Etat civil qui vaille est un Etat démocratique, 
où les libertés sont garanties et où tous les pouvoirs ne sont pas entre les mains d’un 
seul homme.» Par ailleurs, le président de Ahd 54 s’est insurgé contre le phénomène d’enlèvement 
et d’assassinat d’enfants. Il s’est dit favorable au rétablissement de la peine de mort pour les
assassinats «d’enfants et des corps constitués». Ali Fawzi Rebaïne a annoncé que le congrès 
de Ahd 54 est prévu «au premier semestre 2016».


Mesbah Salim
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MessagePosté le: Mer 14 Oct - 16:44 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Le gouvernement s attaque aux pauvres la sonatrach s attaque aux orphelins.Hier Il en ont fait du petrole le socialisme a l algerienne; aujourd’hui il ont en fait le liberalisme a l algerienne la specifite algerienne qui s est qui l a tenue ,ne me dites pas que c est le pap ni le fndra ni les plans quinquenaux pndra ni la richesse de nos miliardaires ni flen ni felten ceux qui l ont tenue en dragee haute ceux sont ceux qui qui ont releve le defi des la nationalisation de 1972 en premier lieu puis ceux qui ont maintenue bon gré mal gres l ecoulement de ce liquide noire nauseabond.
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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 12:10 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

es salam alikoum , la MIP SKIKDA va organiser dans les prochains jours un tirage au sort pour une omra a ceux qui ne sont pas au courant de s inscrire 
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MessagePosté le: Jeu 15 Oct - 13:08 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Question: Si la MIP n'a pas d'argent pour payer la PCR des retraités, comment se fait-il qu'elle a de l'argent pour payer des OMRA ??????????????

Réponse: Sur la facture d'une OMRA on peut écrire tous les chiffres qu'on veut et se mettre dans la poche autant qu'on veut !!!


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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 01:00 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Source: http://www.elwatan.com/economie/crise-economique-legitime-inquietude-des-ca…

Crise économique :
Légitime inquiétude des cadres algériens


le 19.10.15 | 10h00





Le processus d’édification d’une économie de marché, lancé au début des années 1990, continue à traîner des archaïsmes qui  entravent le cours des réformes et  hypothèquent le bon  fonctionnement du nouveau système économique qui devait en être issu. Quelle chance a, en effet, l’économie algérienne d’être innovante et compétitive si les classes moyennes industrieuses et porteuses de modernité aux rangs desquelles figurent des centaines de milliers de cadres, sont laminées et retranchées, comme c’est le cas actuellement, dans des impératifs de survie ?

Pas assez riches pour s’extraire des difficultés matérielles, mais pas assez pauvres pour bénéficier des allocations et autres soutiens de l’Etat dévolus aux faibles revenus, ces catégories de la population souffrent au présent et désespèrent quand elles évoquent l’avenir. Leurs principales préoccupations sont, notamment depuis le déclin fortement médiatisé des recettes des hydrocarbures, le chômage, l’avenir de leurs enfants compromis par un système éducatif nageant à contre-courant de la modernité, l’accès au logement et la modicité des pensions de retraite pour ceux qui envisagent d’en bénéficier dans les prochaines années.
La difficulté de maintenir son standing de vie dans la société est, par ailleurs, souvent évoquée par cette catégorie sociale et, principalement, les cadres des entreprises et administrations publiques dont le train de vie reste tributaire de la perception d’un salaire régulier et viable. La perte d’emploi à laquelle sont tout particulièrement exposés les cadres en période de crise économique peut s’avérer dramatique pour cette importante frange de la population qui ne se distingue que par les avantages que leurs revenus salariaux supérieurs à la moyenne leur procurent en période de grâce économique.
Des revenus salariaux dont le pouvoir d’achat est constamment tiré vers le bas par l’inflation et l’érosion du dinar, en dépit des réajustements de salaires opérés épisodiquement par l’Etat. Le rang social d’un cadre se mesurant souvent à l’acquisition d’équipements électroménagers, électroniques, multimédias et autres qui se renouvellent à grande vitesse, il n’est à l’évidence pas facile pour cette catégorie sociale de maintenir le standing acquis avec des salaires en constant décalage avec le niveau général des prix. Il est, à ce titre, bon de savoir qu’un ingénieur algérien débute sa carrière dans une entreprise publique, quand il a la chance d’y trouver un emploi, avec un salaire net d’à peine 25 000 DA, qu’il aura beaucoup de mal à faire évoluer, à moins d’un amical coup de pouce ou autre aubaine qui surgit à un moment donné de sa carrière.
A défaut, il ne pourra doubler son salaire de départ qu’au bout de 15 à 20 années de travail dans l’entreprise qui l’a recruté. Il n’est, de ce fait, pas rare d’entendre des cadres se plaindre d’être les grands perdants de la libéralisation économique qui n’aurait, affirment-ils, profité qu’aux plus riches et, dans une certaine mesure, aux couches pauvres qui continuent de bénéficier des aides multiformes de l’Etat dont eux seraient exclus au motif de bénéficier de salaires prétendument élevés.
Ils sont, malheureusement, de plus en plus nombreux à affirmer ne plus vouloir subir les conséquences de cette interminable transition à l’économie de marché qui leur a fait perdre tous les privilèges que leur accordait l’ancien système (logement de fonction, véhicule de service, missions rémunérées, etc.), sans pour autant avoir été payés en retour par une amélioration de leur train de vie. Le niveau de vie des cadres moyens est d’une fragilité extrême. Il suffit, nous l’affirme l’un d’eux, d’une maladie grave d’un membre de la famille à soigner, de sa voiture qui tombe en panne ou d’un événement familial coûteux à assumer (mariage, enterrement, etc.) pour que les économies s’assèchent et mettent un cadre en difficulté financière.
Ce sentiment d’extrême vulnérabilité est largement perceptible dès lors qu’on engage avec des cadres moyens une discussion sur leur avenir dans un pays qui prétend vouloir réformer en profondeur son économie et son modèle social. «Comment, dans ces conditions,  adhérer au projet de société libérale que le gouvernement veut mettre en place sans en définir clairement la portée, lorsqu’on n’en a, au bout du compte, récolté que des fruits amers ?» se plaint à juste raison un architecte qui végète depuis plus de dix années dans un office public de gestion immobilière. Adhérent de l’un des plus remuants syndicats de la fonction publique, un administrateur en poste au ministère de l’Education nationale évoque l’urgence d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation des conditions de vie des cadres de la fonction publique.
C’est, dit-il, un légitime sentiment mêlé de crainte, d’injustice et de révolte qui taraude cette catégorie de cadres réputée pourtant pour son pacifisme, voire même sa docilité. Face à la dégradation de leurs conditions de vie à laquelle les pouvoirs publics ne prêtent plus attention, les cadres du secteur public, et notamment les fonctionnaires, ont, nous l’avons compris, le sentiment que l’issue à leur marginalisation est dans l’action collective.
L’annonce d’une crise économique de l’ampleur de celle des années 80’ consécutive à l’effondrement des cours pétroliers est de nature à exacerber leurs appréhensions, convaincus qu’ils seront les premiers à en subir les conséquences. Les plus âgés d’entre eux ont gardé l’amer souvenir des compressions de personnels, de salaires perçus tardivement, et des fermetures d’entreprises dont ils firent les frais au milieu des années 90’.
C’est pourquoi ils demeurent convaincus que c’est par cette action collective qui leur faisait défaut du temps de la crise des années 80’ et 90’ qu’ils auront des chances de se faire entendre des pouvoir publics qui donneraient ainsi une suite favorable à leurs doléances, parmi lesquelles la sécurité de l’emploi, la préservation du pouvoir d’achat, mais aussi et surtout la certitude que l’avenir éducatif de leurs enfants figure en bonne place. Les classes moyennes mériteraient davantage d’attention de la part des pouvoirs publics car elles constituent la frange la plus industrieuse de la société qu’il n’est, à ce titre, pas recommandé d’exclure des grands projets nationaux.
Ce sont, effectivement, elles qui encadrent l’économie, diffusent le savoir, le progrès technologique et la modernité en général. Leur promotion constitue, à n’en pas douter, la meilleure garantie pour l’émergence économique et sociale d’une nation. L’attention toute particulière que l’Etat doit accorder à la classe moyenne dans son ensemble  devrait concerner, d’abord et avant tout, les cadres diplômés, autrement dit les élites détentrices de savoirs que le pays continue malheureusement à perdre au moment où il a le plus besoin de leurs contributions.
Près de 100 000 diplômés de l’enseignement supérieur auraient en effet quitté l’Algérie depuis la fin des années 70’, et environ 3000 les rejoindraient chaque année selon les estimations effectuées respectivement par les services de la présidence de la République au milieu des années 90’ et le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD) au début des années 2000. Victimes du chômage, marginalisées dans les entreprises nationales et incapables de monter leur propre affaire dans un pays où la bureaucratie entrave l’investissement et où les outils modernes de gestion tardent à se mettre en place, bon nombre de ces élites ont dû tenter leur chance sous d’autres cieux.
Si, il y a plus de vingt ans, elle ne concernait que les scientifiques de haut rang, l’émigration des cadres algériens a pris une tournure encore plus dramatique au cours de ces quinze dernières années, en affectant tout le champ des élites, qu’elles soient scientifiques, littéraires, artistiques, managériales et autres. Un prodigieux stock d’élites managériales et scientifiques qu’il s’agit aujourd’hui de mettre à contribution pour renforcer notre économie, non pas en les faisant revenir en Algérie où, à l’évidence, elles ne trouveront pas l’environnement requis, mais en sollicitant aussi fréquemment que possible leur contribution à partir du pays où elles ont élu domicile. Les technologies de l’information et de la communication (Internet, visioconférences, etc.) rendent aujourd’hui possible ce type de contributions.
Faudrait-il émigrer pour échapper au destin peu enviable que vous réserve votre pays et se donner une réelle chance de réussite sous d’autres cieux, quand on dispose de la compétence et de la volonté requise, nous questionne à juste raison un maître-assistant en poste à l’université de Bouzaréah, qui se débat dans d’inextricables problèmes matériels qui entravent sa profession. La réussite de ces compatriotes en dehors du pays montre à l’évidence que lorsque les mécanismes du marché fonctionnent et que l’Etat de droit existe, les Algériens sont en mesure de créer et de gérer avec compétence des activités complexes.
La marginalisation et les échecs professionnels que la plupart d’entre eux avaient subis dans leur pays avant de se faire une place au soleil à l’étranger montre, a contrario, que la réussite professionnelle des cadres n’est pas toujours acquise dans un pays où les mécanismes du marché et l’Etat de droit n’existent pas, quand bien même ils disposeraient d’une compétence hors du commun. 

Nordine Grim
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MessagePosté le: Mar 20 Oct - 01:07 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

Source: http://www.elwatan.com/economie/la-classe-moyenne-tiree-de-nouveau-vers-le-…

Ressurgie à la faveur des revalorisations salariales de 2011 et 2012
La classe moyenne tirée de nouveau vers le bas






Entre 2011 et 2013, d’importants changements ont touché le monde de l’emploi sur le plan socioprofessionnel à travers notamment les revalorisations salariales dont ont bénéficié les corps de différents secteurs.

Les cadres ont été les premiers à être concernés par ces hausses salariales. Des hausses en vagues qui ont induit des transformations dans le modèle de consommation des Algériens.  

Médecins, agents paramédicaux, agents communaux, enseignants, policiers, banquiers et bien d’autres corps ont vu leur rémunération s’améliorer nettement. Parallèlement, leur aspiration à meilleur niveau de vie s’est  clairement affichée. Achat de voitures (boom enregistré entre 2012 et 2013), souscription aux différentes formules de logements (notamment le promotionnel), scolarisation des enfants dans les écoles privées et dans de nombreux cas voyages à travers le pays ou à l’étranger.
En somme, chacun a essayé de profiter à sa manière de ces revalorisations salariales  mais surtout des rappels versés dans ce cadre. Une fois ces rappels épuisés ou investis, retour à la dure réalité.
Les augmentations se sont au final avérées insuffisantes, voire insignifiantes. Pourquoi ? Parce que les salaires  ne répondent pas à une politique bien étudiée. Ils ne sont pas indexés à la hausse des prix. De même qu’ils ne correspondent pas à l’amélioration de la productivité ni à la disponibilité de l’offre au niveau local. Ce qui fait que les revalorisations sont vite rattrapées par la hausse fulgurante des prix par l’absence d’un système de régulation efficace, mais de manière plus globale par l’inflation. Les salariés, et à un degré plus important les cadres moyens ont commencé à ressentir l’inefficacité de ces hausses dès fin 2013 avec l’augmentation des prix des produits de large consommation.
Des augmentations sans impact
En dehors du lait pasteurisé en sachet, du sucre et de l’huile, tous les autres produits (fruits et légumes, viandes blanches et rouges, poisson, légumineuses…) ont vu leur prix prendre l’ascenseur sans  omettre les autres catégories de dépenses. Une visite chez un médecin généraliste installé à son compte à pas moins de 1000 DA, des soins dentaires qui coûtent excessivement cher (2000 DA l’extraction à titre illustratif), une simple pièce de rechange à 5000 DA, les cours particuliers pour les enfants, le loyer et bien d’autres frais grèvent le budget des ménages à moyens revenus.
Autant d’indicateurs qui accentuent l’appauvrissement de la classe moyenne ou de ce qui en reste.
Avec la dégradation de la situation économique du pays, le pouvoir d’achat (déjà laminé) de cette catégorie de la société risque fortement d’être affecté. Déjà que ce qui a été accordé d’une main a été repris de l’autre, les restrictions budgétaires,  la dépréciation de la valeur du dinar, le renchérissement des produits de large consommation et les taxes annoncées dans le projet de loi de finances pour 2016 vont impacter négativement la situation socioéconomiques de ces cadres. Dans ces conditions, le gouvernement ne trouve pas mieux à faire que de demander aux ménages de mettre leur épargne dans les banques.
«Comment arriver à mettre de l’argent de côté alors que le salaire ne suffit pas pour subvenir les besoins de ma famille pour un mois ?» s’interroge un enseignant. Les experts le disent d’ailleurs : «Avec la hausse des prix, les ménages ne pourront pas, en toute logique, dégager une épargne importante conséquemment à la baisse sensible de la propension marginale à l’épargne».

Projets bouleversés
«Le nouveau contexte économique suite à la crise pétrolière avec tous ces indicateurs financiers interpelle cette classe moyenne. Cette dernière prend conscience chaque jour du réalisme économique qui atteint directement son pouvoir d’achat et son niveau de vie.
Et du coup, beaucoup de ses  projets sont  bouleversés», nous dira à ce sujet Mohamed Benguerna, directeur de recherches au Centre de recherche en économie appliquée au développement (CREAD). Notre expert donnera comme exemple la réaction des souscripteurs au Logement promotionnel public (LPP) suite à l’annonce du montant de la 2e tranche (1 million de dinars) et le recul enregistré dans la vente de certains biens de consommation, à l’image des véhicules.
Youghourtha Bellache, enseignant en sciences économiques à l’université de Béjaïa, abonde dans le même sens. «La crise actuelle va affecter profondément le pouvoir d’achat de la classe moyenne et encore plus celui des ménages modestes en dépit de la décision du maintien de la politique de subvention de certains produits de large consommation», notera-t-il.
Et de rappeler que la forte dépréciation du dinar qui a induit un renchérissement des coûts à l’importation, conjuguée à la reprise de l’inflation ont d’ores et déjà affecté le pouvoir d’achat de la classe moyenne. Pour M. Bellache, les perspectives s’annoncent difficiles à la lumière de ce qui est prévu dans le PLF 2016.
«La hausse de certaines taxes prévues dans la LF 2016 et qui concernent certains produits et leurs répercussions sur les prix des autres produits et services vont libérer davantage l’inflation et aggraver ainsi la situation», prévient-il. Qu’y a-t-il lieu de faire face à une telle situation ? Mais surtout en prévision de la réaction de la classe moyenne. «Il faudra s’attendre à ce que cette classe moyenne réagisse en usant de différentes formes  pour manifester son mécontentement.
Surtout que celle-ci constitue de plus en plus la cheville ouvrière de notre système socio-économique», avertit d’emblée le chercheur du CREAD plaidant dans ce sillage pour l’anticipation. «Il est utile d’avoir une intelligence de la situation pour dialoguer, écouter, convaincre cette classe moyenne quant aux nouveaux enjeux et des nouveaux défis.
Et surtout lui signifier son implication active dans ces nouveaux défis et que cette nouvelle bataille de la diversité économique pour sortir de cette dépendance pétrolière est une affaire sociétale loin des expertises économiques et des alternatives de laboratoire  et de salons», soulignera M. Benguerna avant d’enchaîner : «Nous avons  besoin de l’intelligence de toutes les catégories sociales et cette classe moyenne est un vecteur important, pour peu qu’on  la mette à contribution dans ses différents domaines. Lorsqu’on parle  d’intelligence,  on ne peut  pas faire abstraction de  l’impact de l’innovation pour affronter ces nouveaux enjeux, d’où mon appel pour une approche sociétale», conclura-t-il.
L’informel pour assurer des revenus complémentaires
En plus du risque de l’enclenchement de mouvements socioprofessionnels, le recours à d’autres moyens en dehors du circuit formel pour avoir des revenus  additionnels pourrait prendre de l’ampleur. En d’autres termes, le cumul des emplois pourrait constituer l’unique alternative pour des milliers de salariés ne serait-ce que pour maintenir le standard de vie auquel ils sont parvenus après les dernières revalorisations. Ce qui se fait d’ailleurs actuellement.
«Ce retournement de la conjoncture économique et sociale va induire l’expansion de l’emploi informel, notamment dans ses segments anticycliques, à savoir la pluriactivité qui permet de procurer un revenu complémentaire pour compenser un tant soit peu la baisse du pouvoir d’achat des ménages et l’informel de survie aux personnes qui n’arrivent pas à s’insérer sur le marché du travail formel de gagner un revenu de subsistance», nous expliquera à ce sujet M. Bellache.
Cela pour dire que la situation ne s’annonce guère facile à gérer, que ce soit pour les salariés ou pour les pouvoirs publics qui tardent à mettre en place une politique salariale basée sur une économie productive de richesses.
 

Samira Imadalou
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MessagePosté le: Mar 27 Oct - 20:44 (2015)    Sujet du message: Crise et front social Répondre en citant

RÉUNION D’URGENCE POUR ÉVITER LA GRÈVE A NAFTAL
Menaces sur l’essence
Le Soir d'Algérie, 25 octobre 2015
Une réunion qualifiée d’importante sera tenue demain au siège de la direction générale de Sonatrach, a-t-on appris. Prendront part à cette rencontre, le secrétaire général de l’UGTA qui sera accompagné par le SG du syndicat de l’entreprise Naftal, le P-dg de cette dernière et le patron de Sonatrach.
Abder Bettache - Alger (Le Soir) - Etat d’alerte générale au niveau des cadres syndicaux de l’entreprise Naftal, une société dont la mission principale est la distribution et la commercialisation des produits pétroliers sur le marché national.
Le désaccord entre le patron de l’entreprise, M. Rizou, et le secrétaire général du syndicat d’entreprise étalé au grand jour, lors de la rencontre des cadres de l’entreprise mardi dernier a contraint les pouvoirs publics à trouver une solution avant que les choses ne prennent une autre dimension. Ainsi, et comme première action engagée par le syndicat d’entreprise au lendemain de la rencontre de Ben Aknoun, un appel est lancé aux 30 000 travailleurs pour rester mobilisés afin de mettre en échec toutes tentatives de remise en cause des acquis des travailleurs et de l’entreprise.
Après la réunion des cadres, le syndicat d’entreprise de Naftal compte organiser, pour sa part, en novembre prochain, une conférence des cadres syndicaux de l’entreprise. Des décisions seront arrêtées en fonction des recommandations de la conférence des cadres qui s’est tenue mardi dernier.
Pour rappel, le secrétaire général du syndicat national d’entreprise de Naftal, M. Sid-Ali Beldjerdi, avait exprimé sa colère lors de son intervention devant les cadres de l’entreprise à l’occasion de la conférence des cadres qui s’est tenue à Ben Aknoun.
Intervenant juste après le discours prononcé par le P-dg de l’entreprise, le SG du syndicat d’entreprise a mis en garde contre les conséquences de «la mise à l’écart du partenaire social».
Le secrétaire général y a dénoncé «la mise à l’écart du partenaire dans la démarche initiée par le nouveau patron de Naftal». Pour le syndicat d’entreprise de Naftal, la mise à l’écart du partenaire social dans toute décision sur le devenir de l’entreprise débouchera sur des «conséquences graves». Suite à quoi les prémices d’un bras de fer entre les représentants des travailleurs et l’employeur ont apparu. «Loin de nous l’idée de nous lancer dans une conceptualisation managériale ou dans des théories de management, mais notre souci se résume à nous fédérer tous comme nous sommes autour de Naftal et faire de la préservation de ses intérêts matériels et moraux la quête suprême», a lâché le SG du syndicat d’entreprise. Et de poursuivre : «Aujourd’hui, à l’occasion de la tenue de la conférence des cadres, il est du devoir de chacun de nous de faire preuve, une fois de plus, de sens de responsabilité et de respect mutuel même dans la divergence d’idées. Car aussi paradoxal que cela puisse paraître, nous croyons profondément que la divergence d’idées ne peut occulter la convergence pour l’intérêt unique de Naftal.» Les menaces brandies par le SG du syndicat d’entreprise et que le P-dg a voulu minimiser ont contraint les pouvoirs publics à agir vite pour «désamorcer» la crise. Par ailleurs, l’UGTA aurait exprimé au chef de l’exécutif en marge de la dernière tripartite son désaccord sur cette question.
A. B.

C'est bien! MM les syndicalistes naftal , qu'Allah vous aide et ce serait encore mieux de se mobiliser aussi pour remettre la PCR à sa juste valeur.Merci.
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