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FORUM DES TRAVAILLEURS, RETRAITES DU GROUPE SONATRACH ET LEURS AYANTS-DROIT

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Histoire de Sonatrach
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FORUM DES RETRAITES SONATRACH
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Le Boa
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MessagePosté le: Ven 30 Jan - 19:34 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

A l’origine de la Sonatrach… le transport par canalisation. 
  

Deux constatations frappantes se dégagent de l’étude de la carte pétrolière de l’Algérie. 
La première est qu’il s’agit d’un pays immense où les gisements d’hydrocarbures sont éparpillés et assez éloignés les uns des autres. 
La seconde est que, contrairement à la plupart des autres pays producteurs-exportateurs, le pétrole algérien n’est pas exploité par un seul ou par un petit groupe de grandes sociétés, mais par une vingtaine de sociétés qui opèrent sur plus de vingt gisements différents. 
Il va de soi, dans ces conditions, qu’on ne peut économiquement concevoir un système de transport différent pour chaque groupe producteur. Les sociétés intéressées sont donc amenées soit à s’associer entre elles dans une grande entreprise commune de transport, association du reste aléatoire à cause de l’éloignement des gisements les uns des autres et des difficultés d’accord entre des intérêts souvent opposés, soit de rester à la merci d’autres sociétés de transport. 
Faute de l’une ou de l’autre de ces deux solutions et faute d’une intervention et d’une aide étatiques appropriées, le transport risque de devenir un goulot d’étranglement de la production. C’est précisément la situation qui prévalait en 1963. Suite à l’expansion rapide de la production, les deux pipelines principaux qui relient Haoud El Hamra à Bejaia et In Amenas à la Skhirra, atteignaient leur pleine capacité, et al production plafonnait à 26 millions de tonnes en 1964-1965. 
Avant l’intervention de la Sonatrach, deux pipelines principaux reliaient les stations terminales de Haoud El Hamra et de In Amenas au littoral méditerranéen :  
a)    pipeline de Sopeg. La première de ces canalisations a été mise en service en 1959 par la Société Pétrolière de Gérance (Sopeg), dont 25% des actions appartenaient à la Sonatrach et le reste à des intérêts français. D’un diamètre de 56 à 61 cm, cette canalisation relie HEH à Bejaia, sur une distance de 600 km. Sa capacité annuelle est de 15 millions de tonnes. 
b)    Pipeline de la Trapsa. Mise en service le 10 Septembre 1960, cette conduite est exploitée par la Compagnie des Transports par Pipelines au Sahara (Trapsa). D’un diamètre de 61 cm, elle s’étend sur 780 km entre In Amenas et le port tunisien de la Skhirra. Dotée de 4 stations de pompage, son débit peut être porté à un maximum de 17 millions de tonnes par an. 

 
A suivre... 
                                        
  
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MessagePosté le: Ven 30 Jan - 19:34 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Le Boa
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MessagePosté le: Dim 1 Fév - 22:24 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite...de la page 1


Pétrole Brut : 
Ces deux canalisations sont devenues saturées à partir de 1964, et leur capacité maxima, une trentaine de millions de tonnes, ne pouvait répondre au développement rapidement croissant de la production. La construction d’un troisième pipeline était devenue une nécessité. 
Pour pallier cette pénurie des moyens de transport, un premier projet, de taille relativement modeste, était conçu par un groupe de 16 sociétés étrangères concernant la construction d’un oléoduc de 24’’ et d’un capacité pouvant être successivement portée de 6 à 8, puis à un maximum de 16 millions de tonnes par an. A ce projet, l’Algérie en a préféré un autre bien plus ambitieux et pouvant mieux répondre à l’expansion prévue de la production.  
Dès la fin de l’année 1963, la décision était prise de crée un organisme d’Etat et de lui confier la réalisation et l’exploitation de l’ouvrage. Les études préliminaires ont fait porter le choix sur un oléoduc d’un diamètre de 24’’ à 28’’ et d’une capacité pouvant être portée en trois phases successives de 10,1 à 18,7 puis à un maximum de 22 millions de tonnes/an. Sans tarder un appel d’offres international était lancé et la construction du pipe était confiée, en juillet 1964, à la société britannique Constructors John Brown (CJB). 
Cet oléoduc sera posé sur une longueur de 805 km et à une profondeur variant selon la nature du terrain entre 40 et 60 cm. Un câble coaxial monté entièrement par l’Administration algérienne des PTT est placé dans la même tranchée que l’oléoduc, et assure les communications, le contrôle de fonctionnement et la transmission des signaux télécommandés entre HEH et Arzew. 
Le pétrole extrait des gisements de Rhourde El Baguel, El Gassi et Gassi Touil est évacué tout d’abord vers 4 réservoirs de stockage à toit flottant installés installés à Haoud El Hamra et dont la capacité atteint 140 000 m3.  
Des pompes de surcompression assurent l’aspiration du liquide des 4 bacs vers la station n°1. Chacune des stations de pompage de la ligne est dotée de 3 pompes actionnées par des turbines à gaz, d’une puissance de 3 300 CV chacune. Deux pompes sont destinées au fonctionnement normal ; la troisième  est une pompe auxiliaire. Le pétrole est ainsi refoulé dans le pipe à une pression d’environ 58 kg/cm2
A Ghardaia et Laghouat, deux autres stations de pompage opèrent la même aspiration suivie de la même pulsion du liquide en direction d’Arzew. A Zemmora, une station de décompression a été installée. Elle a été rendue nécessaire par la différence de niveau par rapport à la mer entre Tiaret et Arzew et par la pression statique que pourrait causer la fermeture de la canalisation à Arzew.  
En pareil cas, le brut pourrait, moyennant la station de décompression de Zemmora, être évacué vers un réservoir de 12 000m3, d’où il pourrait être refoulé ultérieurement dans l’oléoduc. 
L’énergie nécessaire à l’éclairage, au fonctionnement des vannes et du système des communications est fournie par des groupes électrogènes. 
A son arrivée à Tiaret, le pétrole coule par gravité jusqu’au parc de stockage d’Arzew, lequel est composé de 7 réservoirs d’une capacité totale de 300 000 m3.  
Depuis la salle de contrôle de Haoud El Hamra, toutes les opérations de pompage de l’oléoduc sont télécommandées et se répercutent sur toute la ligne. 
Deux lignes de chargement de 40’’ partent des bacs de stockage jusqu’aux vannes de contrôle situées sur la côte. De là, des canalisations sous-marines de 28’’ vont jusqu’aux 2 postes de mouillage qui peuvent recevoir des navires-pétroliers jaugeant jusqu’à 80 000 tonnes. Situés off-shore sur des profondeurs allant de 30 à 40 m, les postes de mouillage comprennent 4 bouées principales dont la stabilité est assurée par des ancres scellés dans des blocs de béton reposant au fond de la mer. 
Une station de déballastage est fixée sur la côte à proximité des vannes de contrôle. Des lignes de déballastage de 20’’ relient la station aux 2 postes de mouillage. 

 
à suivre... 
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MessagePosté le: Lun 2 Fév - 20:22 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite...de la Page 2
Mis en service le 19 Février 1966 et inauguré un mois plus tard, ce pipeline a eu pour effet immédiat la relance de la production qui, après être restée stationnaire entre 1964 et 1965, a marqué un taux d’accroissement de 29% en 1966. Aussi, la première phase assurant une nouvelle capacité de transport de 10 millions de tonnes était-elle à peine achevée que déjà, au milieu de l’année 1966, les travaux de réalisation de la phase II étaient engagés, afin de porter la capacité de la canalisation à 18,7 millions de tonnes par an. Cette 2ème phase, atteinte en Février 1967, comporte : l’extension du parc de stockage de HEH de 140 000 à 290 000 m3. Pour atteindre cet objectif, trois nouveaux bacs de 50 000 tonnes chacun ont été ajoutés. L’extension du parc de stockage du terminal Arzew de 300 000 à 550 000 tonnes chacun. L’installation de trois nouvelles stations de pompage intermédiaires, portant les numéros 2, 4 et 6. Situées aux PK 125, 306 et 534, ces trois stations sont équipées chacune de trois groupes de pompes de 3 000 CV. Un troisième poste de mouillage à 1 500 m de la côte permettant aux pétroliers jaugeant jusqu’à 175 000 tonnes d’accoster en eau profonde. Relié au parc de stockage par un sea-line de 40’’, ce nouveau poste est également desservi par une ligne de déballastage de 20’’. 
Enfin, en bout de la phase III, à la fin de l’année 1968, l’oléoduc atteint une capacité de 22 millions de tonnes par an, et permet l’acheminement vers la côte de 3 100 m3 /h. 
La capacité de stockage est alors de 400 000 m3 à HEH et de 650 000 m3 à Arzew. 
On peut charger simultanément, 4 pétroliers au terminal d’Arzew. 

 
Inauguration de l’oléoduc : 
Il est 11h 45 exactement, en ce 19 Mars 1966, lorsque le président du conseil de la Révolution et l’importante délégation qui l’accompagne, arrivent à Arzew. 
Les membres de la délégation du corps diplomatique, ainsi que de nombreux invités, prennent place dans une tribune érigée sur un vaste terre-plein d’où l’on domine la baie d’Arzew ainsi que l’usine de liquéfaction la Camel. Dans cette même baie, trois unités de la marine nationale sont ancrées. Un méthanier britannique prend livraison du pétrole. 
Le ministre de l’Industrie et de l’Energie, Mr Belaid Abdessalam prononce une allocution de bienvenue avant de céder la parole au président Boumediène devant le podium. A la fin de la longue déclaration du président, a lieu la remise symbolique des clefs du réseau transport de la Sonatrach. Pour la circonstance, un tableau lumineux a été dressé, représentant un plan schématique du réseau. Recevant les clefs des mains du directeur de la Sonatrach, le président procéda à l’ouverture du réseau. Cette opération déclenche un contact électrique et, progressivement le chemin parcouru par le pétrole depuis Haoud El Hamra jusqu’au poste de chargement à Arzew, est retracée sous forme d’un trait qui s’allumait petit à petit sur le tableau. (el moudjahid n°234) (Photo Inauguration) 
Le remplissage de cet oléoduc a débuté le 07 Novembre 1965. Le produit est arrivé au Terminal Arzew le 08 Février 1966. 
Le 20 février 1966 à 01:42h, on procéda au chargement du premier navire pétrolier, le ‘’JABETTA’’, à destination de la France.  
  

 

 
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MessagePosté le: Mer 4 Fév - 15:01 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite... de la page 3
Gaz Naturel : 
Parallèlement à l’extension du réseau des oléoducs, la Sonatrach attache un intérêt tout particulier à l’installation de nouvelles conduites pour le transport du gaz naturel. 
Avant la création de la Sonatrach, l’Etat algérien détenait une participation importante dans le gazoduc qui relie Hassi R’mel au terminal d’Arzew et qui appartient à la Société de Transport du Gaz Naturel Hassi R’mel-Arzew (Sothra), dont le capital se répartit comme suit : Electricité et Gaz d’Algérie (EGA) : 35,5% - SN Repal : 32,5% - CFP(A) : 32,5%. Depuis la remontée en participation de l’Algérie dans la SN Repal et la dévolution de cette participation à la Sonatrach, en application de l’article 5 du décret n°66-296 du 22 Septembre 1966, l’Etat algérien est devenu majoritaire avec 51% des actions. 
Depuis Novembre 1967, le directeur de l’oléoduc Sonatrach est également Président de la Sothra. 
Commencée en 1960, la construction du réseau de gazoducs de Hassi R’mel a été achevée 10 mois plus tard, et les premières livraisons de gaz ont eu lieu en Avril 1961
Ce réseau comprend :  
Ce réseau comprend : un gazoduc principal de 510 km qui alimente l’usine de liquéfaction de la Camel à Arzew. D’un diamètre de 24’’ entre Hassi R’mel et Relizane et de 20’’ entre Relizane et  
Damesme (actuellement Ain El Bya) et Damesme – Arzew, siège de la Camel. La capacité de transport est de 2,8 milliards de m3 par an avec 3 stations de compression installées à Laghouat, Medarreg et Relizane, et équipées de turbines à gaz avec compresseurs centrifuges. Fonctionnant d’une manière entièrement automatique, ces stations sont télécommandées à partir de la salle de contrôle du terminal à Damesme. 
  
Utilisée jusqu’à présent à 60% de sa capacité potentielle, la conduite aura un coefficient d’utilisation de 90% environ en 1970 quand les besoins de la Camel et de l’EGA auront atteint leur maximum. Il sera alors possible, avec un investissement relativement faible, de l’ordre de 40 millions de DA, d’augmenter sensiblement la capacité de ce gazoduc par l’adjonction d’une 4ème station de compression. Une dérivation de 280 km de long et de 16’’ de diamètre construite par l’EGA entre Relizane et Alger assure l’approvisionnement de la capitale en gaz naturel.  
  
Une seconde dérivation de 34 km de long et de 14’’ de diamètre construite par l’EGA entre Damesme et Oran, dessert le grand port oranais.  
Le second gazoduc projeté par Sonatrach reliera Hassi R’mel à Skikda. Ce nouvel ouvrage, sera mis en service en 1969 et pourra acheminer vers la côte jusqu’à 12 milliards de m3 de gaz par an, dont la plus grande partie alimentera l’usine de liquéfaction projetée à Skikda et le reste, soit, 3 à 4 milliards de m3/an, le marché local ainsi que les complexes pétrochimiques et le complexe sidérurgique projetés à Skikda et à Annaba.  
  
Le choix du tracé de ce gazoduc a été commandé par des considérations d’aménagement du territoire propres à favoriser l’industrialisation de l’Est algérien. 
Des bretelles relieront le gazoduc principal à Sétif, Constantine, Annaba et autres centres de l’Est algérien. 
  
Le contrat conclu le 31 Mars 1967 entre Sonatrach et la Sofregaz a confié à cette dernière la direction et la surveillance des travaux de construction de gazoduc. 
Le développement prévu de la production, suite à l’accroissement de la demande en Europe, nécessitera plus tard, la pose d’un 3ème gazoduc qui débouchera à Arzew où une seconde usine de liquéfaction sera conduite, la 1ère étant celle de la Camel. 

 
A...suivre. 
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ATRSHO
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MessagePosté le: Mer 4 Fév - 15:34 (2015)    Sujet du message: sonatrach Répondre en citant

oui merci de nous rappeler ce qu'a fait la première génération  des travailleurs de  sonatrach qui sont maintenant délaissés et dans l'oubli total, la plupart nous ont quittés dans un silence total  sans avoir connu cette joie de se retrouver entre collègues, oui ils n'ont pas profité des œuvres sociales ni de visites de courtoisie de la part des agents du service action et protection sociales    , maintenant tous les retraités  que ce soit cadres  ou simples travailleurs sont dans la même marmite mais allez demander   à des   simples  retraités   des années  80  comment ils vont ils vous répondront " el hamdou lillah".
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MessagePosté le: Ven 6 Fév - 20:25 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite...de la page 4.


Transport maritime : 
Depuis la mise en service de l’usine la Camel, trois navires méthaniers qui peuvent être considérés comme de véritables pionniers dans le transport intercontinental du gaz naturel, assurent l’exportation du GNL algérien à destination de l’Angleterre et de la France. Ce sont, tout d’abord, le « Methane Progress » et le « Methane Princess », construits en Angleterre, d’une capacité de 12 200 tonnes ou 30 000 m3 chacun. 
Ils doivent faire au total 58 voyages par an pour amener à l’Ile de Canvey les 1 000 millions de m3 par an achetés par l’Angleterre à l’Algérie.  
Depuis Septembre 1960, un 3ème navire méthanier, le « Jules Verne », construit en France, fait la navette entre Arzew et Le Havre. D’une capacité de 25 000 tonnes de gaz liquéfié acheté par Gaz de France.  
Pour assurer le transport de la production de la nouvelle usine de liquéfaction de Skikda, la Sonatrach envisage de construire des méthaniers presque deux fois plus grands que ceux actuellement en service.  
Ces derniers comportent des cuves autoporteuses indépendantes de la coque et qui ressemblent à de grosses bouteilles de thermos posées sur le navire.  
Bien plus audacieuse est la perspective de construction de gazoducs sous-marins qui traverseraient la Méditerranée pour joindre directement les gisements de gaz naturel du sud algérien aux centres européens de consommation. 
Les études menées jusqu’ici ont permis de retenir trois tracés possibles : 
1-    Par Gibraltar.  
Ce projet consiste à poser un gazoduc reliant Hassi R’mel à un point situé à environ 20 km à l’ouest du détroit de Gibraltar sur la côte atlantique du Maroc, puis l’immerger jusqu’à la côte espagnole, soit une traversée maritime d’un peu plus de 40 km sur des fonds allant de 200 à 400 m.  
De l’Espagne, des antennes alimenteront différentes régions industrielles de l’Europe. La distance de Hassi R’mel à la Rhur serait alors de 3 200 km.  
2-  Tracé Mostaganem – Carthagène.  
Cet itinéraire joindrait Mostaganem à Carthagène, avec une traversée maritime de 200 km sur des fonds allant jusqu’à 2 700 m. La réalisation de ce projet implique la construction des ouvrages suivants : - un gazoduc de Hassi R’mel à Mostaganem, d’une longueur d’environ 510 km ; 
- un gazoduc allant de Carthagène à Somport, à la frontière française, avec des antennes jusqu’à Valencia/Sagunto, Madrid et Bilbao. 
- un gazoduc allant de Somport à Lussagnet avec deux antennes se dirigeant, l’une vers Marseille et l’autre vers Avignon-Lyon-Montgenevre à la frontière italienne. 
- une dérivation reliant Montgenevre au réseau italien de la Vallée du Pô. Une bretelle pourrait éventuellement être dérivée sur la Rhur qui ne serait alors séparée de Hassi R’mel que de 2 «350 km. 
3- Via la Sicile. Ce projet est particulièrement intéressant pour l’exploitation des gisements de gaz de l’est algérien. Ces gisements seront reliés à la côte tunisienne d’où un gazoduc sous-marin amènerait le gaz jusqu’à l’Italie par la Sicile et le détroit de Messine. 

 
A suivre... 
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MessagePosté le: Sam 7 Fév - 20:40 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite...de la page 5


Condensat : 
Le condensat liquide obtenu après traitement du gaz de Hassi R’mel, est transporté par pipeline appartenant à la Sopeg jusqu’au centre de collecte de Haoud El Hamra, sur une distance de 298 km. D’un diamètre de 20 cm, ce pipeline est équipé d’une station de pompage de 250 CV et a une capacité de transport de 312 000 tonnes de condensat par an, pouvant ultérieurement être portée, quand le besoin s’en fera sentir, à 700 000 tonnes par an par l’installation d’une nouvelle station de pompage de 600 CV au point de départ.  
Une autre canalisation a vu le jour pour l’évacuation du condensat de Hassi R’mel vers Arzew, en 1973, et dont le premier chargement par navire a eu lieu en Mai 1973. 
Création de RTO (Région Transport Ouest) : le gazoduc  24’’ appartenant à SOTHRA a démarré en 1959. Le 19 Mars 1966, la mise en service de l’Oléoduc 28’’ OZ1 étant à 100% algérien et avec la nationalisation des hydrocarbures, le 24 Février 1971, il y a eu la fusion du gazoduc et de l’oléoduc sous une seule entité, d’où  la création de RTO. 
C’est grâce à cet oléoduc que la base navale a été achetée en 1969.
 
L’oléoduc  a porté assistance financière et organisationnelle  au Projet Ammoniac.
Il a contribué à la création de la Direction Régionale de HEH.  Les Stations de Pompage SP1 puis, SP2 et ensuite SP3, faisant partie du patrimoine RTO, ont été cédées à HEH.(Région Sud)
Il a contribué à la création de la Direction Maintenance à Laghouat.
Il a contribué à la création  la Région Transport In Aménas, Monsieur ZENASNI Benamar a été désigné pour mettre sur pied cette nouvelle Direction.
Puis la Direction DRC, où Monsieur LOUAAR Abdelhafid, fut désigné comme Directeur. Puis la Direction DRC TELECOM, où Monsieur BOUKLI Hacène est nommé Directeur.
Puis la Direction GPDF, où feu MAHI Fethi a été nommé à la tête de la Direction.
Puis dans le cadre de la création de la filiale STH, les installations portuaires de RTO au niveau d’Arzew, ont été cédées, ainsi que le personnel et à la tête, Monsieur KHIAT Amar. 
Le Projet MEDGAZ est à la charge de RTO.
 
A jour au 31/12/2011
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MessagePosté le: Dim 8 Fév - 21:00 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Suite...et fin 

 
Sonatrach, notre fierté… 
  


Lorsque, le 31 Décembre 1963, Ahmed BEN BELLA, premier président de la jeune république algérienne démocratique et populaire, paraphait le décret 63-491, il venait de signer l’acte de naissance de la Sonatrach. La Société Nationale de Transport et de Commercialisation des Hydrocarbures n’avait alors pour objet que de « préparer et de mettre au point les études préalables à la construction des moyens de transport terrestres ou maritimes permettant de véhiculer les hydrocarbures liquides ou gazeux ». 
Le premier acte de souveraineté d’Ahmed BEN BELLA fut de concevoir et de poser le premier pipeline algérien, celui reliant Haoud El Hamra à Arzew.  
C’est au président Houari BOUMEDIENE que l’on doit l’extension au plan juridique des compétences de la Sonatrach. Le 22 Septembre 1966, l’exigeant colonel de l’ALN définissait ainsi la nouvelle mission de la Sonatrach : une société dont l’objet couvrira désormais ‘’ la recherche, l’exploitation industrielle et commerciale des gisements d’hydrocarbures solides, liquides et gazeux et des substances connexes’’. 
Le capital social de Sonatrach n’est plus fixé à 40 millions de nouveaux francs, mais, à 400 millions de Dinars bien Algériens. 
En grignotant petit à petit les accords d’Evian, le président algérien entamait, dès 1967, les nationalisations des Mines avant de se lancer à l’assaut de l’Or noir. 
Les accords d’Evian ménageaient à l’Algérie une participation financière de 40% dans la société Repal. De plus Repal possédait la moitié du gisement de Hassi Messaoud découvert en 1956. 
Le ‘’redressement révolutionnaire’’ de l’austère Houari BOUMEDIENE, le 19 Juin 1965, débouche dès le mois suivant sur une renégociation de certaines dispositions des accords d’Evian. Désormais, l’Etat algérien possèdera 50% de la Repal et un accès à la gestion de l’entreprise. 
Dans un discours prononcé le 24 Février 1971, à l’occasion du 15ème anniversaire de l’UGTA, le chef de l’Etat algérien annonce : «depuis six mois, nous avons attendu de la part du partenaire français une définition, renouvelée, de la philosophie de la coopération, à la lumière de l’évolution des rapports algéro-français durant des dernières années, notamment dans le domaine des hydrocarbures, et à la lumière des transformations profondes de la société algérienne. Le moment est venu de prendre ses responsabilités. Ainsi, avons-nous décidé, aujourd’hui, de porter la révolution dans le secteur du pétrole et de concrétiser les options fondamentales de notre pays dans ce domaine. Sue cette base, je proclame officiellement au nom du Conseil de la révolution et du gouvernement que les décisions suivantes sont applicables à partir de ce jour : 
1-    La participation algérienne dans toutes les sociétés pétrolières françaises est portée à 51%, de façon à en assumer le contrôle effectif ; 
2-    La nationalisation des gisements de gaz naturel ; 
3-    La nationalisation du transport terrestre, c’est-à-dire de l’ensembles des canalisations se trouvant sur le territoire national ». 
Et de conclure : « la nationalisation est un droit de l’Etat algérien ».  
La Sonatrach avait désormais la responsabilité de 77% de la production de pétrole, de 100% du gaz, des pipelines et du raffinage. 
En 1975, Elf jette l’éponge et cède ses parts dans Repal, à la Sonatrach. 83% de Repal sont alors détenus par l’Algérie, mais 17% restent dans le portefeuille de Total. En 1980, Total exprime le vœu de continuer à opérer en Algérie. Sonatrach refuse et procède au rachat des parts détenues par Total suivant la formule d’indemnisation fixée en 1975.  
En 1981, Chadli BENDJEDID, troisième président de la République algérienne, hérite de Sonatrach qui gère dorénavant, 100% de la production de pétrole et de gaz algérienne. 

 
Fin. 
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MessagePosté le: Lun 9 Fév - 22:14 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Sonatrach, l’histoire 
  Introduction
  
 
En l’espace de quelques années, l’Algérie est passée au rang des principaux pays producteurs-exportateurs d’hydrocarbures dans le monde. 
Sa production pétrolière qui n’était que de 1,2 million de tonnes en 1959 a atteint 38,4 millions de tonnes en 1967, et, poursuivra son expansion dans l’avenir prévisible ; quant au gaz, son exploitation et son exportation sous forme liquide font jouer à l’Algérie un véritable rôle de pionnier dans le domaine de la liquéfaction et du transport intercontinental du gaz naturel. 
Cet accroissement rapide de la production a, jusqu’à présent, à peine entamé les richesses pétrolières et gazières de l’Algérie. 
Le rapport « réserves prouvées / production annuelle » s’est établi en 1967 à 30 pour les hydrocarbures liquides contre, à ce titre de comparaison, 11 aux Etats-Unis, 70 au Moyen Orient et une moyenne mondiale de l’ordre de 28. 
Les chiffres relatifs au gaz sont encore plus frappants étant donné qu’avec des réserves prouvées estimés au 1-1-1968 à 2 016 milliards de m3 (sans compter les réserves  découvertes en 1968) l’Algérie ne détient pas moins de 11,5 % des réserves mondiales et possède, avec le gisement de Hassi R’Mel, l’un des deux plus grands gisements de gaz naturel dans le monde, l’autre étant celui de Groningue en Hollande. 
Ces données de base, ajoutées à quelques faits tels que la concentration et la productivité élevée des gisements, le bas coût de revient et la proximité des marchés européens de consommation, permettent d’entrevoir les larges perspectives ouvertes à l’industrie des hydrocarbures en Algérie. 
Ces perspectives constituent certes des chances d’autant plus appréciables qu’elles s’offrent à l’Algérie dans une période où elle mobilise toutes les forces pour intensifier son industrialisation économique, et assurer le bien-être de sa population. 
Mais, pour pouvoir saisir ces chances et faire jouer à l’industrie des hydrocarbures le rôle qui lui revient dans la promotion des hommes et dans le progrès économique et social du pays, les responsables de l’Algérie nouvelle ont considéré, dès le point de départ, que le développement de la production est loin d’être en lui-même une condition suffisante de progrès, et que les incidences de la mise en valeur du pétrole et du gaz sur l’économie d’un pays ne sauraient  être mesurées ni au volume de la production et des exportations, ni même au montant des recettes que celles-ci procurent au Trésor. 
Ce sont là des constatations préliminaires qu’on ne peut perdre de vue sans s’exposer à des illusions d’optique, et sans courir les risques des distorsions et des paradoxes communs à de nombreux pays où un secteur pétrolier hautement développé s’est littéralement juxtaposé à un secteur domestique qui continue à garder tous les traits d’une économie attardée. 
Des phénomènes tels que le dualisme et l’insalubrité économique ou l’extraversion et les effets pervers d’une industrie dirigée de l’étranger et orientée exclusivement vers les exportations, sont devenus des lieux communs de la pensée économique et ont été trop souvent signalés pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter ici. 
Qu’il suffise seulement de rappeler qu’en Algérie, comme dans d’autres parties du monde, de longues années d’expérience ont assez démontré que les centres d’énergie ne peuvent exercer leurs effets aussi bien généraux que spécifiques sur leur environnement économique que si, et dans la mesure où, ils sont intégrés à l’économie du pays d’implantation et couplés à d’autres industries nationales qui utilisent leurs produits ou leur fournissent des biens d’équipement et des services. 
Faute d’un aménagement approprié des moyens de propagation et des canaux de transmission de la croissance entre ces centres d’énergie que sont les centres pétroliers et gaziers, d’une part, et l’économie nationale du pays producteur d’autre part, ce dernier est condamné à rester un fournisseur de matières brutes, et un simple réservoir de carburants pour les pays étrangers. 
Pour avoir payé fort cher le prix de son indépendance et de sa souveraineté sur les richesses de son sous-sol, l’Algérie nouvelle ne pouvait pas se résigner à un tel rôle ; et pour avoir mesuré les implications et la portée des espoirs que le peuple algérien est en droit de placer dans la valorisation de ses richesses naturelles, les responsables de l’Algérie indépendante ne pouvaient se résoudre à rester de simples percepteurs de redevances exerçant un contrôle aussi théorique qu’illusoire sur les sociétés étrangères implantées sur leur territoire. 
Ils ne pouvaient pas non plus, par voie de conséquence, souscrire sans réserve au régime des concessions hérité de la période coloniale, et laisser se perpétuer une situation qui réduisait à la portion congrue la participation de l’Algérie aux bénéfices d’exploitation de ses propres ressources. 

 
A suivre...1 
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MessagePosté le: Mar 10 Fév - 19:36 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Aussi, le souci des autorités algériennes d’assumer leurs responsabilités en développant les échanges commerciaux avec leurs partenaires étrangers et en contribuant au ravitaillement du marché mondial de l’énergie, n’avait d’égal que leur volonté légitime de donner aux activités pétrolières en Algérie les formes et l’orientation que leur donnent toutes les nations modernes, et qu’exigent les besoins propres du pays producteur. 
C’est à partir de ces considérations que la politique algérienne en matière d’hydrocarbures allait être définie, et les moyens de sa mise en œuvre fixés, en fonction des impératifs dictés par les intérêts nationaux de l’Algérie. 
  
Ces impératifs peuvent être résumés dans les points suivants : 
·    Assurer la présence effective des intérêts nationaux à toutes les phases industrielles qui se situent en amont et en aval de l’activité de production des hydrocarbures ; 
·    Accroître le potentiel national des richesses minières par une relance soutenue des activités d’exploration, et de développement des gisements découverts ; 
·    Assurer la jonction entre les centres pétroliers et gaziers et les autres industries connexes ou grosses consommatrices d’énergie : pétrochimie, gazochimie, sidérurgie… 
·    A la faveur du lancement d’une industrie pétrolière et pétrochimique authentiquement nationale, promouvoir une élite technique nationale, et insérer les travailleurs algériens dans le courant technologique qui caractérise notre siècle ; 
·    Multiplier systématiquement les points d’impact de l’industrie pétrolière sur le reste de l’économie par la création et la prise en main de sociétés aptes à fournir tous les services demandés par la chaîne longue et complexe de l’industrie des hydrocarbures et de leurs dérivés ; 
·    Développer les exportations dans les conditions les plus favorables aux termes de l’échange de l’Algérie, à sa balance des paiements, et à la maximisation des recettes du Trésor ; 
·    Assurer le ravitaillement énergétique du marché intérieur aux meilleurs conditions de coût et de sécurité ; 
·    Coopérer avec les pays arabes frères et avec les pays amis de façon à assurer l’unité d’action nécessaire au renforcement du pouvoir contractuel des pays sous-développés producteurs de pétrole, et à harmoniser leurs intérêts. 
Les points suivants méritent d’ores et déjà d’être particulièrement soulignés. 

 
A suivre... 2 
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MessagePosté le: Mer 11 Fév - 21:02 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Le développement des exportations. 
  
Disposant de réserves qui dépassent de bien loin tous les besoins actuels et prévisibles du marché intérieur, l’Algérie a, par définition, une vocation de pays exportateur d’hydrocarbures. 
Mais l’exportation n’est souhaitable et bénéfique que dans la mesure où, tout en répondant aux conditions de compétitivité sur le marché international, elle permet au pays intéressé de tirer un profit optimum des flux monétaires engendrés par les opérations d’exportation. 
Là, comme dans tous les autres domaines, une distinction devrait être faite entre le régime des concessions hérité de la période antérieure à l’indépendance et le régime d’exploitation adopté pour l’avenir. 
Pour ce qui est tout d’abord du système établi avant 1962, les « règles du jeu » fixées par le « Code Pétrolier Saharien », et les pratiques auxquelles elles ont donné lieu, appelaient une normalisation d’autant plus urgente qu’elles avaient abouti à des résultats aberrants. 
L’ancienne puissance concédante avait, pour des considérations d’ordre économique et politique, admis un système d’amortissement accélérés et de facilités fiscales de nature à permettre aux sociétés étrangères engagées en Algérie de récupérer rapidement leurs capitaux, d’augmenter leur trésorerie et de pratiquer un autofinancement massif. 
Ainsi, à des taux d’amortissement élevés, s’ajoutait une « dotation de fonds de reconstitution des gisements » qui, aux termes de l’article 64,VII-8°, de l’ordonnance du 22 novembre 1958, était égale à 27,5 % de la valeur départ champ des produits extraits, et qui était admise en franchise de l’impôt direct sur les bénéfices imposables pour une période de cinq ans. 
En plus de ces privilèges, les prix de vente pris en compte pour le calcul des bénéfices imposables étaient non point les prix affichés, comme c’est le cas dans tous les pays exportateurs du Moyen Orient, mais les prix déclarés par les compagnies comme étant les prix effectifs de vente, et qui se situaient entre 15 et 20 % au-dessous des prix affichés du pétrole algérien. 
Comme conséquence de ce régime, la part du Trésor algérien fut dérisoire au cours des premières années de production, et ne dépassa pas, au cours de la période 1960-1964, la moyenne de 28 cents par baril, alors que dans les autres pays grands producteurs-exportateurs le revenu par baril varie entre 75 et 90 cents US. 
Il devient clair, dans ces conditions, que la fameuse formule 50-50, telle qu’elle était appliquée en Algérie jusqu’en 1965, se distinguait par une grande élasticité puisqu’elle pouvait être manipulée à volonté par les compagnies concessionnaires. 
Le revenu du Trésor algérien se trouvait ainsi pris dans une sorte d’étau formé, d’une part, par le prix de revient et les charges financières des compagnies et, d’autre part, par le prix de vente ; la fixation de l’un et de l’autre de ces deux prix étant laissée, en fait, à l’appréciation des sociétés concessionnaires. 
Tout en introduisant, comme il sera examiné plus loin, un nouveau régime d’exploitation dit « régime d’association coopérative », les accords franco-algériens ont apporté d’importantes corrections aux anomalies du passé. 
Il s’agit essentiellement de la suppression du « fonds de reconstitution des gisements », de l’adoption d’un système d’amortissement linéaire conforme d’ailleurs aux textes mêmes du « Code Pétrolier Saharien » et aux critères admis et appliqués dans l’industrie pétrolière internationale et, enfin, de la détermination de prix fixes de référence aux terminaux méditerranéens. 
Ces prix sont de 2,04 dollars le baril FOB La Skhirra, de 2,08 FOB Bejaïa et de 2,095 FOB Arzew pour le pétrole algérien de 40 à 44,5° API. 
Quant au taux de l’impôt sur les bénéfices, une nouvelle formule a été introduite suivant laquelle les sociétés détentrices de titres miniers sont redevables, pour les exercices 1965 à 1967, d’un impôt direct égal à la différence, si elle est positive, entre 53 % du bénéfice imposable et 47 % de la redevance. 
Pour l’exercice 1968, ces pourcentages sont respectivement de 54 et 46 %, et pour les exercices suivants de 55 et 45 %. 
Certaines de ces dispositions ont été reprises par l’ordonnance du 30 décembre 1965 par laquelle le législateur algérien a généralisé le régime fiscal établi par les accords algéro-français de juillet 1965 à toutes les sociétés étrangères opérant en Algérie. 
Ce faisant, les autorités algériennes ont tenu à adapter l’ancien régime des concessions à l’évolution en cours dans le monde tout en respectant le « Code Pétrolier Saharien » et l’Accord d’Evian de 1962. 
Un autre aspect des rapports avec l’extérieur a, aussi, retenu l’attention de l’Etat algérien au cours des dernières années. 
Il s’agit du problème des transferts. 
Tant que la France était puissance concédante, ce problème ne se posait pas puisque les sociétés opérant en Algérie avaient leur siège à Paris et que, conformément à la législation française, les recettes des exportations restaient en France ; mais étant donné qu’après 1962 les sociétés ont gardé leur siège à Paris, et que les paiements continuaient à s’effectuer en France, il s’est créé une situation telle que les exportations pétrolières de l’Algérie, qui représentent pourtant plus de 60% des exportations globales du pays, passaient inaperçues dans la balance algérienne des paiements. 
Pour normaliser cette situation, une réglementation a été édictée faisant obligation aux compagnies concessionnaires de situer 50 % au moins de leurs recettes d’exportation en Algérie. Il convient de rappeler ici que l’Algérie a abordé ce problème des transferts dans le même esprit que la France (article 76 de l’ordonnance de novembre 1958) et que la limitation des sommes à situer en Algérie à 50 % des recettes d’exportation est une mesure de faveur pour les compagnies concessionnaires. 
Ces compagnies doivent, par ailleurs, transférer en Algérie leurs services administratifs, comptables, techniques, et commerciaux, si elles entendent continuer à bénéficier des exonérations fiscales pour les dépenses effectuées en dehors du territoire algérien. 
Ces différentes mesures, d’ordre essentiellement fiscal et monétaire, ont eu pour effet de doubler le revenu du Trésor algérien par baril exporté, et de réintégrer à la balance algérienne des paiements une grande partie des flux financiers dérivant des exportations. 

 
A suivre...3 
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MessagePosté le: Lun 16 Fév - 21:48 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Participation directe à l’exportation des hydrocarbures. 
  
Calqué apparemment sur le système d’exploitation en vigueur au Moyen-Orient, le régime des concessions établi en Algérie se présente, en fait, dans deux optiques diamétralement opposées, suivant qu’on le considère du point de vue de la puissance concédante avant et après 1962. 
Tant que la France exerçait les prérogatives de la souveraineté sur le territoire algérien, les activités pétrolières en Algérie constituaient un prolongement de son propre marché interne. Française pour la plupart, les sociétés concessionnaires étaient de véritables postes avancés de l’économie française en Algérie, dépendant de la métropole pour tous les effets en amont et en aval, et liées au marché français par tout un réseau de flux et de rapports financiers et commerciaux : fourniture par la métropole des capitaux, de la technicité et des biens d’équipement ; et fourniture, en sens inverse, par le territoire algérien, du gaz et du pétrole brut importé, raffiné et consommé en France, ainsi que des produits des ventes, et des effets économiques engendrés par les activités pétrolières en Algérie. 
Ces faits mettent en relief le caractère trompeur de la comparaison parfois établie entre le régime des concessions en vigueur dans les pays du Moyen-Orient et de l’Amérique Latine et celui introduit en Algérie par le « Code Pétrolier Saharien » du temps où la France était puissance concédante. 
Cette comparaison prend, par contre, tout son sens à partir de 1962.  
Avec l’indépendance et le transfert de souveraineté de la France à l’Algérie, les sociétés pétrolières opérant sur le territoire algérien sont devenues des sociétés étrangères à la nouvelle puissance concédante, et à son système de production et d’échanges. 
Face à cette nouvelle situation, les responsables de l’Algérie indépendante étaient placés devant l’alternative suivante : maintenir l’ancien régime des concessions et se contenter de pratiquer vis-à-vis des sociétés étrangères une politique tendant à majorer progressivement, et au prix de négociations interminables, les recettes fiscales de l’Algérie, ou bien assumer leurs responsabilités et prendre une participation directe et effective à la valorisation de leurs richesses nationales. 
L’Algérie a choisi cette seconde voie, et c’est à partir de ce choix que la nécessité s’est fait sentir de créer un organisme national pour les hydrocarbures ayant pour mission d’intervenir, pour le compte de l’Etat, à tous les stades de l’industrie pétrolière et gazière. 
Pour pouvoir s’acquitter de cette tâche, la Société nationale pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures (Sonatrach) s’est vue confier, dès sa création, et comme son nom l’indique, le pouvoir d’entreprendre « toutes les opérations relatives à la recherche et à l’exploitation industrielle et commerciale des gisements d’hydrocarbures, solides, liquides et gazeux et des substances connexes ». 
Le chemin déjà parcouru peut être mesuré aux réalisations achevées depuis la création de la Sonatrach en 1964 : construction de l’oléoduc Haoud-El-Hamra – Arzew, accord de l’Association Coopérative de juillet 1965, remontée de la participation algérienne au sein de la SN Repal de 40,5 à 50 %, extension du domaine minier de la Sonatrach et de sa participation à la recherche, à la production, au transport, au raffinage, à la distribution, au traitement et à la commercialisation du pétrole et du gaz. 
La plus jeune, la Sonatrach est devenue aussi, en peu d’années, la plus importante des sociétés opérant en Algérie. 
Ses activités s’étendent déjà à tous les stades de l’industrie des hydrocarbures, et assurent à l’Etat algérien une place désormais prépondérante dans le contrôle et la mise en valeur de ses richesses. 
A suivre...4 
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MessagePosté le: Mar 17 Fév - 20:00 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

La contribution du secteur pétrolier au développement de l’économie nationale. 
  
Société pétrolière, la Sonatrach est aussi, on ne saurait trop le souligner, une société nationale. A ce double titre, elle est aussi soucieuse de la rentabilité de ses opérations que des impératifs de développement de l’économie algérienne. 
Aussi, ses activités pétrolières proprement dites vont-elles de pair avec ses efforts tendant à intégrer l’industrie des hydrocarbures à l’économie nationale. 
Tenant compte du fait qu’ »une industrie est plus importante par ce qu’elle promet que par ce qu’elle produit », elle s’est attachée à coupler l’exploitation du pétrole et du gaz à des projets d’implantation et de développement d’industries entraînantes, grosses consommatrices d’énergie ou utilisant les hydrocarbures comme matières premières. 
Comme le diront les pages de ce livre, son choix a porté en priorité sur ces industries aux produits porteurs de progrès que sont les usines d’engrais, les complexes pétrochimiques et gazochimiques, la sidérurgie et les cimenteries. 
Les autres richesses minières que recèle le sous-sol algérien : fer, plomb, zinc, phosphates…offrent, elles aussi, des perspectives riches de promesses, dans le cadre d’une exploitation nationale planifiée des ressources naturelles du pays. 
C’est dans ces perspectives que se situent l’action de la Sonatrach et sa contribution à la promotion de l’économie algérienne. 
  
Création, développement et objectifs de la Sonatrach. 
  Dès 1963, soit moins de deux ans après l’indépendance, la création d’une société nationale pour les hydrocarbures était apparue aux dirigeants de l’Algérie nouvelle comme un impératif dicté, à la fois, par les options politiques générales, et par les nécessités pressantes du moment.
Sue le plan tout d’abord de l’orientation générale des activités pétrolières, les textes législatifs hérités du passé et constituant ce qu’il est convenu d’appeler le « Code Pétrolier Saharien », léguaient à l’Algérie indépendante un arsenal juridique et une situation de fait qui la confinaient pratiquement dans un simple rôle de percepteur de redevances, et qui lui ôtaient toute prise directe sur la mise en valeur de ses richesses nationales.
Rien n’autorisait les responsables algériens à se résigner à ce rôle.
Soucieux de maintenir et de développer le courant des exportations en collaboration avec des partenaires étrangers, ils n’étaient pas moins préoccupés d’assumer leurs responsabilités et de donner aux activités pétrolières en Algérie la forme et l’orientation compatibles avec la promotion de l’économie nationale.
Seul un organisme national d’intérêt public pouvait remplir cette tâche.
A ces impératifs d’ordre général, s’ajoutaient d’autres préoccupations plus immédiates.
Pays producteur d’hydrocarbures, l’Algérie ne pouvait se permettre de rester exclue des opérations de commercialisation de sa production pétrolière et gazière sur les marchés étrangers, et de la distribution des produits raffinés sur son propre marché national.
Dans un autre domaine, celui du transport, son intervention s’imposait d’une façon encore plus urgente. Après quatre ans d’expansion spectaculaire, la production du pétrole en Algérie plafonnait à 26 millions de tonnes faute de moyens d’évacuation suffisants vers la côte. Les deux conduites de la Sopeg et de la Trapsa étant parvenues à saturation, l’installation de nouvelles canalisations était devenue indispensable.
Les gisements découverts mais non encore exploités et la croissance rapide de la demande sur les marchés étrangers appelaient la construction rapide d’une troisième canalisation.
Les difficultés qu’il rencontrera aussitôt auprès des sociétés concessionnaires des gisements, et les responsabilités devant lesquelles cette situation de fait le plaçait, amenèrent le Gouvernement algérien à prendre une décision qui fait date dans l’histoire des pays sous-développés producteurs de pétrole : confier la réalisation de l’ouvrage à une société exclusivement nationale.
Aussi, dès sa création, la Société Nationale de Transport et de Commercialisation des Hydrocarbures, « Sonatrach », se voyait assigner une tâche éminemment concrète.
Le décret n° 63-491 du 31 décembre 1963, paru dans le Journal Officiel du 10 janvier 1964 et portant agrément de la Sonatrach, allait, d’emblée, au-delà des généralités, en stipulant que le nouvel Organisme d’Etat aura pour objectifs :
1.    la préparation et la mise en au point de toutes les études préalables à la construction des moyens terrestres ou maritimes permettant de transporter les hydrocarbures liquides ou gazeux.
2.    la réalisation éventuelle et l’exploitation de ces moyens et des installations annexes.
3.    l’achat et la vente des hydrocarbures liquides ou gazeux.
4.    l’obtention de tous droits, autorisations ou accords nécessaires permettant la réalisation de tout projet relatif aux tâches ci-dessus indiquées.
5.    l’exécution de toutes les opérations mobilières, immobilières, financières, industrielles et commerciales se rapportant directement ou indirectement à l’objet ci-dessus défini.
Pour remplir sa mission, la Sonatrach était initialement dotée d’un capital de 40 millions de DA, divisé en 400 actions de 100 000 DA chacune, exclusivement souscrites par l’Etat ou des organismes publics.
Aux termes du même décret, la Sonatrach était habilitée à augmenter ou à réduire son capital, à contracter des emprunts, avec ou sans la garantie de l’Etat, par voie d’émission d’obligations, ou de bons, ou autrement.
 
A suivre...5
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MessagePosté le: Jeu 19 Fév - 22:50 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Champ d’action et objectifs de la Sonatrach.
 
Comme le montreront les pages suivantes de cet ouvrage, les activités de la Sonatrach se sont rapidement développées. 
Initialement limité au transport et à la commercialisation, son champ d’action s’est vite étendu à tous les autres domaines de l’industrie des hydrocarbures. 
Cette évolution a été le résultat d’un ensemble de considérations qui peuvent être résumés dans les points suivants : 
  
a)  l’objectif essentiel qui a présidé à la création de Sonatrach a été atteint par la construction du pipe-line Haoud-El-Hamra – Arzew, et par sa mise en service le 19 février 1966 ; 
  
b)   les accords algéro-français du 29 juillet 1965 ont précipité cette évolution puisque la Sonatrach a été désigné pour être le partenaire algérien au sein de l’Association Coopérative ; du même coup, comme on le verra plus loin, la Société a vu ses compétences déborder le cadre initial du transport et de la commercialisation, pour couvrir les autres phases de l’industrie pétrolière et gazière ; 
  
c)    la nature même des activités pétrolières, et l’intérêt grandissant manifesté par l’Etat pour tout ce qui a trait à la valorisation des ressources nationales, ont vite fait sentir la nécessité de transformer progressivement la Sonatrach en une société nationale intégrée présente à tous les stades de l’industrie, de la recherche à la distribution. 
Cette évolution, prévisible dès le début, et bien conforme à la logique des choses, a été bien plus rapide qu’on ne pouvait l’espérer. 
Pour y répondre, les statuts de la Société ont étés modifiés par le décret n° 66-292 du 22 septembre 1966. Tout en gardant le même sigle, la Sonatrach est désormais la « Société pour la recherche, la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures »
Elle a pour objectifs :  
  
1.    l’exécution de toutes les opérations relatives à la recherche et à l’exploitation industrielle et commerciale des gisements d’hydrocarbures, solides, liquides, et gazeux, ainsi que des substances connexes. 
2.    la construction et l’exploitation industrielle et commerciale de tous les moyens de transport des hydrocarbures et des substances connexes, soit par voie de canalisations, soit par voie terrestre ou maritime ; 
3.    le traitement et la transformation des hydrocarbures et des substances connexes, tant sur le territoire algérien qu’en d’autres pays ; 
4.    la création, l’acquisition, la location de tous établissements et usines pour le traitement industriel des hydrocarbures solides, liquides ou gazeux et, notamment, la création d’une industrie de pétrochimie ainsi que de toute autre industrie connexe dérivant de ces hydrocarbures ; 
5.    la distribution et la vente, tant en Algérie qu’à l’étranger, desdits hydrocarbures et produits dérivés ou connexe ; 
6.    la gestion en son propre nom des actifs détenus par l’Etat Algérien ou qu’il viendrait à détenir dans les différents secteurs d’activité correspondant à l’objectif ci-dessus ; 
7.    la participation de la Société à toutes les opérations industrielles, financières, commerciales, mobilières ou immobilières pouvant se rattacher à l’un des objets précités, par voie de création de sociétés filiales ou autrement, souscription ou achat de titres ou droits sociaux, fusion, alliance, association en participation ou autrement ; 
8.    toutes les opérations industrielles, commerciales, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement à ses activités. 

 
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MessagePosté le: Mar 24 Fév - 20:01 (2015)    Sujet du message: Histoire de Sonatrach Répondre en citant

Capital social. 
  
Cet élargissement du champ d’activité de la Sonatrach ne pouvait aller sans une augmentation de son capital social qui a été décuplé en passant de 40 à 400 millions DA, en application du décret du 22 septembre 1966. 
Ce nouveau capital est constitué par des apports en numéraire, et par la valeur des actions détenues par l’Etat dans la Société Nationale de Recherche et d’Exploitation du Pétrole en Algérie (SN Repal), dans la Compagnie Algérienne du Méthane Liquéfié (Camel) et dans la Société de Raffinage d’Alger (SRA) lesquelles actions ont été dévolues à la Sonatrach à titre de dotation. 
Ceci représente 50 % des actions de la SN Repal, soit une valeur nominale de 175 millions DA, 20 % des actions de la Camel, soit une valeur nominale de 50 millions DA, 10 % de la SRA, soit une valeur nominale de 4,5 millions DA. 
L’achat de la part de British Petroleum dans la Société de Raffinage d’Alger, en date du 30 janvier 1967, et la nationalisation des filiales d’Esso et de Mobil, en date du 24 août 1967 ont fait passer la part de la Sonatrach à 44 % de la SRA. 
A ce portefeuille s’ajoute une avance de 170 millions DA de la Caisse Algérienne de Développement (CAD). 
Créée en 1963, la CAD est un organisme public qui a pour mission de mobiliser les fonds et de drainer l’épargne nationale vers les investissements productifs et les secteurs-clés de l’économie. 
C’est à ce titre qu’elle prend part au financement des activités de la Sonatrach. 

 
A suivre...7 
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harbili (25/02/15)
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FORUM DES RETRAITES SONATRACH
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