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FORUM DES TRAVAILLEURS, RETRAITES DU GROUPE SONATRACH ET LEURS AYANTS-DROIT

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Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh !
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FORUM DES RETRAITES SONATRACH
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Le Boa
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MessagePosté le: Ven 18 Déc - 17:13 (2015)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Les biens de Chakib Khelil Ministre de l'énergie et des mines
Publié le 18 juillet 2008 par sonatrach
Les Biens de Dr Chakib Khelil.
1 résidence 2500 acres (avec villa et piscine) à Texas-USA, "valeur d'acquisition 4.5 Millions US$ en 2006- offerte par Sonatrach"
 1 maison (villa 6pièces 1/2) à Houston-USA, ''valeur d'acquisition 1.2 Millions US$ en 2004-offerte par Sonatrach et BRC pour services rendus"
1 appartement résidence Chabani-Val d'Hydra –Algérie : "valeur d'acquisition 18 Millions dinars, offerte par Sonatrach.
2 appartements Oran-Algérie : offerts par sonatrach pour un dinar symbolique.
1 villa mauresque Oudja-Maroc : "ancienne demeure appartenant au patrimoine de l'Algérie.
Compte en Suisse: Banque de Genève: 17 Millions US$.
Compte bancaire au USA (03 comptes) : 87 Millions US$.
Aucun compte en Algérie.
Salaire mensuel 2 Millions US$. par Sonatrach.
Sa femme est la nièce de Arafat, leadeur Palestinien.
Une copine qui habite au Val d'Hydra, 4ème étage.
Une ancienne copine qui a été nommée Directeur Central Audit Sonatrach.
 
Les biens de Meziane PDG Sonatrach
Publié le 18 juillet 2008 par sonatrach
Les biens de Mohamed Meziane. 
1 villa à Blida - Algérie acquisition en 2006: 3.5 Milliards. 
1 appartement en Paris - France 17ème acquisition en 2007 au nom de son fils 800 000 euro. 
1 appartement en son nom à Paris avenue Foch-Paris-France acquisition en 2007 à son nom. 
1 appartement à Alger Didouche Mourad, acquis en 1989 à son nom. 
4 appartements à Cote Rouge acquis en 2004, pour ses enfants (02 filles et 02 garçons).
2 appartements à Oran. 
Salaires pour ses quatre enfants de Sonatrach. 
Un garçon perçoit un salaire en euro en france par Sonatrach, il n'a jamais mi les pieds à Sonatrach. 
Ses enfants se partagent des postes de responsabilités avec des avantages de Sonatrach.
Une fille travaillait à Sonatrach, gestion du compte de BRC, maintenant c'est gestion des comptes de Sonatrach en internationale. 
Compte algérien: 3,4 Milliards de centimes. 
Compte en France: 2.1 Millions euro. 
Compte en Suisse: 1.8 Millions euro. 
Une copine qui travail à Sonatrach (Directeur Audit Central Sonatrach). 
Les biens de Lamouri
Publié le 18 juillet 2008 par sonatrach
Les biens de LAMOURI - Secrétaire general du syndicat national de la sonatrach. (source les services des impôts Rue Charasse- Alger) 
2 appartements à côte rouge/hussein dey/alger 
2 appartements les grands vents cheraga. 
1 duplex les grands vents cheraga. 
1 appartement les grands vents cheraga. 
1 appartement djamila. 
2 appartements à oran. 
Salaire mensuel: 140 000 da. 
Prime annuelle 2006 pour services rendus à sonatrach: 2 500 000 da. 
Prime annuelle 2007: il faut d'abord calmer les travailleurs du sud et de leur remettre des miettes mais il faut aussi casser l'unité des travailleurs grace à des augmentations individuelles (séparer les unités amont transport et aval). 
La fortune de Mr Khettabi Abdelhamid.
Publié le 5 août 2010 par sonatrach
 Réponse a Mr Saker de HEH : pour la vérité moi aussi de HEH je connais très bien Mr KHETTABI Abdelhamid quant il été chef département il a emprunté de l’argent de beaucoup de travailleurs et n’a pas remboursé un dinar et profite toujours de son poste pour les arnaquer.

Mr Khettabi possède une villa a Hassi Messaoud , un logement à Biskra équipé par le GTP et une grande villa qui coute des milliard à Ain Smara de Constantine, alors Mr Saker vous êtes soit aveugle ou complice avec lui. 
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MessagePosté le: Sam 19 Déc - 19:44 (2015)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Sonatrach hors la loi depuis 1990
Publié le 15 janvier 2009 par sonatrach
SAUVAGERIE DANS LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS AU SEIN DE L'ORGANISME EMPLOYEUR SONATRACH :
Sonatrach est une entreprise hors la loi depuis 1990 en matière d'organes de participation des travailleurs :
Effectivement Sonatrach est une entreprise nationale hors la loi en matière d'organes légaux de participation des travailleurs depuis l'avènement des lois sociales d'Avril 1990.
 
L'application de l'accord salarial et prime d'intéressement du 29 juillet 2007 survenu entre la direction générale de Sonatrach et son syndicat national qui active illicitement, est basée essentiellement sur les résolutions du Conseil d'Administration de la Sonatrach SPA du 28/04/2008.
 
Ainsi, sur la base de cet aveux les travailleurs de Sonatrach SPA (Société mère) tiennent à rappeler et faire connaître à leur employeur que l'entreprise Sonatrach est une SPA depuis Février 1998 et dans ce contexte, le cadre légal de participation des travailleurs s'exerce a travers des organes de participation composés par des délégués du personnel élus pour assurer effectivement la participation des travailleurs des unités de l'entreprise par le biais d'un comité de participation élu conformément aux dispositions de loi relatives aux attributions des organes de participation indiquées dans la loi 90 -11 relative aux relations de travail.
 
Sonatrach a violé et continu de le faire les dispositions de loi relatives à l'élection des délégués du personnel et à l'élection d'un comité de participation qu'elle ne possède pas et n'a jamais chercher à en avoir, pour se conformer à la légalité.
 
Sonatrach est auteur de laxisme et déliquescence en laissant le syndicat national Sonatrach s'accaparer les attributions dévolues à un comité de participation, une grave infraction vis-à-vis des lois de la Républiques notamment la loi 90-11 et des dispositions statutaires et réglementaires UGTA.
 
 
La gravité :
Deux (02) responsables du bureau syndical du syndicat Sonatrach sont désignés d'office (???) en tant que membres du Conseil d'administration du Groupe Sonatrach (BENAZZOUZ & LAMOURI) en violation de la loi sur les relations de travail ?????????? ? Les rapports d'activités et financiers annuels du Groupe Sonatrach sont validés par la Direction avec de faux représentants des travailleurs, un fait inadmissible et passible d'emprisonnement......
- Cette incomprise situation a générée dans le temps un massacre sans répit des droits et des intérêts matériels et moraux des travailleurs et du Groupe Sonatrach.
- Ces inacceptables violations commises au nom de Sonatrach et de l'UGTA, relèvent de l'irresponsabilité, il est indigne qu'elle ait eu lieu dans une entreprise d'envergure internationale telle que Sonatrach.
Le salut à Sonatrach viendra inévitablement par l'application stricte des lois le plus tôt possible serait le mieux dans l'intérêt des travailleurs, du Groupe pétrolier et de la Nation.
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:26 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Sonatrach : Les terribles effets de la non gestion
30/06/2015 source: Le Quotidien d'Oran 0
Corruption et mauvaise gestion sont inséparables. Elles ont fait de Sonatrach une vache à lait à l'international. Sonatrach n'est pas, seulement, une entreprise mal gérée. C'est aussi une formidable vache à lait pour les Algériens qui la partagent, généreusement, avec les partenaires étrangers.
Il ne s'agit pas, seulement, des trafics aux frontières qui offrent à bas prix du carburant importé par Sonatrach, mais aussi de riches compagnies occidentales qui y ont découvert un filon exceptionnel pour gagner de l'argent, sans trop d'efforts. Il leur suffit d'un minimum d'intelligence pour lui extorquer des sommes faramineuses par le biais des procédures d'arbitrage que la compagnie algérienne gère d'une manière qui frise l'inconscience, et soulève de sérieuses interrogations, sur les motivations des uns et des autres.
L'Italien Saïpem est en train de le prouver, en lançant une série de procédures d'arbitrage sur des contrats, en Algérie, alors que le doute plane, encore, sur la manière dont ces contrats ont été remportés. Saïpem est une filiale de l'ENI, le géant italien accusé d'avoir versé des commissions faramineuses à l'ancien ministre de l'Energie Chakib Khelil, pour obtenir des contrats d'une valeur de près de onze milliards de dollars.
La justice italienne a révélé qu'il y a eu une commission prouvée, de près de 200 millions de dollars, versée par le biais de Farid Bedjaoui, neveu de l'ancien ministre des Affaires étrangères Mohamed Bedjaoui et proche de Chakib Khelil. Un économiste algérien estime que les contrats conclus avec Saïpem «portent, probablement, des surcoûts d'au moins dix pour cent », soit près d'un milliard de dollars, au bas mot, « probablement deux ou trois milliards ». Cela n'a pas empêché Saïpem d'engager plusieurs procédures d'arbitrage pour réclamer, encore, plus d'argent.
Selon des informations, rendues publiques, cette semaine, Saïpem a engagé une procédure sur un contrat concernant le champ gazier de Menzel Ledjmet, près de Hassi Messaoud. D'obscures histoires d'avenants et de modification du contenu du contrat ont poussé Saïpem à réclamer 580 millions de dollars supplémentaires. Sonatrach avait été informée du recours de Saïpem, en janvier 2014, mais elle a gardé le secret. On ne révèle pas un scandale à la veille d'une élection présidentielle contestée.
NON GEREE OU MAL GEREE ?
Saïpem a, également, engagé une procédure d'arbitrage international concernant le contrat dit LPG. Elle demande des dédommagements s'élevant à 171 millions de dollars. Ce qui montre que la compagnie italienne ne se sent ni coupable ni en position de faiblesse, malgré les scandales entourant sa présence, en Algérie. Elle attaque encore, du moment qu'en face, c'est le vide.
Il faut dire qu'à la tête de Sonatrach, personne ne peut faire face. Mohamed Meziane piquait dans la caisse avec femme et enfants, selon les accusations portées contre lui, lors du procès Sonatrach. Il a reconnu que le vrai pouvoir était entre les mains de Réda Hemch, un proche de Chakib Khelil qui officiait comme directeur de cabinet, à Sonatrach.
Abdelhamid Zerguine, qui lui a succédé, a toujours été fragilisé, au point d'apparaître comme un simple faire-valoir, pendant les trois années, durant lesquelles il a dirigé la compagnie. Son successeur, Saïd Sahraoui, était dans une posture encore plus grave. Il est resté intérimaire jusqu'à son départ, pendant un peu moins d'une année. Il ne pouvait donc décider de rien, dans une période marquée par la chute des prix du pétrole, la contestation sur le gaz de schiste et les innombrables contentieux qui s'accumulaient.
Que pouvait, dans le contexte algérien, Saïd Sahraoui face au contrat Technip ? Rien. Il avait la possibilité de démissionner, ou mieux encore, de ne pas accepter le poste, dès le départ, la seule attitude digne, car il n'avait pas la marge pour décider, au cas où il le voudrait. Dans tous ces contrats, il y a suspicion. Remettre en cause un contrat, c'est risquer de piétiner la plate-bande d'un ponte du régime qui a, peut-être, touché une commission.
LE PRECEDENT ANADARKO
Ce n'est qu'avec le nouveau P-DG que la compagnie a pu, enfin, résilier le contrat avec le français Technip, portant sur la rénovation et l'agrandissement de la raffinerie de Baraki, près d'Alger. Le contrat d'un milliard de dollars, accordé à l'entreprise française, a connu plusieurs années de retard. Pendant ce temps, l'Algérie est condamnée à continuer d'importer du carburant. Et l'aventure n'est pas finie. Un spécialiste consulté par ‘Le Quotidien d'Oran' estime que Technip peut être tentée par un arbitrage.
A moins que le nouveau patron de Sonatrach n'ait apporté du nouveau avec lui, la compagnie n'est pas outillée pour défendre, au mieux, ses intérêts. Pourtant, tout laisse penser qu'elle est dans son droit dans le conflit avec Technip, car le partenaire français a, probablement, sous-estimé la consistance des travaux pour décrocher le contrat, avant de se retrouver face à des difficultés insurmontables.
Etre dans son bon droit ne suffit, cependant, pas à gagner le procès, car les intérêts de Sonatrach sont trop mal défendus. La compagnie n'est pas organisée pour faire face à ce genre de situation. Comme toutes les institutions du pays, les centres de pouvoir ne sont pas identifiés, et personne n'est comptable de ce qu'il fait.
De plus, le précédent Anadarko est là pour prouver la duplicité de la partie algérienne dans ces affaires. Un conflit avec la compagnie Anadarko, du temps de Chakib Khelil, a provoqué un incroyable gâchis, lorsque Sonatrach a été condamnée à payer 5.9 milliards de dollars. Une telle erreur de gestion aurait abouti à un immense scandale, dans n'importe quel pays du monde. Ceci au cas où il serait, effectivement, question d'une erreur de gestion.
Car la suite a montré qu'avec Chakib Khelil, rien n'est impossible. Le doute est, aujourd'hui, légitime : rien ne prouve que l'issue du conflit avec Anadarko n'a pas été délibérément orientée vers cette solution. Ce qui montre que sous la mauvaise gestion, pointent souvent, pour ne pas dire systématiquement, des affaires de la corruption. 
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:27 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Gestion de Sonatrach: Les vérités de Cherouati
28/06/2011 source: Le Soir d'Algérie 0
Le président directeur-général de la Sonatrach a annoncé la création d’une inspection générale indépendante qui sera chargée de contrôler la gestion de l’entreprise. Noureddine Cherouati, qui a rencontré, hier, des représentants de la presse, s’est montré confiant quant aux potentialités énergétiques de l’Algérie.
La Sonatrach veut se défaire définitivement de l’image d’entreprise minée par la corruption dont elle a hérité ces dernières années. Son Pdg a annoncé, hier, la création d’une inspection générale indépendante. «Nous allons installer une inspection générale qui sera chargée de contrôler la gestion de la compagnie. Cette structure sera totalement indépendante.
L’inspection générale, dont les membres seront des cadres issus de la Sonatrach, jouera également le rôle d’arbitre», a indiqué Nourredine Cherouati lors d’une rencontre avec la presse au siège de la compagnie nationale. Selon lui, les mécanismes mis en œuvre depuis son arrivée à la tête de la compagnie ont permis d’assurer les objectifs essentiels en matière de gestion : «Protéger les gestionnaires, obtenir les meilleurs prix et assurer la transparence des opérations.»
Cherouati a cité en exemple les directives R 16 et R 17 relatives aux transactions commerciales qui ont remplacé la très décriée R 15 imposée par son prédécesseur. «Le principal avantage de la R 16 est de protéger le gestionnaire à travers le passage par une commission des marchés.
Mais voilà, nous nous sommes rendu compte que ce mécanisme était très lourd, car même les membres de la commission avaient tendance à être réticents. Nous avons donc décidé de corriger certaines défaillances dans le cadre de la R 17. Aujourd’hui, le mode de passation de marché est mieux maîtrisé.»
Externalisation
Noureddine Cherouati a expliqué qu’une des mesures introduites dans la R 17 consistait à permettre à la Sonatrach de passer des marchés de gré à gré avec les autres filiales du groupe. «Nous avons consulté au préalable les autorités qui nous ont répondu que cela entrait parfaitement dans le cadre de la politique de la préférence nationale.»
Un des défis auquel est confronté la Sonatrach consiste à gérer au mieux le processus d’externalisation de certaines activités. «Voilà près de vingt ans que la Sonatrach applique une politique d’externalisation de ses activités annexes.
Mais à terme, cela pourrait représenter un danger réel car en externalisant tout, nous finirons par nous mettre à la merci des autres. La compagnie doit donc garder un maximum de liberté. Avant de sous-traiter une activité, il faut tout maîtriser. C’est dans cet esprit qu’il a été décidé de créer des laboratoires d’expériences qui seront chargés, au préalable, de mener des études.»
Potentiels
Interrogé sur les potentiels énergétiques de l’Algérie, Cherouati s’est montré particulièrement optimiste. Il a rejeté en bloc la théorie selon laquelle les réserves nationales d’hydrocarbures seront totalement épuisées dans deux ou trois décennies. «Il y a encore beaucoup de pétrole et de gaz à découvrir en Algérie. Jusqu’à présent, l’essentiel des découvertes est concentré au sud-est du pays.
Nous savons que notre potentiel intéresse beaucoup de monde. Des études ont démontré que l’Algérie est classée parmi les premiers pays en termes de réserves d’hydrocarbures.» En termes de recherche d’hydrocarbures, Cherouati fait sienne cette citation : «C’est l’intelligence humaine qui permet de découvrir le pétrole.»
Sonatrach devrait également se lancer dans l’exploitation de gaz de schiste. Un débouché qui s’annonce prometteur car, en plus de l’énergie produite, il permettra de créer de nombreux emplois. Une étude complète sur le développement de gaz de schiste devrait être présentée aux autorités avant la fin de l’année.
Conflits
Dans le registre des conflits, le patron de la Sonatrach est revenu sur l’accord signé récemment avec Gaz Natural. Un accord qu’il a qualifié de «satisfaisant» puisqu’il permet à la compagnie nationale de prendre 3,8 % du capital de la compagnie espagnole en plus de certains avantages financiers.
Toutefois, Cherouati a laissé entendre que la Sonatrach n’aurait pas eu de réel pouvoir si elle avait exigé des parts plus importantes pour siéger au conseil d’administration de Gaz Natural. «Les principaux actionnaires sont Caixa et Repsol. Nous ne pouvions pas être majoritaires.» Interrogé sur le conflit qui oppose Sonatrach à Anadarko, Cherouati s’est refusé à tout commentaire.
«L’arbitrage est en cours.» Autre question sur le même sujet : «Cette affaire aurait-elle éclaté si la Sonatrach n’avait pas vendu les actions qu’elle détenait dans Anadarko ?» Réponse : «Je n’ai pas de machine à remonter le temps.» Sur un autre plan, le président directeur-général de la Sonatrach a nié l’existence d’un désaccord avec le ministre de l’Energie et des Mines. «Tout se passe très bien avec le ministre. Tout le reste, n’est que rumeur.»
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:28 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Sonatrach: Fallait-il limoger Cherouati ?
29/11/2011 source: Le Soir d'Algérie 0
«Je dérange des hommes et aussi des intérêts.» C’est cette phrase de Cherouati qui sera retenue par tous les spécialistes du secteur. L’homme sera limogé au lendemain de cette déclaration. Mais le plus grave est le fait que cette décision ait été prise dans l’avion présidentiel.
On a réussi à convaincre Bouteflika de la décision de limoger Cherouati alors qu’Ouyahia n’était même pas consulté sur le sujet. Pour certains observateurs avertis, cette décision est la résultante de conflits au sommet de l’Etat.
Quand le système est face à lui-même, le sacrifice des cadres devient un rituel quotidien.  Nous sommes le 26 octobre 2008. Au moment où le président Bouteflika publie le code des marchés publics, Sonatrach défie la République en diffusant la R15 (document relatif à la passation des marchés), tout en ordonnant la stricte application de cette directive.
Les cadres de Sonatrach ne savaient plus s’ils devaient appliquer le code des marchés publics ou obéir aux directives de leur employeur. L’incohérence va atteindre son paroxysme le 8 avril 2010. Alors que Meziane était déjà inculpé et Feghouli sous enquête, Sonatrach diffuse la R16, toujours en contradiction avec le code des marchés publics. A son installation, trois semaines plus tard, Cherouati était confronté d’abord à un problème de confiance.
Les cadres, qui découvraient quotidiennement des informations sur les déboires de leurs anciens  P-dg, n’étaient pas en mesure de s’aventurer à signer quoi que ce soit. Cherouati commencera alors par réunir le conseil d’administration afin d’adapter la fameuse R16 à la réglementation régissant les passations de marchés publics. Cette mesure sera accompagnée d’un texte comportant un code d’éthique auquel doit se conformer le personnel de Sonatrach.
Les cadres sont remobilisés et l’équipe dirigeante décide de créer une inspection générale du groupe et le renforcement des opérations d’audit interne. Cette nouvelle dynamique va également aboutir à la dissolution de Soprep (une filiale de Sonatrach) considérée auparavant comme l’agence de voyage de Chakib Khelil.
La Soprep (Société de promotion, réalisation et développement des prestations de relations publiques et services liés), créée en 2006, était chargée d'assurer l'accueil, le protocole, le transport, l'hébergement et la restauration, ainsi que l'organisation et la gestion des foires, forums et manifestations nationales et internationales. Cette entreprise, qui aura été au cœur du scandale lié à la société anglaise CWC dans l’organisation de la 4e Semaine de l’énergie, s’occupait beaucoup plus du confort du ministre que des «relex» de Sonatrach.
Des litiges en cascade
Mais la nouvelle équipe dirigeante devait également gérer tous les litiges laissés en héritage. A commencer par assumer les retombées de la mise sur «black list» de l’italien Saipem, impliqué dans les affaires de Meziane et ses enfants.
La situation du Centre des conventions d’Oran et de l’hôtel Méridien devait également être assainie : Cherouati a renégocié les termes du contrat avec les Espagnols d’OHL et obtenu un rabais de 93 millions d’euros. Au passage, la société française (GL Event) qui avait obtenu un contrat sur-mesure pour la gestion du palais des expositions est écartée.
Comme la liste des litiges était trop longue, Cherouati et son équipe devaient mettre un terme au bras de fer opposant, depuis 2007, l’entreprise publique algérienne d’hydrocarbures, la Sonatrach, et le groupement espagnol Repsol-Gas Natural sur les contrats de vente de gaz. Au bout du compte, Sonatrach obtient, à l’amiable, un montant de presque 1,7 milliard d’euros (3.8 du capital de Gas Natural, équivalent à 514 millions et 700 millions payés cash.
En outre, Sonatrach devait accéder au capital de Medgaz à hauteur de 10%). «Une victoire retentissante remportée contre vents et marées qui allait coûter à Cherouati une campagne de déstabilisation », estiment des observateurs avertis qui précisent : «On racontait partout que le ministre de l’Energie aurait demandé au président de la République l’autorisation de limoger le P-dg de Sonatrach.»
Les deux projets d’ammoniac qui devaient être réalisés à Arzew avec l’égyptien Orascom Construction Industrie et l’Omanais Souhail Bahwan allaient ajouter des soucis à la nouvelle équipe dirigeante de Sonatrach qui exigeait la révision à la hausse du prix du gaz intégré à cette industrie.
A cette même période, les raffineries constituaient un véritable casse-tête pour l’entreprise algérienne. Celle d’Alger, remportée pour un montant de 908 millions de dollars, devenait une arène dans laquelle l’équipe de Sonatrach affrontait son homologue de Technip.
La société française tentait de substituer des composants et économiser, ainsi, une bonne centaine de millions d’euros sur la facture d’équipement. Le bras de fer engagé par Sonatrach sera décisif dans la gestion de ce dossier. Technip finira par comprendre les menaces qui pouvaient remettre en cause ses relations avec le partenaire algérien et procédera au changement du staff qui chapeautait la réalisation de la raffinerie algéroise.
Les enjeux de l’emploi et du catering
Depuis plus d’une décennie, Sonatrach souffre de sa mauvaise gestion des ressources humaines. Consciente de ces enjeux, la nouvelle direction commencera par dénoncer le système en place. Elle ne pouvait comprendre comment un technicien supérieur, qui travaille dans des conditions extrêmes au sud du pays, était classé à la catégorie 17 alors que des secrétaires, en activité à Hydra, étaient positionnées à des échelles bien supérieures. Le changement ne manquera pas de «déranger» des enfants de hauts cadres de l’Etat…
En parallèle, des ouvriers payés à 30 000 DA par des sociétés d’emploi étaient facturés à hauteur de 50 000 DA au groupe pétrolier. Aussi bien pour Sonatrach que pour les groupements, il a été mis un terme à «la mise à disposition du personnel» en décidant d’intégrer le personnel en place dans les effectifs de Sonatrach. Cette décision a coûté la bagatelle de mille milliards que percevait annuellement une poignée de sociétés d’emploi.
D’autre part, il faut savoir que le budget alloué au catering et la restauration de plus de 200 000 employés est loin d’être négligeable. Et ce sont quelques sociétés seulement qui se partagent ce trésor. A eux seuls, Al Bayat et l’italien Ligabue obtiennent depuis des années des contrats de plus 500 milliards par an. Quand Cherouati a tenté de créer une société de catering appartenant à Sonatrach, le ministère de l’Energie a jugé qu’il était trop tôt pour s’engager dans cette aventure.
Les stations de dessalement
Jusqu’à ce jour, on ne sait par quel miracle Sonatrach a été impliquée dans les stations de dessalement de l’eau de mer. Le programme initié en 2001 prévoyait la construction de 43 stations de dessalement avant 2019, pour un investissement total de 14 milliards de dollars. Pour gérer ce gigantesque chantier, Sonatrach a créé, du temps de Chakib Khelil, la société mixte Algerian Energy Company (AEC), dont elle est actionnaire à hauteur de 50%.
Les entreprises étrangères réalisent des stations de dessalement et l’eau produite est achetée par la filiale de Sonatrach (AEC) et l’Algérienne des eaux (ADE) à travers des contrats à long terme. Seulement, les dessous de ce dossier sont tout le temps orientés vers les prix proposés par les industriels de l’eau.
A la station de Fouka, on achète l’eau à 54 DA le mètre cube, contre 59 DA proposés à la station de Hamma (Alger). A Magtaâ (Oran), les prix sont plus raisonnables et tournent autour de 34 DA seulement. En 2008, Chakib Khelil, qui a fait construire la majorité de ces stations de dessalement, déclarait publiquement que les tarifs de l’eau variaient entre 34 et 65 DA. Qui a décidé de ces prix ? Mystère et boule de gomme.
Ministre de l’Energie ou ministre de Sonatrach ?
Depuis son arrivée au ministère de l’Energie, Yousfi a toujours considéré qu’il était ministre de Sonatrach. Il n’a touché à aucun des dossiers explosifs qu’il a hérités de Chakib Khelil. L’arnaque de GMA Ressources, dans l’histoire de l’exploitation des gisements d’Amesmessa et de Tirek, est restée impunie. Les titres miniers attribués du temps de Khelil aux entreprises étrangères n’ont toujours pas été traités par le ministre. Benyoub, l’ancien patron de l’ANPM (Agence nationale du patrimoine minier), en charge des titres miniers, a préféré partir à la retraite que d’observer la passivité de son ministre.
Aujourd’hui, les grandes et moyennes mines sont presque paralysées alors qu’elles peuvent constituer une nouvelle source de richesse. Mais personne ne demande des comptes aux concernés. En revanche, quand il s’agit des manifestations publiques de Sonatrach, le ministre est toujours présent. Y compris au moment d’une visite de Cherouati à l’IAP (Institut de pétrole de Boumerdès).
Ce même ministre se laisse entraîner parfois dans des déclarations publiques qui en disent long sur sa gestion de certains dossiers. A titre d’exemple, au moment où certaines sociétés turques et françaises se battaient pour décrocher le contrat d’installation des stations de carburant sur le projet de l’autoroute Est-Ouest, Yousfi déclarait impassiblement que Naftal allait en réceptionner une bonne partie au courant du second semestre 2011.
Peut-être qu’il ignorait à ce moment-là le fait que les plans de ces stations avaient passé des mois et des mois au niveau du CTC (Contrôle technique des constructions) et que GCB, l’entreprise de réalisation, n’était pas prête pour les travaux. Résultat : toutes les opérations ont été sous-traitées chez les privés et aucune station n’a été livrée à temps.
Les enjeux de l’amont
Les récentes découvertes annoncées par Cherouati dans les quatre coins du pays faisaient peur au puissant clan qui a décidé depuis une décennie que Sonatrach ne pouvait réaliser des explorations en effort propre. En 2010, Sonatrach a développé un programme de forage de 621 puits en effort propre, notamment au niveau de Hassi Messaoud et sa périphérie, ainsi que sur les nouveaux gisements de gaz de Berkine et Tinhert. Ces forages ont mis en évidence 29 nouvelles découvertes dont 14 de gaz et gaz à condensat, 12 d’huile et 3 d’huile et de gaz.
L’enjeu réside dans le fait que sur ces 29 découvertes, 27 ont été réalisées par Sonatrach en effort propre et deux seulement en partenariat avec Gazprom et Eon Rhurgas. Sur cette lancée, l'objectif inscrit pour Sonatrach en effort propre au titre de l'exercice 2011 était de l'ordre de 11 milliards de dollars. La nouvelle politique «protectionniste» a permis de démontrer que des cadres algériens étaient en mesure de réaliser des miracles et que l’assistance étrangère ne devait être qu’un appui à cette dynamique.
Il est évident que vu les enjeux colossaux, certains ont téléguidé des campagnes de déstabilisation pour faciliter l’accès des compagnies étrangères à ce trésor. Avant de quitter Sonatrach, Cherouati déclarait constamment que la priorité était à l’amont et à l’investissement en Algérie. Le clan qui a convaincu le président de l’évincer aspire à autre chose : développer le partenariat dans l’industrie pétrochimique et l’investissement à l’étranger.
Les trois mégaprojets signés en partenariat avec les étrangers sont toujours gelés. Sonatrach a tout perdu en Irak et les investissements en Libye risquent de subir le même sort. Plus grave encore, les actifs de Sipex (la filiale de Sonatrach pour l’activité à l’étranger) étaient menacés par Anadarko qui mène depuis 2006 une bataille contre l’Etat algérien.
Le dossier de la discorde
Le dossier Anadarko aura été l’une des raisons de la discorde entre l’ex-PDG de Sonatrach et certains décideurs. On ne voulait pas que Cherouati parvienne à un accord à l’amiable avec Anadarko. Car un accord pareil l’aurait rendu hors d’atteinte.
A chaque fois que Cherouati engageait des négociations avec la société américaine, il devenait systématiquement victime de campagnes déstabilisatrices. Il n’en demeure pas moins que Cherouati était parvenu à un stade très avancé dans les négociations avec la partie américaine et l’accord sera signé bientôt par la nouvelle équipe dirigeante de Sonatrach.
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:29 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Revendications salariales: Remous chez les travailleurs de Sonatrach
31/07/2011 source: El Watan 0
La contestation se réinstalle chez les pétroliers de Hassi R’mel. Les travailleurs, qui avaient ébranlé Sonatrach en mars dernier avec une «grève de la faim», menacent de reprendre la protesta dès le début du mois de Ramadhan, si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans les meilleurs délais.
La direction de la première entreprise d’Afrique, qui a réussi à désamorcer la crise au printemps dernier, doit aujourd’hui faire face à l’impatience des pétroliers des sites du Sud qui s’estiment lésés dans leur rémunération.
Le sursis accordé pour la mise en œuvre des engagements pris par le premier responsable de l’entreprise touche à sa fin et les travailleurs du site de Hassi R’mel jugent ce qui a été présenté jusqu’à aujourd’hui insuffisant. C’est surtout la prime d’intéressement, laquelle fait partie des points de la plateforme de revendications de Hassi R’mel, qui suscite tant de remous.
Au-delà du fait que celle-ci soit considérée comme étant «dérisoire», les représentants de la section syndicale s’indignent du fait que la prime en question soit octroyée selon un système de paliers.
Après avoir saisi par écrit, le 19 juillet, le syndicat national des travailleurs de Sonatrach, les membres de la section syndicale de Hassi R’mel se sont réunis jeudi afin de décider des suites à donner à cette affaire. Sur ce, il a été décidé d’interpeller la direction régionale Sonatrach à l’effet de réunir les conditions nécessaires à la tenue d’une assemblée générale des travailleurs.
Requête à laquelle le responsable de la compagnie pétrolière a opposé une fin de non-recevoir, justifiant son propos par l’inconvenance du calendrier.
Ainsi dans la correspondance qu’il a adressée vendredi au secrétaire général du conseil syndical de Hassi R’mel, le directeur régional Sonatrach a indiqué que «la période estivale et particulièrement celle du mois sacré de Ramadhan ont toujours été caractérisées par une recrudescence d’actes malveillants». Et d’ajouter : «Des instructions fermes à l’adresse des administrations et entreprises publiques ont été données pour faire preuve de vigilance, mettant en œuvre les consignes nécessaires et appropriées.»
Argument auquel les représentants syndicaux ne semblent pas être sensibles, puisqu’ils entendent reprendre langue avec les responsables régionaux demain afin de fixer la date de leur AG.
Les pétroliers sont donc bel et bien décidés à aller au bout de leurs réclamations, malgré les assurances de la direction d’Alger. Cette dernière s’est engagée à satisfaire un certain nombre de revendications énumérées dans un bulletin d’information interne. Les responsables de l’entreprise demandent d’ailleurs du temps pour répondre à l’ensemble des requêtes, vu la nécessité de respecter un certain nombre de procédures.
Toutefois, la situation semble aujourd’hui inextricable, d’autant que les syndicalistes de la base ont un certain nombre de griefs à adresser à la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie. Les représentants de la section syndicale de Hassi R’mel estiment s’être fait doubler par le syndicat affilié à l’UGTA, et lui reprochent d’avoir entériné l’accord portant prime d’intéressement sans l’assentiment de la base.
Le plan de rémunération au cœur de la contestation
Dans une correspondance datée du 28 juillet, ils évoquent la dégradation du climat social engendrée par un «sentiment de frustration et d’indignation envers la direction générale et le Syndicat national Sonatrach». Et d’ajouter : «Si aucune alternative n’est trouvée à cette situation dans les meilleurs délais, les travailleurs décideront de toutes les mesures conférées par la loi, afin de recouvrer leurs droits légitimes.»Les travailleurs comptent bien, à travers cette mobilisation, remettre en cause tout le nouveau système de rémunération par paliers mis en place au sein de Sonatrach.
Les enjeux dépassent ainsi la simple querelle autour d’une prime, puisque les ambitions des travailleurs sont clairement affichées. Ils comptent bien saisir l’occasion d’une conjoncture favorable à la contestation afin d’obtenir un alignement des augmentations de salaires pour tous les travailleurs et de manière égale.
Au sein du groupe pétrolier, on reconnaît d’ailleurs que le nouveau système de rémunération appliqué de manière progressive depuis 2004 fait face à certaines résistances parmi les 41 000 travailleurs de la compagnie.
Le nouveau plan, qui doit prendre en charge 5000 postes et plusieurs métiers, met en avant les critères de performance et la gestion par objectif dans la définition des rémunérations, ce qui n’est pas du goût des travailleurs. Un plan visant l’amélioration des performances, concocté par IBM Towers Perrin pour lequel le groupe a investi pas moins de 20 millions de dollars.
Toutefois, certains cadres mettent en doute la pertinence de l’ensemble du procédé proposé, et ce, comparativement aux besoins de Sonatrach laquelle devra évoluer désormais en tant que major du pétrole et du gaz.
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:30 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Sonatrach : des milliards de dollars jetés sur le sable !
Des photos choquantes montrant des équipements et matériels lourds très coûteux à l’état neuf, des fûts pleins de produits chimiques etc., acheminés de l’étranger depuis des dizaines d’années, non pas pour servir le développement de l’économie nationale mais pour être jetés sur le sable dans le désert à Hassi Messaoud et dans d’autres régions Sud et Nord et ce, depuis leurs réceptions par leurs supposés utilisateurs. Un spectacle horrible vue d’en haut.




Comme devenus corrodés, érodés et calcinés avec le temps dans de très dures conditions de stockage, exposés aux pires intempéries, les susdits équipements et matériels divers, sont bons maintenant pour les coulées d’acier sous les feux des hauts fourneaux d’El Hadjar, alors qu’ils étaient destinés soit disant comme prévu par la direction de Sonatrach Spa, pour le développement (fictif) des activités pétrolières du groupe Sonatrach, dans l’intérêt de la nation comme on dit. 
 
 
Quant aux contenus des magasins de toutes les unités de production Sonatrach, ils demeurent toujours pleins de stocks d’anciens et nouveaux équipements, matériels, produits chimiques, pièces détachées, etc., aussi achetés en excès à coup de milliards de dollars depuis de longues années, mais sans être utilisés. Un autre sujet. 
 
 
Quel dommage ! Une catastrophe innommable survenue au su et au vu de tout le monde et au mépris des lois de la République et ce, dans l’impunité ! Une terrible catastrophe économique et financière devant laquelle, le soi-disant grand scandale des révélations sur Sonatrach éclaté en janvier 2010 (passation de marchés en gré à gré en infraction à la législation avec l'italien Saipem, aussi avec Contel l'allemand pour l'équipement des zones de production de systèmes de télésurveillance, et avec l'espagnol OHL pour la rénovation de l'ex-siège de la DG Sonatrach, etc.), n’est qu'une goutte d'eau dans un océan. 
 
 
Alarmants constats d’experts économiques et d’institutions bancaires 
 
 
Effrayant ! D’après plusieurs titres de journaux de la presse nationale parus à la Une récemment, il est confirmé que l’Algérie continue de s’enfoncer dans la crise en raison de l’effondrement des cours pétroliers qui constituent la principale source de ses revenus, ce qui entraine inévitablement une situation économique et sécuritaire complexe à l’horizon au vu du résultat de son commerce extérieur, dégageant au 1er semestre 2015 un déficit commercial à près de huit milliards de dollars US ! 
 
 
D’ailleurs auparavant, d’éminents experts et institutions bancaires de renommée mondiale ont fait état de prévisions de croissance économique pessimistes pour l’Algérie en 2015, et d’une situation économique et financière alarmistes d’ici 2016, estimant aussi que notre pays traversera une zone de puissantes turbulences les deux prochaines années, ou des crises multiformes certaines se tissent en perspective. 
 
 
Pis, selon la loi des finances complémentaire 2015 discutée et adoptée le 22/07/2015 en Conseil des ministres, dans le but de réajuster le budget pour l’année en cours afin de l’adapter en fonction du nouveau contexte économique et financier imposé par le recul rapide du prix du pétrole qui a perdu la moitié de sa valeur mondiale en un an, des prévisions budgétaires plus pessimistes se dégagent comme résultat pour le pays. 
 
 
Que c’est triste et dur de voir les recettes pétrolières d’Algérie réduites de moitié en une année entrainant l’effondrement du Dinar DZD devant le Dollar US (échangé à 1 pour 100), sans que soient connus et punis les auteurs de cette tragédie nationale ! Déduction faite sans faille pour l’État Sonatrach : Le règne de la rente est révolu ! 
 
 
Pourquoi l’Algérie est arrivé à une telle catastrophe économique ?
Concernant la situation catastrophique multiforme que vit l’Etat-Sonatrach, son entrepreneur la Sonatrach Spa, n’en finit pas de défrayer la chronique, car devenue l’étalon-mesure par lequel on estime le degré de malversation et de détournement des deniers publics et de dégradation des prestations fournies par les managers en charge de gérer et d’administrer l’entreprise nationale qui souffre d’un laisser-aller frisant, surtout la mauvaise gestion (…) en se complaisant dans la comptabilisation de croissants constats défaillants. 
 
 
Des cris de révolte de citoyens s’élèvent de partout, appelant à la nécessité d’élaboration d’un plan de sauvetage urgent afin de tirer l’entreprise nationale Sonatrach d’une situation chaotique allant au pire, façonnée par certains irresponsables qui auraient tendance à confondre propriété privée et services publics dans leurs quotidiens actes de gestion, en mettant à l’écart des compétences avérées et forçant les cadres intègres du groupe Sonatrach au départ massif vers d’autres compagnies internationales (car mal payés ici) ou ils donnent bonne satisfaction sous d’autres cieux en Afrique, Asie, Europe, et au Moyen-Orient. 
 
 
Evoquer l’alarmante situation prévalant au sud dans un langage clair en pointant le doigt sur les graves carences connues à Sonatrach Spa, rien d’encourageant, les gaspillages, destructions inimaginables et dilapidations de deniers publics se trouvent au peloton de tête, surtout pour ce qui est de suivi de réalisation des projets de construction des unités de production, des grands ouvrages, et des équipements pour le développement et mise en exploitation des puits de pétrole découverts en effort propre par Sonatrach ou en partenariat avec des compagnies pétrolières étrangères. Des preuves existent. 
 
 
La sonnette d’alarme est tirée, il est temps d’en finir avec le laisser-aller ruineux et la mentalité du «Beylik», d’éblouissants détails existent (documents à l’appui), prouvant le mauvais usage fait des deniers publics, citons les exemples de : 
 
 
Les démarches correctives dont parle continuellement la direction de l’Etat Sonatrach mais sans agir dans le but de sévir contre les fantômes de la faillite économique et financière du pays, semblent ne pas donner de résultats probants. L’Etat Sonatrach est en perpétuelle attente de voir des compétences nationales venir on ne sait d’où …?, pour prendre en charge le sauvetage de l’économie nationale par conséquent, la prise en charge de l’incurable malade, la Sonatrach Spa (...) 
 
 
Cependant, comme plusieurs ex responsables du groupe Sonatrach sont toujours en détention préventive pour divers délits et crimes, comme des présomptions de malversations et de détournements de deniers publics continuent de peser sur certaines personnes irresponsables malhonnêtes ayant la charge de gestion des marchés publics octroyés en infraction à la loi, des Salaires, Œuvres sociales, Mutuelle des travailleurs, etc., la solution miracle est loin d’être trouvé après une décennie déjà passée. Indéniablement, un dramatique et inquiétant tableau de bord saute aux yeux pour la pérennité tant criée de Sonatrach Spa mise en posture bancale présentement, mais qu’on continue encore de qualifier (SH internationale !) 
 Sonatrach Spa n’en finit pas de défrayer la chronique, entre dilapidations de deniers publics, corruption, favoritisme, dégradation d’équipements et matériels, incompétences d’innombrables managers, en sorte, un palmarès pas très réjouissant pour une entreprise qui faisait la fierté du pays dans les années soixante-dix. 
 
 
Quelle issue à ce gâchis économique ?
Finalement, comme tout est révélé maintenant sur la destruction à ciel ouvert d’un des piliers de l’économie nationale, le secteur des hydrocarbures, à travers la gestion occulte et irresponsable de la direction du groupe Sonatrach Spa depuis longue date, alors devant un tel fatal laisser-aller ruineux et impardonnable, le mot de la fin, c’est d’abord d’attendre venir la procédure de dépénalisation de l’acte de gestion en Algérie à travers l’adoption le 22 juillet 2015 en Conseil des ministres de l’ordonnance modifiant et complétant l'ordonnance n°66-155 du 8 juin 1966 portant code de procédure pénal, pour qu’ensuite, on puisse peut être nous éclairer sur la lointaine issue des affaires de justice enrôlées sur les scandales Sonatrach Spa en cours au niveau de la Cour d’Alger, mais dont les plaignants ne sont pas les organes sociaux de Sonatrach Spa (l’Assemblée Générale-AG et le Conseil d’Administration-CA) comme le précise à présent la nouvelle ordonnance susmentionnée de l’Etat Sonatrach, dont le texte dispose que la non-dénonciation des infractions par les membres des organes sociaux serait passible de poursuite. Ledit texte nous donne raison, car nous avons écrit ce qu’il dit auparavant sur les colonnes du Matin Algérie. Donc, viendra, Le qui punira qui …? 
 
 
M. Lefhel
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:32 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

·         Abed Charef  
·         mardi 1 juillet 2014 00:18 
Corruption, mauvaise gestion : ce que Chakib Khelil a coûté à l’Algérie 
Commissions, investissements inopportuns, mauvaise gestion : Chakib Khelil a dévasté le secteur de l’énergie. Combien cela a coûté au pays ? Eléments de réponse. 
Chakib Khelil a coûté une fortune à l’Algérie. Un dirigeant islamiste, citant des responsables de l’Etat, a parlé de 64 milliards de dollars de dégâts. Exagéré ? Pas si sûr, si on additionne les pertes avérées, celles soupçonnées, et d’autres, plus difficiles à évaluer, des pertes immatérielles dues au préjudice moral subi par les institutions algériennes.
Ami du président Abdelaziz Bouteflika, ayant grandi comme lui à Oujda, au Maroc, Chakib Khelil a été envoyé en formation par le MALG. Ingénieur pétrolier, il a longtemps officié en Algérie, avant de s’exiler aux Etats-Unis, pour revenir en conquérant lorsque le président Abdelaziz Bouteflika a accédé au pouvoir en 1999.
L’homme flamboyant et déterminé cachait une autre facette, liée aux affaires. La plus célèbre est celle liée au groupe italien Saïpem. Celui-ci a obtenu des contrats pour 11 milliards de dollars en Algérie durant l’ère Khelil. Quelle est la véritable valeur de ces contrats ? « Il faut diviser par deux », affirme un ancien haut responsable de l’industrie. Les contrats ont été surévalués, et des commissions versées par le biais de Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des affaires étrangères Mohamed Bedjaoui. La justice italienne fait état de près de 300 millions de dollars de commissions. C’est la partie visible, prouvée.
Arbitrages perdus
Chakib Khelil entraine avec lui les entreprises sous tutelle. Sonelgaz achète des centrales électriques. Deux milliards de dollars l’unité. Curieusement, elle achète une autre centrale, de même puissance, deux fois moins chère. Rien n’explique un tel écart. Ce n’est que lorsque la disgrâce sera prononcée que ces affaires remontent à la surface.
Face à Anadarko, puissante compagnie pétrolière américaine qui exploite le gisement géant de Hassi Berkine, Sonatrach a perdu quatre milliards de dollars dans une procédure d’arbitrage. Est-ce un arbitrage réellement perdu, ou est-ce qu’il a été délibérément perdu, permettant à la compagnie américaine d’empocher le pactole contre d’éventuelles rétro-commissions en faveur de M. Khelil ? Des spécialistes de l’énergie hésitent à se prononcer, mais ils relèvent que le système Khelil est si rodé pour favoriser les commissions que tout est possible.
Dans une autre affaire d’arbitrage, suite au conflit avec le norvégien Statoil, Sonatrach a été condamnée à payer 400 millions de dollars. La compagnie algérienne devait fournir à son partenaire un milliard de mètres cube de GNL par an. Sonatrach n’a pu remplir ses engagements dès 2010, en raison de la baisse de la production.
Rayan Asset Management, basée à Dubaï et représentant exclusif de Russel Investments pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a joué un rôle clé dans la transaction. A qui appartient Russel Investments ? A Farid Bedjaoui, l’homme recherché pour son implication dans les commissions de Saïpem.
Derrière l’incompétence, la corruption
Sur un autre registre, Sonatrach a vendu inutilement 12 millions d’actions détenues dans Anadarko et 16 millions au sein de Duke, deux célèbres compagnies américaines qui possèdent des gisements de pétrole et de gaz aux Etats-Unis et dans d’autres pays. En 2002, la capitalisation boursière d’Anadarko était de 11 milliards de dollars. Une décennie plus tard, elle était de 37,7 milliards de dollars. Si Sonatrach avait gardé ses actions, cinq pour cent du capital d’Anadarko, et utilisé ses excédents financiers pour éventuellement augmenter ses parts, elle aurait eu la possibilité d’éviter, ou de faire échouer l’opération d’arbitrage qui a coûté quatre milliards de dollars à Sonatrach. Curieusement, ces actions avaient été obtenues par Sonatrach comme dédommagement d’une opération d’arbitrage datant des années 1980, quand Sonatrach gagnait ses procédures.
Sonatrach s’est aussi lancée dans des investissements d’envergure, qui devaient pousser les exportations algériennes jusqu’à 120 milliards de mètres cube de gaz par an, contre 70 milliards au milieu de la décennie précédente. Selon les estimations les plus basses, les investissements ont coûté dix milliards de dollars, incluant l’installation de nouveaux trains de liquéfaction à Skikda et Arzew, et la rénovation des anciennes installations. Mais au final, à cause de la baisse de la production, les exportations ont baissé, et les installations tournent à trente pour cent de leurs capacités, selon un cadre de Sonatrach.
Erreurs induites A côté de ces fautes directes, il y a les erreurs induites. Et qui coûtent cher. Pour tenir son projet d’exporter la production, Chakib Khelil a surutilisé les capacités du gisement de HassiR’Mel. Mal entretenu, celui-ci a subi « ce qui peut arriver de pire », c’est-à-dire la perte d’une partie de la ressource, qu’on ne peut plus récupérer, selon M. Nazim Zouiouèche, ancien PDG de Sonatrach. Quelles sont les pertes ? Difficile à dire. « Enormes, si on se fie à l’expertise de M. Zouiouèche », répond un économiste.
Le choix d’exporter plus de gaz a aussi poussé vers le lancement d’un nouveau gazoduc, le Galsi, en vue d’expédier du gaz vers l’Europe. Le projet a été abandonné en cours de route, faute de financement et de gaz à exporter. Mais il a coûté beaucoup de temps, d’énergie et de crédibilité. Les responsables du secteur de l’énergie étaient considérés comme des amateurs, avides de commissions. Difficile d’avancer avec de tels interlocuteurs.
Chakib Khelil a ainsi dévasté les institutions qu’il a dirigées. Le ministère de l’Energie et la principale entreprise du pays, Sonatrach, sont apparus comme des chasses gardées de quelques groupes agissant en marge de la légalité. Les partenaires traditionnels de l’Algérie ont appris à traiter avec des intermédiaires qui géraient les commissions, ce qui a faussé l’activité ordinaire de l’entreprise.
Préjudice moral 
Des hommes d’affaires au passé sulfureux, comme Pierre Falcone, ont tenu des réunions avec M. Khelil et d’autres ministres convoqués par le ministre de l’Energie. « Il est très difficile de rétablir le crédit de Sonatrach », résumait en privé un ancien patron de la compagnie. L’opprobre a même dépassé ce cercle, pour atteindre d’autres responsables, convoqués par la justice alors qu’ils s’étaient précisément élevés contre la gestion de M. Khelil.
Dans l’intervalle, la loi de 2005 avait déstabilisé le secteur, avant d’être abandonnée, sans être appliquée. Du temps perdu là aussi, une déstabilisation inutile, et une nouvelle perte de crédibilité. Puis, avec les affaires Sonatrach 1 et 2, la compagnie a été décimée. Son PDG, Mohamed Meziane lui-même, a été entrainé dans les affaires. Il accordait des marchés à son propre fils, comme s’il n’y avait même plus besoin de mettre les formes.
Malgré toutes ces affaires, M. Khelil a pu quitter l’Algérie pour repartir aux Etats-Unis, pays dont il possède la nationalité. Jusqu’où pouvait aller la protection que lui accordait le président Bouteflika ? La justice se montrait à son tour impuissante, confirmant qu’en Algérie, il y a des hommes au-dessus de la loi et de la justice. Ce volet est impossible à évaluer, mais son coût dépasse largement les commissions touchées par M. Khelil.
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:32 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

 
En se référant à la loi 06/01 sur la corruption, Chakib Khelil et consorts risquent gros dans l’affaire Sonatrach. Selon l'article 27 relatif aux marchés publics, il peut écoper d'une peine allant jusqu'à 20 ans de prison.
En touchant à la mamelle des Algériens, il a porté un très grave préjudice, qui est à la fois financier, éthique, moral et de souveraineté sans oublier qu’en favorisant des sociétés étrangères dans l’octroi de contrats à coups de pots-de-vin, il n’a pas veillé aux intérêts du pays, alors que son poste de responsabilité exige qu’il les protège. Dans cette affaire, l’engagement de l’Etat, à sa tête le président Bouteflika en sa qualité de premier magistrat du pays, doit être prompt et tranchant pour permettre à la machine judiciaire de se mettre réellement en marche, loin des pressions et des injonctions. En l’absence d’informations sur l’enquête en Algérie qui a été ouverte suite aux révélations sur les pots-de-vin impliquant l’ancien ministre de l’Energie et le neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères par les Italiens et les Canadiens, dans le sillage d’un coup de balai dans la fourmilière auquel ils ont procédé au sein de leurs entreprises et les spéculations qui ont suivi, nous avons sollicité deux spécialistes en droit pour nous éclairer. Le Dr Bousmaha Nacerddine est spécialiste en droit public et auteur d’une thèse de doctorat sur «les crimes des chefs d’Etat». Il nous dit que «la promulgation de la loi 06/01 relative à la prévention et la lutte contre la corruption en 2006 n’est pas venue à l’initiative du gouvernement. Elle entre dans le cadre des obligations internationales». Il faut signaler que l’Algérie a ratifié en 2005 la convention des Nations-Unies de lutte contre la corruption. La loi algérienne, qui complète le code pénal, comprend deux volets : la corruption dans le secteur privé et la corruption dans secteur public. C’est ce dernier volet qui nous intéresse. Il comprend toutes les institutions, les administrations, les entreprises et les entreprises économiques. Nous distinguons au moins 12 infractions qui concernent la corruption. Nous citerons les pots-de-vin, les cadeaux et avantages, la dilapidation des deniers publics, les abattements de taxes et impôts illégaux sur la base de fausses déclarations, la nondéclaration du patrimoine. Mais à ce stade préliminaire de l’enquête, nous n’avons pas suffisamment d’informations, sauf ce qui est révélé par la presse. Selon les recoupements, dans l’affaire Sonatrach, il existe tout un réseau international spécialisé dans le blanchiment d’argent. Autant dire que c’est un nid de guêpes. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que la loi est très stricte et si elle est appliquée, voire s’il y a une réelle volonté politique, il n’échappera pas facilement à une peine privative de liberté. Il devra par ailleurs restituer les biens mal acquis. Le ministre Khelil ne signe pas les contrats, c’est le P-dg de Sonatrach qui en a la charge mais cela ne l’absout pas. Dans son cas, la loi le définit comme un agent public et voilà ce que dit l’article 2 de la loi 01/06 : «Un agent public est toute personne qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif ou judiciaire ou au niveau d’une assemblée populaire locale élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non ou quel que soit son niveau hiérarchique ou son ancienneté. Toute personne investie d’un mandat même temporaire rémunéré ou non et concourt à ce titre au service d’un organisme public ou d’une entreprise publique ou de toute autre entreprise dans laquelle l’Etat détient tout ou une partie de son capital ou toute autre entreprise qui assure un service public.» Quelle peine encourt, au regard de la loi, Chakib Khelil ? interrogeons-nous. «Selon la loi, souligne le Dr Bousmaha, il peut être poursuivi pour usurpation de fonction, trafic d’influence, pots-de-vin, réception de cadeaux et avantages, mauvaise gestion, non-déclaration de patrimoine et ainsi de suite, selon les conclusions de l’enquête. Il faut signaler que dans le droit, il y a quatre catégories, les contraventions avec une peine maximum de moins de deux mois, les délits avec des peines entre 2 mois et 5 ans plus des amendes parfois, la plus grave est le crime. Les peines concernant les crimes, selon leur gravité, peuvent aller de 5 à vingt ans d’emprisonnement, de la perpétuité ou la condamnation à mort». Dans la précédente loi, la corruption était considérée comme un crime mais l’actuelle la définit comme un délit car la procédure est plus rapide et l’accusé peut faire appel. Le délit peut aller jusqu’à 10 ans de prison en plus d’une amende entre 200 000 DA et 1 000 000 DA. Ce revirement est dû à la controverse engendrée par la campagne «mains blanches» du temps d’Ouyahia, qui a vu des cadres injustement incriminés pour mauvaise gestion. On a décidé de faire marche arrière mais la mauvaise gestion est punie par le code du commerce dans ses articles 800 jusqu’à 806, la loi 06/01, a suspendu ce délit. Certaines voix appellent à le réintégrer parce qu’elles pensent que si on ne peut pas épingler les hauts responsables pour corruption, on peut les condamner pour mauvaise gestion. Dans l’affaire de Sonatrach, Chakib Khelil est concerné par l’article 27 relatif aux marchés publics qui stipule que «est puni d’un emprisonnement de 10 ans à 20 ans et d’une amende de 1 million à 2 millions de dinars, tout agent public qui a, à l’occasion de la préparation, de la négociation, de la conclusion ou de l’exécution d’un marché, d’un contrat ou avenant, conclu au nom de l’Etat ou des collectivités locales ou des établissements publics à caractère administratif, ou des établissements publics à caractère industriel ou commercial ou des entreprises publiques économiques, perçoit ou tente de percevoir directement ou indirectement à son profit ou au profit d’un tiers une rémunération ou un avantage quelle que soit la nature». Cet article est très clair : les avantages peuvent être des cadeaux, des voyages, des biens, etc.
Chakib Khelil à la barre, est-ce possible ? 
Interrogé sur l’affaire Sonatrach et les appels visant son internationalisation, le Dr Mohamed Bousoltane, expert en droit international, nous donne son appréciation de la situation. Il y a deux aspects dans l’affaire Sonatrach : l’un est politique et déontologique et l’autre est financier. C’est un haut responsable représentant de l’Etat mais qui s’est servi dans le Trésor public en portant préjudice aux intérêts du pays. Le perdant dans ce dossier est l’Algérie et non l’Italie ou le Canada. Ces deux pays ne vont pas défendre les intérêts des Algériens, c’est aux Algériens eux-mêmes de le faire. Il peut y avoir une coopération et un échange de renseignements mais l’affaire Sonatrach relève de la justice algérienne et non des instances internationales. Il faut que les choses soient claires. Récemment, Chakib Khelil a été aperçu à Oran. Il a donc pu entrer et sortir du pays sans difficulté. La question que tout le monde se pose, après toutes ces révélation, est celle de savoir pourquoi il n’a pas été appréhendé. Ce fait nous laisse perplexes. Il ne semble pas être inquiété. Ce retard dans la prise en charge de cette grave affaire donne une longueur d’avance à l’ancien ministre indélicat afin de trouver des échappatoires. Il a aussi tout le temps nécessaire pour prendre ses dispositions et dissimuler les biens et l’argent qu’il a pris.» A la question de savoir si Chakib Khelil pourrait se prévaloir de sa nationalité américaine, notre interlocuteur nous répond par la positive : «Il pourra toujours se réfugier aux Etats-Unis et en tant que citoyen américain, ces derniers pourront toujours refuser de l’extrader.» Et de rappeler que «dans l’affaire Khalifa, les Britanniques ont refusé de l’extrader». Et de poursuivre : «Il faut savoir qu’il y a des conventions de partenariat sur les plans judiciaire et économique ratifiées entre les pays mais si le concerné se trouve dans un pays où ce genre de convention n’existe pas, il s’en tire à bon compte. Le droit international ne s’est pas bien développé dans ce domaine. Il y a une dizaine d’années, la corruption était perçue comme une opération de facilitation, les Italiens ont gagné des marchés en milliards mais c’est l’Algérie le grand perdant car c’est son économie qui en souffre. En Arabie saoudite, par exemple, le bakchich est toléré, il serait considéré comme une commission de courtier. Nous avons chez nous des textes très rigoureux que ce soit sur les plans pénal, commercial ou autre mais dans la réalité, on n’a jamais jugé quelqu’un qui soit si proche du pouvoir. Chakib Khelil peut toujours dire qu’il a commis quelques infractions dans l’intérêt du pays.» Notre interlocuteur continue son analyse : «Il y a aussi Farid Bedjaoui qui a joué un rôle d’intermédiaire. C’est un élément- clé dans toute cette affaire. En outre, les signataires des contrats sont les P-dg de Sonatrach, ils apparaîtront également dans l’image.» On a donc laissé filer Chakib Khelil ?, demandons-nous «Effectivement !» répond notre expert qui conclut que «dans cette affaire, le droit international ne peut pas opérer. Cela reste interne au pays. C’est une question de souveraineté et d’Etat de droit». L’affaire de Sonatrach est plus qu’un délit de corruption, c’est un crime perpétré contre le pays, le peuple, son Histoire, ses martyrs qui ont donné leur sang, leur vie pour que l’Algérie recouvre sa dignité mais pas pour qu’une bande de prédateurs dilapident ses richesses et la mettent à genoux. C’est aussi un crime contre les générations futures qui devront souffrir des séquelles des politiques énergétiques successives qui n’auront pas su préserver leurs moyens de subsistance en hypothéquant leur avenir. On parle déjà d’assèchement des puits de pétrole. 
Fatma Haouari
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:33 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Le projet propylène en Espagne : un exemple de mauvaise gestion 
Sonatrach 
LibertéPublié dans Liberté le 13 - 08 - 2003 

C'est l'un des projets qui ont fait perdre le plus d'argent à Sonatrach à l'étranger. Il y a quelques années, le groupe pétrolier algérien s'associait au chimiste allemand BASF pour lancer un important projet à Tarragone, en Espagne. Les deux sociétés ont créé un joint-venture, détenu à 51% par BASF et à 49% par Sonatrach.  Au total, l'opération aurait coûté au moins 315 millions d'euros, dont 100 millions de surcoûts qui seraient liés à la mauvaise conception du projet et à des erreurs de gestion. Au passage, 24 millions de dollars de commissions ont été versées à plusieurs intermédiaires qui ont facilité la réalisation du projet, dont des proches de l'actuel secrétaire général de la présidence, Larbi Belkheir. L'homme est, en effet, très lié à la Sonatrach : c'est lui qui a géré indirectement les projets de rénovation GL1 et GL2 qui ont coûté respectivement 3 milliards et 1,8 milliard de dollars.
Les deux projets ont été réalisés par les entreprises américaines Bechtel et Kellog. À Tarragone, Sonatrach et BASF ont construit une usine de deshydrogénation du propane pour l'obtention du propylène. Le propane était produit à Arzew par Sonatrach, puis exporté vers l'Espagne. Mais aujourd'hui, le projet est en panne. Selon nos informations, l'usine de Tarragone ne fonctionne qu'à 8% de sa capacité de production. Pour les connaisseurs, c'était l'évidence. Dès son lancement, le projet était voué à l'échec. “Il y a chez de nombreux cadres dirigeants de Sonatrach une certaine culture d'appropriation des marchés étrangers. Ils sont convaincus que la Sonatrach doit sortir des frontières de l'Algérie pour se développer et s'imposer à l'étranger. Or, dans un projet comme celui de Tarragone, ils ont négligé beaucoup de facteurs, comme celui de la main-d'œuvre par exemple. Pourquoi partir en Espagne pour lancer un projet qui peut être réalisé à moindre coût en Algérie et qui aurait permis de créer de nombreux emplois ?”, explique un ancien cadre de Sonatrach.
Dès son arrivée à la tête de la compagnie, Chakib Khelil a encouragé cette vision des choses. Il a, en effet, fait du développement à l'international de Sonatrach l'une de ses priorités, malgré les réserves des syndicats et de plusieurs cadres de la compagnie.
N. L. 
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:34 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Tribunal criminel de Blida
L’affaire des 1 100 milliards de dommages et intérêts
L’affaire des 1 100 milliards de dommages et intérêts Cinq ans de réclusion pour le juge Bekir. Pour avoir accordé 1 100 milliards de dommages et intérêts à un entrepreneur privé, deux magistrats de la cour d’Alger et un expert agréé auprès des tribunaux ont comparu jeudi devant le tribunal criminel de Blida. Ce procès qui a duré vingt heures s’est soldé par l’inculpation du principal accusé, Bakir Tahar, à cinq années de réclusion, à l’acquittement de Tagaïlit Abdelhamid et à six mois d’emprisonnement pour l’expert M. Bayoud Redhouane. Ce verdict était prévisible au fil de l’audience. La contradiction flagrante qui existait entre les deux magistrats prévenus allait déboucher sur cette issue. Même si maître Benbraham Fatima, dont la plaidoirie a été à la hauteur de sa réputation, a qualifié cette affaire de procès de la justice. En effet, pour l’avocate de la défense, il n’y a aucun texte de loi en Algérie qui précise la responsabilité administrative ou pénale d’un magistrat. Comme il n’y a aucune loi qui interdit au juge de cumuler la demande des dommages et intérêts. Maître Benbraham Fatima estime que son client n’a aucune raison d’être au box des accusés. Surtout que les magistrats poursuivis ont rendu une décision sur la base d’une requête d’appel. L’avocate, qui regrette l’absence des représentants de la Sonatrach à cette audience, dira : “Si quelqu’un devait être jugé dans cette affaire c’est bien Sonatrach et ce, pour mauvaise gestion. Comment se fait-il que la première entreprise nationale qui avait tous les moyens légaux pour défendre cette affaire ne s’est aperçue de la décision, que plusieurs mois après ?” s’est demandé maître Benbraham qui ajoute : “La présence des responsables de la Sonatrach à cette audience nous aurait permis de connaître le montant de la transaction du marché qui a été passé entre elle et la société hollandaise NACAP/BV qui n’a pas honoré ses engagements mais qui a, néanmoins, perçu 85 % du montant en devises”. L’avocate de la défense estime que la Sonatrach qui n’a pas bien défendu son affaire a fait une renonciation tacite de son droit. Les deux magistrats membres de la Chambre commerciale près la cour d’Alger, sont accusés de falsification de documents et de corruption pour avoir accordé 11 milliards de dinars, soit 1 100 milliards de centimes à un entrepreneur privé qui poursuivait Sonatrach en justice. Il est reproché à l’expert d’avoir établi une expertise de 87 milliards de dinars soit 800 milliards de centimes, qui est plus que favorable au demandeur. L’avocate de Sonatrach qui représentait maître Ali Haroun parle de 600 fois le montant du marché, objet du litige. En effet, M. Belahcène Abdelmadjid, patron de la société Erbatis devait, pour un montant de près de 2 milliards de centimes, réaliser des clôtures pour la base vie de la société hollandaise NACP/BV. Pour ce faire, il a mobilisé de gros moyens humains et matériels. La défection de cette société étrangère lui a causé un préjudice évalué en 1989 à 150 millions de dinars. Le patron d’Erbatis qui impute le préjudice à Sonatrach, a réfuté cette expertise se basant sur la dévaluation du dinar. Suite à cette demande, le tribunal de Bir-Mourad-Raïs désigne l’expert Bayoud qui évaluera le préjudice à 8 milliards de dinars. Pour le ministère public et l’avocate de la partie civile, les deux magistrats et l’expert ont accordé des dommages et intérêts astronomiques, de complaisance et plus que favorables au demandeur. Le procureur général et l’avocat de la Sonatrach estiment que “le montant à lui seul choque l’esprit du citoyen”. Le représentant du ministère public relèvera dans son réquisitoire que l’expertise présentée par Bayoud ne pouvait être élaborée par lui en sa qualité d’expert en génie civil. L’expertise judiciaire faisait référence à des articles de loi que seul un professionnel du droit pouvait maîtriser. Pour les avocats de l’expert, leur client qui était mandaté pour faire une expertise sur le taux d’inflation à partir des 150 millions de dinars n’a fait que son travail et l’expertise n’est qu’un avis technique. Par ailleurs, en tant qu’auxiliaire de la justice, il a présenté une expertise judiciaire qui contenait plusieurs articles de loi. Ils estiment que l’expert a été poursuivi pour avoir bien fait son travail. Dans sa plaidoirie, l’avocate de la partie civile a demandé 11 milliards de dinars de dommages et intérêts. Elle estime que la décision de la Chambre commerciale près la cour d’Alger était à l’origine du blocage des comptes de la Sonatrach en France, au Bénélux et en Algérie, même si le demandeur n’a pas pu récupérer le montant, le préjudice causé à Sonatrach est important. Le représentant du ministère public a, dans son réquisitoire, demandé 10 ans contre Bakir Tahar, 5 ans contre Tabaïlit Abdelhamid et une réclusion de 4 ans, assortie d’une amende de 10 000 DA contre Bayoud Redhouane.
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:34 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

LES CHIFFRES DU GROUPE ONT ETE PASSES AU CRIBLE
LA FACE CACHEE DE SONATRACH
Par Noureddine LEGHELIEL - Mardi 22 Novembre 2011
Dans cette expertise réalisée pour L'Expression, par un analyste boursier de renommée internationale, on découvre un groupe géant qui évolue en dents de scie.
En lisant les rapports financiers de la Sonatrach établis de 2005 à 2010, on a réussi à avoir une idée sur la situation financière de la Sonatrach même si elle n´est pas approfondie. Nous vous livrons dans cette contribution quelques remarques tout en posant quelques questions. La première chose qui saute au yeux lorsqu'on consulte le site Web de la Sonatrach, on se rend vite compte que le rapport financier de 2010 est incomplet puisque une partie importante n'est pas bien expliquée. Il s'agit notamment du cash-flow et à titre illustratif, on constate que le montant des disponibilités de l´entreprise qui était de 1390 milliards de dinars (21,78 milliards de dollars) en 2008 s´est retrouvé à 975 milliards DA en 2009 et à 1082 milliards DA en 2010. Pourquoi ces différences? Cela demande alors quelques clarifications.
La seconde remarque est que les rapports financiers de Sonatrach ont toujours été contrôlés et certifiés par un commissaire aux comptes qui est un comptable algérien. Certes, il n´y a aucun mal là-dessus cependant, pour plus de crédibilité et son prestige auprès des institutions financières et pétrolières internationales, Sonatrach gagnerait plus à certifier son rapport financier annuel par un cabinet d´audit financier international. Elle a amplement les moyens de s'offrir la certification des grandes références comme Kpmg ou Deloitte & Touch. C'est d'ailleurs dans ce souci de crédibilité que la compagnie pétrolière vénézuélienne certifie son rapport financier chez Kpmg et pourtant, le Venezuela est un pays qui est champion dans le patriotisme économique.
La troisième constatation qu'on relève est qu'il n´y pas un seul rapport financier de Sonatrach qui n´a pas été soumis à un décret d'une nouvelle loi, ou d´un nouveau règlement et ce, de 2003 á 2010. Il y avait la loi sur les hydrocarbures de 1986, ensuite arrivaient les nouvelles lois de 2005 et 2006 secondées par la loi de finances de 2007, suivies de la loi de finances de 2009 et rebelotte. Par-ci le nouveau plan comptable, par-là un décret, etc. Tous ces changements avaient bien évidemment un un impact direct sur le rapport et plus particulièrement sur la fiscalité pétrolière. Tout cela n´est pas sérieux et donne l´image d´un pays instable.

Des investissements pour quoi faire?
En lisant les rapports financiers de Sonatrach de 2005 à 2010, on serait dans notre droit le plus légitime de nous demander à quoi servent les grands investissements consentis par cette compagnie? La logique économique veut qu'une entreprise qui fait des investissements a pour but de créer une croissance des bénéfices. Or, Sonatrach est loin d´obéir à cette logique. Les investissements nets de 2005 se chiffraient à 1446 milliards de dinars et ceux de 2009 signalaient la somme de 2600 milliards de DA. Mais parallèlement à cela, le résultat net de 2005, qui affichait une belle performance (575 milliards de DA) s´est détérioré pour atterrir à 283 milliards de DA en 2009.
Cela ne peut s'appeler autrement que «jeter de l'argent par les fenêtres».
Un des principes fondamentaux de la stratégie de l´investissement s´appelle le timing. Ici, les compagnies cotées à la Bourse de Stockholm respectent ce principe et quand ces compagnies sont face à des horizons incertains (risque d´une récession économique ou autre...) elles freinent leurs investissements, lancent des plans de consolidation afin de préserver leurs trésoreries. C'est exactement le contraire que fait le groupe pétrolier algérien. Malgré la baisse substantielle du prix du gaz naturel en 2009, Sonatrach continue à investir massivement dans ce domaine.

La décadence des résultats
En 2005, Sonatrach était considérée comme l´une des compagnies pétrolières les plus performantes au monde. Oui au monde! Et ce n'est pas un discours démagogique cher au parti unique, mais une vérité économique soutenue et prouvée par des chiffres. La marge d´exploitation Sonatrach en 2005 était de l´ordre de 46%.
La rentabilité financière était de 44% pour une compagnie pétrolière, c´est magnifique! La rentabilité commerciale était de 16%, la rotation des actifs était un Dinar d´actif pour 1,12 DA de chiffre d´affaires, une autonomie financière où le ratio capitaux propres / total passif était de 0,41%.
Un groupe ne peut espérer mieux. Si on reprend ces chiffres et les compare à ceux de la compagnie pétrolière française Total, durant la même année, on découvrira qu´en 2005 Sonatrach était plus performante que cette compagnie française. Après ces belles performances, s'ensuit une terrible décadence des résultats, hélas! Les bénéfices nets du groupe pétrolier algérien stagnaient, s'ils ne chutaient pas comme ce fut le cas en 2009.
Pourtant, l´équipe qui a dirigé ce groupe en 2005 était la même que celle de 2009. On ne peut pas, dans ce cas, parler d'incompétence. Mais le fait est qu'il y a une mauvaise gestion. Nous vous en donnons une preuve formelle avec des chiffres de cette mauvaise gestion du capital Sonatrach et ce durant la période allant de 2006 à 2008.
Avec un chiffre d´affaires de 3460 milliards de DA, Sonatrach a réussi à obtenir en 2005 un résultat net de 575 milliards de DA. En 2008, avec un chiffre d´affaire de 5218 milliards de DA elle avait obtenu un résultat net de 594 milliards de DA et en 2009 pour un chiffre d´affaires de 3532 milliards de DA elle obtient un bénéfice net de 283 milliards de DA.

Les travailleurs de Sonatrach sous-payés
Lorsqu'il y a une revendication salariale en Algérie, pour calmer et convaincre les contestataires, les politiciens et les chefs d'entreprises algériens brandissent deux arguments. Le premier tient au sureffectif de l´entreprise et le second est lié à la faiblesse du taux de productivité. Seulement, dans le cas de Sonatrach, ces arguments ne tiennent pas la route. Pourquoi? Pour les économistes, il faut plutôt tenir compte du ratio des frais du personnel sur la valeur ajoutée et sur le chiffre d´affaires. Dans le cas de Sonatrach et avec les chiffres du rapport de 2008, on a les ratios suivants: les frais du personnel de Sonatrach par rapport à la valeur ajoutée 2% et 1,5% par rapport au chiffre d´affaires et 10% par rapport au résultat net. Pour le taux de productivité (en se référant au rapport financier de 2008), l'ouvrier de Sonatrach a produit 33,56 millions de DA de valeur ajoutée pour l´année 2008 (un chiffre moyen). Ces chiffres et ces ratios montrent qu'économiquement parlant l´ouvrier de la Sonatrach est injustement sous-payé.

Le scandale des placements
Abordons maintenant la partie qui concerne les placements de la Sonatrach à l'étranger. Dans les rapports financiers de 2007, 2008, 2009 et 2010 c´est mentionné dans la partie «titre de participation de la Sonatrach à l´étranger»
La participation de 2,235% du capital de EDP Energias De Portugal qui est une compagnie Gaz-electricité du Portugal, ayant une lourde pondération (la seconde) sur l´indice boursier de la Bourse de Lisbonne au Portugal. En 2007, le groupe algérien avait acheté 87 millions de titres boursiers de EDP pour une valeur de 342 millions d´euros. Face à un pareil placement, on ne peut s'empêcher de porter quelques remarques en se basant sur les rapports financiers de Sonatrach.
D'abord, on a relevé que Sonatrach a mentionné la valeur d´acquisition de ces titres au lieu de mentionner leur valeur sur le marché daté du 31 décembre 2010. La cotation du titre EDP le 31 décembre 2010 à la Bourse de Lisbonne était de 2,36 euros l´action, ce qui veut dire que les 87 millions de titres détenus par Sonatrach valaient 206 millions d´euros.
Soit une perte de 136 millions d´euros le 31 décembre 2011. En regardant le graphe de cotation de l´action EDP et son historique, on a remarqué que Sonatrach avait acheté des titres puissamment surévalués puisque - incroyable mais vrai! - 4 euros représentent un sommet historique de la cotation du titre de EDP, ce vendredi 18 novembre il cotait 2,32 euros. Effarant! Le drame, c'est que personne ne rendra des comptes aux Algériens sur cette perte.
Noureddine LEGHELIEL est analyste boursier à la Banque d´affaires suédoise Carnegie
 
ZAFAF - dz 22/11/2011 09:53:52
BJR
Dès l'instant où il est bien conclu que "sonatrach jette de l'argent" et que personne ne crie au scandale ceci démontre que personne ne gouverne ni cette entreprise ni l'État PROPRIÉTAIRE bénéficiaire ès qualité de la rente et de ses néfastes effets...Le jour où on fera les vrais comptes de SH tout le monde s'apercevra (en retard ) du vrai gâchis causé à l'économie nationale et encore plus cette dernière décade
Un petit détail pour notre ami l'expert :
En consultant les données du CNES vous vous apercevrez que SH importe en pièces détachées des Usines ENTIERES le plus souvent à des prix surévalués et pour beaucoup de ces installations la rouille les attend.C'est la période dite du business pour ....des raisons de sécurité des installations(sic) et la vie continue..SH un jouet,un machin pour de grands garçons pas plus!

Un autre petit détail: les meilleurs cadres et parmi les plus intègres sont partis ailleurs poussés à l'exode au profit des affairistes et hyènes tachetées...?? Savez-vous par exemple et par extrapolation que monsieur Bill Gates himselfl ne pourrait être Chef de service informatique à Sonatrach (n'ayant pas eu de diplôme d'État dans la filière !) et qu'il lui sera préféré un ingénieur ou Docteur d'État issu de la plus grande Fac-IMPRIMERIE UNIVERSITAIRE NATIONALE.

La meilleure richesse d'un pays est irrémédiablement perdue donc changeons ..le code des marchés et la vie continue.et les affaires avec.
Salut
AFAF
 
EL BASSAIR - ALGERIE 22/11/2011 09:49:54
Tout d'abord , je tiens à saluer ce grand monsieur noureddine legheliel pour son courage d'avoir fait son analyse des bilans de cette entreprise qui ressemble à une ruche d'abeilles à miel, qu'on risque d'être piqués par les abeilles qui surveillent le miel et la ruche.
Mais à propos des expertises, la question que je pose, c'est pourqoui que c'est les mêmes personnes qui expertent cette entreprise, normalement à mon avis, il faut faire deux expertises comptables, faire un cahier de charge pour tous les experts-comptables algériens, le meilleur l'emporte, aprés faire une contre expertise, dans ce cas là, ce n'est pas la peine de faire appel à l'étranger.
Aussi, cette entreprise reflète en quelque sorte, l'image du pays, là où il y à trop d'interêts, vous ne trouverez pas n'importe lequi, accéder à un poste supérieur, ou pouvoir acquérrir un merché quelconque, il y à des gens puissants qui sont derrière cette entreprise, seul le président de la république peut mettre le nez et mettre de l'ordre dans cette entreprise, avec un groupe d'experts indépendants.
 
Abdelkader Saadallah - Norvege 22/11/2011 15:30:26
Merci pour cette analyse des chiffres en Dinars, Euros qui en fin de compte cachent un point important : En aucun cas ils ne renseignent sur les progrès effectifs qui sont enregistrés, d’une année à l’autre.
Ce qui est important à publier chaque année, que jusqu'à maintenant, à ma connaissance, on ne voit pas à travers le site web et autres publications de Sonatrach, sont :

1) Le production effective de Sonatrach d’une part et, d’autre part, par les autres compagnies opérantes en Algérie ; ainsi chacun pourrait, alors, constater les progrès accomplis par Sonatrach et par la politique pétrolière menée par le gouvernement en place.
Publier les chiffres en Dinars ou autres monnaies, cachent cet aspect, car souvent les progres sont dus à l’augmentation du prix du baril seulement.

2) Il est évident que beaucoup de gisements arrivent à maturité et donc leurs productions a commencé ou commencera très bientôt à baisser. Il est aussi clair que les compétences et performances de Sonatrach, à cause de multiples facteurs, ont tendance à décliner, depuis des années déjà. Pour mesurer ce facteur il y a un indice, facile à calculer, qui se rapporte à « Combien revient en Dollar le baril produit», puisque Sonatrach et le pays font appel de plus en plus à des expertises étrangères pour produire les hydrocarbures, comme d’ailleurs dans les autres domaines comme la réalisation des infrastructures.
On voit à chaque fois dans les journaux le prix du pétrole en Dollars, mais on ne dit jamais combien de Dollars sont nécessaires pour produire un baril en Algérie !
Et là, à mon avis si ces indices ne sont pas mis en relief comme des phares pour tirer la sonnette, un jour le résultat final sera une grande et désagréable surprise !
Dr Abdelkader Saadallah, 22 Novembre 2011
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MessagePosté le: Sam 5 Mar - 20:35 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Les affaires louches de Sonatrach aux Iles Vierges Britanniques
 Eco-BusinessUne février 19, 2013février 19, 2013  Abdou Semmar

“Jamais deux sans trois”, dit l’adage. Après des scandales en Algérie et en Italie, Sonatrach rencontre, depuis quelques jours, des difficultés dans sa filiale Internationale. Sonatrach Petrolum corporation fait l’objet d’un redressement fiscal au Royaume-Uni. En effet, elle doit payer la coquette somme de 45 millions de dollars d’impôts. Selon le quotidien arabophone, Echourouk, la filiale Internationale de Sonatrach dont le siège est situé aux Îles Vierges britanniques, British Virgin Islands, situées dans la mer des Caraïbes, doit verser aux autorités fiscales britanniques cette somme pour le recouvrement de ses impôts  impayés dans ce pays depuis l’année 2008. 
 
Par ailleurs, la Police fiscale britannique serait en train de passer au peigne fin les activités de Sonatrach Petroleum Corporation basée sur Îles Vierges Britanniques dans les Caraïbes, explique encore Echourouk d’après lequel la filiale de Sonatrach est soupçonnée de “fraude fiscale”. Durant les exercices 2009, 2010 et 2011 et 2012, les autorités financières britanniques soupçonnent les gestionnaires de cette filiale de Sonatrach de s’être adonnés à des manipulations financières. “Ali Ben Bouzid, directeur du bureau Sonatrach Petroleum Corporation à Londres, nommé par Chakib Khelil, est le premier suspect par la Police fiscale britannique”, indique-t-on de même source. 
 
 Sonatrach se retrouve donc au cœur d’une nouvelle polémique après les dernières révélations accablantes de la Justice italienne qui enquête en ce moment sur les affaires de corruption et de pots-de-vin versés par les dirigeants de la compagnie pétrolière Saipem à ses dirigeants algériens.  Les affaires louches de Sonatrach dans Iles Vierges britanniques risquent d’entacher encore davantage la réputation de la compagnie nationale d’hydrocarbures. 


 
Sonatrach, capitale de la « culture » algérienne depuis 48 ans par Kamel Daoud  ChroniquesUne février 18, 2013  La rédaction

Le Pays est un fils unique dont le Père est le FLN, la Mère est Sonatrach. Le père a mal vieilli, et on le sait et on le voit tous : au contraire de la décadence biologique, il semble avoir tout perdu, sauf ses dents. Encore longues. On l’a vu épouser les pattes d’éléphant et le non-alignement socialiste pendant ses trente ans, puis l’islamisme conservateur pendant ses quarante ans et la cupidité affolée pour ses soixante ans. Le FLN ne veut plus arrêter de faire la guerre (c’est son essence) et même contre les siens. Il se dévore, se débat et sombre dans une mauvaise vieillesse. 
 
Reste la Mère : Sonatrach. Le FLN a donné à l’Algérie l’indépendance (officiellement), Sonatrach a reconduit sa dépendance. L’entreprise mère de l’Algérie fait aujourd’hui objet d’une énigmatique mise en scène persistante. Belmokhtar au Sud, Khellil au nord, les chômeurs au centre. A cela il faut ajouter les déclarations de l’ex-ministre des Finances Abd EL Latif Benachenhou sur une baisse de production et de compétitivité depuis une décennie et la lettre fracassante de l’ex-vice-Président du groupe, éditorialiste consacré de la mauvaise vie de Sonatrach et ses débauches et qui appelle le général Mediene à sauver l’entreprise victime de trop d’entrepreneurs. Le tout servi au pays, entre scandales de corruption, demandes d’augmentation de salaire, pressions occidentales, caprices de BP and Cie, et à moins d’une semaine de l’anniversaire du 24 février. Que va y dire Bouteflika, en live ou par correspondance ? Rien que du folklore : l’UGTA lui remettra une médaille et il remettra une médaille à l’UGTA. 
 
Quel est donc l’enjeu ? Un mot d’autrefois et qui revient avec dix autres sens : la nationalisation. Les chômeurs de Ouargla demandent justement une re-nationalissation de Sonatrach. Comprendre libérer l’entreprise des réseaux occultes qui y gèrent les recrutements, la rente, les salaires et les sous-traitances. Belmokhtar lui voulait le contraire : une internationalisation de Sonatrach. C’est-à-dire un effet de loupe mondial sur les gisements algériens, leur sécurité et la capacité du régime à le sécuriser (la première légitimité d’un régime pétrolier face à l’Occident : bien garder les puits et assurer la sécurité de l’approvisionnement). 
 
L’ex-ministre de l’énergie ? Lui, on l’accuse d’être allé au-delà de la nationalisation : vers la familiarisation. Comprendre l’origine première du mot : transformer la question en question de famille, parents, proches, amis et neveux. Cela s’appelle népotisme. Ce que Sonatrach représente depuis deux ou trois décennies : une entreprise familiale, juteuse, bonne à traire, source d’argent, un Etat dans l’Etat mais surtout une famille à l’intérieur de la Famille. Immortel en Algérie, Khellil est mortel en international. Il est aujourd’hui soupçonné de grosses corruptions sur de gros contrats géostratégiques avec des italiens. Et cela a un effet dominos sur Bouteflika aux yeux de l’opinion. 
 
Et le peuple ? Il a peur d’une internationalisation de Sonatrach sur le mode du pétrole libyen ou irakien. Quand on est riche et sans forces, les coupeurs de routes sont nombreux. Selon la perception algérienne, le forage a commencé au Mali pour atteindre les puits de notre sud. Les Algériens parlent alors de la nécessité d’une hyper-nationalisation de Sonatrach. 
 
Et le DRS ? C’est la lettre ouverte d’un ex vice-Président de Sonatrach, reprise par El Watan puis par le net, qui fait songer à la dernière piste : on demande aux « Services » une vraie nationalisation de Sonatrach objet d’une double sollicitation dangereuse : une internationalisation forcée ou une privatisation discrète. 
 
Le peut-on ? On ne sait pas. L’entreprise va mal. On le sait tous. A coté, le pays n’est qu’une APC en crise. 
 
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MessagePosté le: Dim 6 Mar - 15:02 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Sonatrach, l’autre mystère !
Une question s’impose en ces temps de vaches maigres : comment expliquer qu’une société nationale comme Sonatrach qui emploie des dizaines de milliers de personnes puisse encore garder tout ce personnel ? 
Ces dizaines de milliers de salariés sont tous payés en moyenne deux fois sinon plus plus que les employés des autres sociétés d’Etat. C’est dire l’importance de la masse salariale nécessaire. Aussi, on s’interroge comme Sonatrach puisse se permettre de garder tout son personnel, ne licencier personne, garder ses mêmes hauts salaires malgré des pertes financières énormes pour la deuxième année consécutive et l’amputation de la moitié de ses entrées en devises, aujourd’hui encore plus même soit les deux-tiers ou même les trois-quarts de ses gains avec le pétrole à moins de 30 dollars le baril alors que tous les holdings pétroliers mondiaux licencient, réduisent leurs investissement et ralentissent leurs activités en attendant des jours meilleurs ? 
Un autre mystère à l’algérienne ?
Non, pas de mystère ici, sauf si Sonatrach dispose elle-aussi au même titre que la RADP d’une planche à billets, une explication économique toute simple, Sonatrach n’a jamais été une société nationale comme toutes les autres, avec un budget avec deux colonnes : entrées-sorties, Sonatrach c’est l'Etat, son budget c’est le budget de l’Etat et tous ses employés sont payés directement par le contribuable. 
Quelqu’un a-t-il une autre explication ? Abdelkader Benardia
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MessagePosté le: Dim 6 Mar - 15:03 (2016)    Sujet du message: Bouhh aalik ya Sonatrach Bouhh ! Répondre en citant

Abus de pouvoir, népotisme… un haut cadre de Sonatrach interpelle le PDG
 J’interpelle M. Mazouzi Amine, l’être humain, l’Homme, le fils de Monsieur Mohamed Said Mazouzi,militant de la cause nationale et plus vieux prisonnier de guerre, ancien ministre de la République Algérienne, à qui on doit rendre un grand hommage, le sollicitant d’intervenir auprès de M. le PDG de la Sonatrach dans le but de s’enquérir sur ma situation d’humilié, d’opprimé, de tyrannisé de s’informer de mon problème causé par des abus de fonction que je subis de la part de certains désignés responsables. 
 
Monsieur,
Depuis son installation le mois de mai 2015, je me suis adressé à M. le PDG de la Sonatrach autant de fois via son secrétariat par messagerie électronique de l’entreprise. Je lui ai écrit à travers la presse écrite et électronique. J’ai rédigé et transmis des réclamations et des doléances à ses collaborateurs, représentants ma hiérarchie à tous les niveaux. 
Monsieur,
Comme si je n’ai rien engagé pour réclamer mes droits et dénoncer des pratiques non règlementaires, bien que mes écrits dépassent le nombre de trente, ma plume n’a pas eu de réponse, elle n’a pas trouvé de répondant. 
Monsieur,
J’ai signalé à M. le PDG : des agissements non-professionnels, des pratiques et des aberrations administratives rétrogrades, et non humaines : le non-respect de la réglementation, des dispositifs administratifs et des procédures de travail, l’inversion dans l’échelle des valeurs, l’abus de fonction et le harcèlement continu, le dépassement des prérogatives et l’abus d’autorité, la nomination par une fausse décision à un poste de cadre supérieur, non motivée et contraire aux pratiques réglementaires, l’encouragement des cadres (ayant pris part dans la combine) par des promotions au lieu de les sanctionner pour avoir falsifié un document officiel et l’avoir utilisé et une indemnisation suite à une fausse déclaration, la complaisance et le silence complice des désignés responsables, le report de fausses informations et des contre-vérités. 
Monsieur,
J’ai appris à M. le PDG que tous ces faits et pratiques, faisant rage, n’expriment et ne conduisent qu’à la médiocrité, favorisant la naissance d’un management handicapé, et portent atteinte à l’image de l’entreprise et altèrent sa bonne marche. 
Monsieur,
Les conditions non-professionnelles de la situation dans laquelle je me trouve, où je vis un calvaire, un rétrécissement, me sapent le moral et influent négativement sur mon état d'esprit. Les pratiques de ces désignés responsables me démoralisent et portent atteinte à mon honneur et affecteront toute compétence, toute personne honnête et intègre. C’est une usurpation de la dignité et une déchéance avérée des valeurs humaines. Ces conditions je les ai communiquées à M. le PDG. 
Monsieur,
Le dernier acte arbitraire fait à mon encontre, en plus d’une décision de mise à pied de 08 jours, une décision pour ma mutation vers une autre région en réaction à mon envoi adressé à M. le PDG le 2 novembre 2015, lui relatant tout ce que je subis 
Monsieur,
Sollicitant votre intervention auprès de Monsieur le Président-Directeur Général de la Sonatrach et avec le souhait de voir mon espoir se concrétiser, je vous prie d’agréer l’expression de ma parfaite considération. 
Ben Said Ahmed Toufik Direction Régionale Hassi-R’mel
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