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FORUM DES TRAVAILLEURS, RETRAITES DU GROUPE SONATRACH ET LEURS AYANTS-DROIT

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SYNDICAT

 
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ASSOCIATION « A.N.T.R –GROUPE SONATRACH »
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Le Boa


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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 21:50 (2015)    Sujet du message: SYNDICAT Répondre en citant

 
           Algérie
 
Modalités d’exercice du droit syndical 
      Loi n°90-14 du 2 juin 1990 modifiée
 
Titre 1 - Objet et dispositions générales
 
Art.1.- La présente loi a pour objet de définir les modalités d’exercice du droit syndical applicable à l’ensemble des travailleurs salariés et des employeurs.
 
Art.2.- Les travailleurs salariés d’une part, et les employeurs d’autre part, de mêmes professions, branches ou secteurs d’activité ont le droit de se constituer en organisations syndicales à l’effet de défendre leurs intérêts matériels et moraux.
 
Art.3.- Les travailleurs salariés d’une part, et les employeurs d’autre part, ont le droit de fonder à cet effet des organisations syndicales ou d’adhérer, de façon libre et volontaire, à des organisations syndicales existantes à la seule condition de se conformer à la législation en vigueur et aux statuts de ces organisations syndicales.
 
Art.4.- Les unions, fédérations et confédérations d’organisations syndicales sont régies par les mêmes dispositions que celles qui s’appliquent aux organisations syndicales.
 
Art.5.- (Loi n°91-30) Les organisations syndicales sont autonomes dans leur fonctionnement et distinctes par leur objet et dénomination de toute association à caractère politique.
 
Elles ne peuvent entretenir avec elles aucune relation qu’elle soit organique ou structurelle, ni recevoir de subventions, dons et legs sous quelque forme que ce soit de leur part, ni participer à leur financement, sous peine de l’application des dispositions prévues aux articles 27 et 30 de la présente loi.
 
Toutefois, les membres de l’organisation syndicale sont libres d’adhérer individuellement aux associations à caractère politique.
 
Titre 2 - Constitution, organisation et fonctionnement des organisations syndicales
 
Chapitre 1 - Constitution
 
Art.6.- Les personnes visées à l’article 1 ci-dessus peuvent fonder une organisation syndicale, si elles :
· sont de nationalité algérienne d’origine ou acquise depuis dix ans au moins ;
· jouissent de leurs droits civils et civiques ;
· sont majeures ;
· n’ont pas eu un comportement contraire à la guerre de libération ;
·                     exercent une activité en relation avec l’objet de l’organisation syndicale.
 
Art.7.- L’organisation syndicale se constitue à l’issue d’une assemblée générale constitutive regroupant ses membres fondateurs.
 
Art.8.- L’organisation syndicale est déclarée constituée :
·  après dépôt d’une déclaration de constitution auprès de l’autorité publique concernée, visée à l’article 10 ci-dessous ;
·                     après délivrance d’un récépissé d’enregistrement de la déclaration de constitution délivré par l’autorité publique concernée au plus tard trente jours après le dépôt du dossier ;
·                     après accomplissement, aux frais de l’organisation syndicale, des formalités de publicité dans, au moins, un quotidien national d’information.
 
Art.9.- La déclaration de constitution visée à l’article 8 ci-dessus est accompagnée d’un dossier comprenant :
 
·                     la liste nominative, la signature, l’état civil, la profession, le domicile des membres fondateurs et des organes de direction et d’administration ;
·                     deux exemplaires certifiés conformes des statuts ;
·                     le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive.
 
Art.10.- La déclaration de constitution d’une organisation syndicale est déposée, à la diligence de ses membres fondateurs, auprès :
· du wali de la wilaya du siège, pour les organisations syndicales à vocation communale, intercommunale ou wilayale ;
·                     du ministre chargé du travail, pour les organisations syndicales à vocation interwilayale ou nationale.
 
Art.11.- Les organisations syndicales, légalement constituées à la date de promulgation de la présente loi, sont dispensées de la déclaration de constitution de l’organisation syndicale prévue à l’article 8.
 
Chapitre 2 - Droits et obligations
 
Art.12.- Les membres d’une organisation syndicale ont les droits et obligations fixés par la législation en vigueur et les statuts de ladite organisation syndicale.
 
Art.13.- Tout membre d’une organisation syndicale a le droit de participer à la direction et à l’administration de l’organisation dans le cadre de ses statuts, de son règlement intérieur et des dispositions de la présente loi.
 
Art.14.- (Loi n°91-30) Les organes de direction de l’organisation syndicale sont élus et renouvelés selon des principes démocratiques et conformément aux statuts et règlements qui les régissent.
 
Art.15.- Sauf dans les cas expressément prévus par la loi, il est interdit à toute personne morale ou physique de s’ingérer dans le fonctionnement d’une organisation syndicale.
 
Art.16.- (Loi n°91-30) L’organisation syndicale acquiert la personnalité morale et la capacité civile dès sa constitution conformément à l’article 8 ci-dessus et peut de ce fait :
·         ester en justice et exercer devant les juridictions compétentes les droits réservés à la partie civile en conséquence de faits en rapport avec son objet et ayant porté préjudice aux intérêts individuels ou collectifs, moraux et matériels de ses membres ;
·         représenter ses membres devant toutes les autorités publiques ;
·         conclure tout contrat, convention ou accord en rapport avec son objet ;
·         acquérir, à titre gracieux ou onéreux, des biens meubles ou immeubles pour l’exercice de ses activités prévues par son statut et son règlement intérieur.
 
Art.17.- Les organisations syndicales sont tenues de faire connaître à l’autorité publique concernée prévue à l’article 10 ci-dessus, toutes les modifications apportées aux statuts et tous les changements intervenus dans les organes de direction et/ou
d’administration dans les trente jours qui suivent les décisions prises.
 
Ces modifications et changements ne sont opposables aux tiers qu’à partir du jour de leur publication dans, au moins, un quotidien national d’information.
 
Art.18.- Dans le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur, les organisations syndicales ont le droit d’adhérer à des organisations syndicales internationales, continentales et régionales qui poursuivent les mêmes buts ou des buts similaires.
 
Art.19.- Dans le cadre de la législation en vigueur, l’organisation syndicale peut éditer et diffuser des bulletins, revues, document d’information et brochures en rapport avec son objet.
 
Art.20.- L’organisation syndicale est tenue de souscrire une assurance en garantie des conséquences pécuniaires attachées à sa responsabilité civile.
 
Chapitre 3 - Statuts
 
Art.21.- Les statuts des organisations syndicales doivent énoncer, sous peine de nullité, les dispositions suivantes :
·     l’objet, la dénomination et le siège de l’organisation ;
·                     le mode d’organisation et le champ de compétence territoriale ;
·                     les catégories de personnes, de professions, de branches ou de secteurs d’activité visées par son objet ;
·                     les droits et obligations des membres et les conditions d’affiliation, de retrait ou d’exclusion ;
·                     le mode électoral de désignation et de renouvellement des organes de direction et d’administration ainsi que la   
              durée de leurs mandats ;
·                     les règles relatives à la convocation et au fonctionnement des organes délibérants ;
·                     les règles et procédures de contrôle de l’administration de l’organisation syndicale ;
·                     les règles et procédures de contrôle et d’approbation des comptes de l’organisation syndicale ;
·                     les règles définissant les procédures de dissolution volontaire de l’organisation syndicale et celles relatives à la
              dévolution du patrimoine dans ce cas.
 
Art.22.- Il est interdit aux organisations syndicales d’introduire dans leurs statuts ou de pratiquer toute discrimination entre leurs membres de nature à porter atteinte à leurs libertés fondamentales.
 
Art.23.- La qualité de membre d’une organisation syndicale s’acquiert par la signature, par l’intéressé, d’un acte d’adhésion et est attestée par un document délivré par l’organisation à l’intéressé.
 
Chapitre 4 - Ressources et patrimoine
 
Art.24.- Les ressources des organisations syndicales sont constituées par :
· les cotisations de leurs membres ;
· les revenus liés à leurs activités ;
· les dons et legs ;
· les subventions éventuelles de l’Etat.
 
Art.25.- Les organisations syndicales peuvent avoir des revenus liés à leurs activités sous réserve que lesdits revenus soient exclusivement utilisés à la réalisation des buts fixés par les statuts.
 
Art.26.- Les dons et legs avec charges et conditions ne sont acceptés par l’organisation syndicale que si ces charges et conditions sont compatibles avec le but assigné par les statuts et avec les dispositions de la présente loi.
 
Les dons et legs d’organisations syndicales ou d’organismes étrangers ne sont recevables qu’après accord de l’autorité publique concernée qui en vérifie l’origine, le montant, la compatibilité avec le but assigné par les statuts de l’organisation syndicale et les contraintes qu’ils peuvent faire naître sur elle.
 
Chapitre 5 - Suspension et dissolution
 
Art.27.- Sans préjudice des lois et règlements en vigueur, sur requête de l’autorité publique concernée et dans les conditions prévues à l’article 30 ci-dessous, les juridictions compétentes peuvent prononcer la suspension de toute activité de l’organisation syndicale et la mise sous scellés de ses biens.
 
Lesdites mesures cessent de plein droit en cas de rejet par la juridiction compétente de la requête, nonobstant toute voie de recours.
 
Art.28.- La dissolution d’une organisation syndicale peut être volontaire ou prononcée par voie judiciaire.
 
Art.29.- La dissolution volontaire est prononcée par les membres de l’organisation syndicale ou leurs délégués régulièrement désignés et ce, conformément aux dispositions statutaires.
 
Art.30.- La dissolution de l’organisation syndicale par voie judiciaire peut être requise auprès des juridictions compétentes lorsqu’elle exerce une activité qui contrevient aux lois en vigueur, autre que celles prévues dans ses statuts.
 
Art.31.- (Loi n°91-30) La dissolution judiciaire peut être prononcée par les juridictions compétentes sur requête de l’autorité publique ou de toute autre partie lorsque l’organisation syndicale exerce des activités qui contreviennent aux lois ou autres que celles prévues par ses statuts.
 
Elle prend effet à la date de prononcé de la décision judiciaire nonobstant toute voie de recours.
 
Art.32.- Sans préjudice des autres dispositions de la législation en vigueur, le tribunal peut ordonner, à la requête du ministère public, la confiscation des biens de l’organisation, objet d’une dissolution judiciaire.
 
Art.33.- En aucun cas, les biens de l’organisation syndicale dissoute ne peuvent faire l’objet d’une dévolution aux sociétaires qui peuvent cependant demander la reprise de leurs apports immobiliers en leur état au jour de la dissolution.
 
La reprise des apports immobiliers est accordée conformément aux statuts.
 
Titre 3 – Organisations syndicales représentatives
 
Art.34.- Les organisations syndicales de travailleurs salariés et d’employeurs constituées légalement depuis au moins six mois conformément aux dispositions de la présente loi, sont considérées représentatives conformément aux articles 35 à 37
ci-après.
 
Art.35.- (Loi n°91-30, Ordonnance n°96-12) Sont considérées représentatives au sein d’un même organisme employeur, les organisations syndicales de travailleurs regroupant au moins 20 % de l’effectif total des travailleurs salariés couverts par les statuts desdites organisations syndicales et/ ou ayant une représentation d’au moins 20 % au sein du comité de participation lorsque ce dernier existe au sein de l’organisme employeur concerné.
 
Les organisations syndicales citées à l’alinéa 1 ci-dessus sont tenues de communiquer au début de chaque année civile, selon le cas, à l’employeur ou à l’autorité administrative compétente, tous les éléments permettant à ces derniers d’apprécier leur représentativité au sein d’un même organisme employeur, notamment les effectifs de leurs adhérents et les cotisations de leurs membres.
 
Lorsqu’un comité de participation existe au sein de l’organisme employeur, les organisations syndicales concernées doivent communiquer également à l’employeur le nombre de délégués élus à ce comité.
 
Art.36.- (Ordonnance n°96-12) Sont considérées représentatives à l’échelle communale, intercommunale, wilayale, interwilayale ou nationale, les unions, fédérations ou confédérations de travailleurs salariés regroupant au moins 20 % des organisations syndicales représentatives couvertes par les statuts desdites unions, fédérations ou confédérations dans la circonscription territoriale concernée.
 
Les organisations syndicales citées à l’alinéa 1 ci-dessus sont tenues de communiquer à l’autorité administrative visée à l’article 10 de la présente loi, les éléments permettant d’apprécier leur représentativité, notamment les effectifs de leurs adhérents et les cotisations de leurs membres.
 
Art.37.- (Ordonnance n°96-12) Sont considérées représentatives à l’échelle communale, intercommunale, wilayale, interwilayale ou nationale, les unions, fédérations ou confédérations d’employeurs regroupant au moins 20 % des employeurs couverts par les statuts desdites unions, fédérations ou confédérations d’employeurs et au moins 20 % des
emplois y relatifs dans la circonscription territoriale concernée.
Les unions, fédérations ou confédérations d’employeurs visées à l’alinéa ci-dessus sont tenues de fournir à l’autorité administrative citée à l’article 10 de la présente loi, les éléments permettant d’apprécier leur représentativité, notamment le
nombre de leurs adhérents et le nombre des emplois de ces mêmes employeurs dans la circonscription territoriale concernée.
 
Art.37 bis.- (Ordonnance n°96-12) En cas de non production des éléments permettant d’apprécier leur représentativité dans un délai qui ne saurait excéder le premier trimestre de l’année civile considérée, les organisations syndicales en défaut
peuvent ne pas être considérées comme représentatives par les autorités mentionnées à l’article 10 de la présente loi ainsi que par l’employeur ou l’autorité administrative pour leurs organisations syndicales concernées au sein de l’organisme employeur.
 
Tout contentieux et/ou litige nés suite à l’application des articles 35 à 37 bis ci-dessus peuvent faire l’objet d’un recours auprès de la juridiction compétente qui statue dans un délai qui ne saurait excéder les soixante jours, par décision exécutoire, nonobstant opposition ou appel.
 
Art.38.- (Loi n°91-30) Dans le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur, les organisations syndicales de travailleurs salariés représentatives au sein de chaque organisme employeur ont les prérogatives suivantes :
· participer aux négociations de conventions ou accords collectifs au sein de l’organisme employeur ;
· participer à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève ;
· réunir les membres de l’association syndicale sur les lieux de travail ou dans des locaux y attenant en dehors des heures de travail et exceptionnellement, si l’accord de l’employeur est obtenu, pendant les heures de travail ;
·                     informer les collectifs de travailleurs concernés par des publications syndicales ou par voie d’affichage en des lieux appropriés réservés à cet effet par l’employeur ;
·                     collecter sur les lieux de travail les cotisations syndicales auprès de leurs membres selon des procédures convenues avec l’employeur ;
·                     promouvoir des actions de formation syndicale en direction de leurs membres.
 
Art.39.- Dans le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur et en proportion de leur représentativité, les unions, fédérations ou confédérations des travailleurs salariés et d’employeurs les plus représentatives à l’échelle nationale :
· sont consultées dans les domaines d’activité qui les concernent lors de l’élaboration des plans nationaux de développement économique et social ;
·                     sont consultées en matière d’évaluation et d’enrichissement de la législation et de la réglementation du travail ;
·                     négocient les conventions ou accords collectifs qui les concernent ;
·                     sont représentées aux conseils d’administration des organismes de sécurité sociale ;
·                     sont représentées au conseil paritaire de la fonction publique et à la commission nationale d’arbitrage institués au titre de la loi n°90-02 du 6 février 1990 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de grève.
 
Titre 4 - Dispositions particulières aux organisations syndicales de travailleurs salariés
 
Chapitre 1 - Représentation syndicale
 
Art.40.- (Loi n°91-30) Dans toute entreprise publique ou privée et leurs lieux de travail distincts, lorsqu’elle en comporte, et dans tout établissement public, institution ou administration publique, toute organisation syndicale représentative au sens des articles 34 et 35 de la présente loi, peut créer une structure syndicale conformément à ses statuts, pour assurer la représentation des intérêts matériels et moraux de ses membres.
 
Art.41.- (Loi n°91-30) La structure syndicale visée à l’article 40 ci-dessus désigne, en son sein, le ou les délégués syndicaux chargés de la représenter auprès de l’employeur dans les limites et proportions suivantes :
· 20 à 50 travailleurs salariés : 1 délégué
· 51 à 150 travailleurs salariés : 2 délégués
· 151 à 400 travailleurs salariés : 3 délégués
· 401 à 1.000 travailleurs salariés : 5 délégués
· 1.001 à 4.000 travailleurs salariés : 7 délégués
· 4.001 à 16.000 travailleurs salariés : 9 délégués
· plus de 16.000 travailleurs salariés : 13 délégués
 
Art.42.- (Loi n°91-30) Lorsqu’aucune organisation syndicale ne remplit les conditions prévues aux articles 35 et 40 de la présente loi, la représentation des travailleurs salariés est assurée par des représentants élus directement par l’ensemble des travailleurs salariés pour les besoins de la négociation collective et la prévention et le règlement des conflits collectifs de travail, ceci sur la base des proportions prévues ci-dessus.
 
La représentation des travailleurs salariés des organismes qui emploient moins de vingt travailleurs salariés est assurée par un seul représentant élu directement par l’ensemble des travailleurs salariés pour les besoins de la négociation collective et la prévention et le règlement des conflits de travail.
 
Art.43.- Abrogé (Loi n°91-30)
 
Art.44.- (Loi n°91-30) Tout délégué syndical doit être âgé de vingt et un ans révolus au jour de son élection, jouir de ses droits civils et civiques et avoir une ancienneté d’au moins une année dans l’entreprise ou dans l’établissement public,
l’institution ou l’administration publique concerné.
 
Art.45.- Les noms et prénoms du ou des délégués syndicaux sont notifiés à l’employeur et à l’inspection du travail territorialement compétente dans les huit jours qui suivent leur élection.
 
Chapitre 2 - Facilités
 
Art.46.- Les délégués syndicaux ont le droit de disposer, mensuellement, d’un crédit de dix heures payées comme temps de travail pour l’exercice de leur mandat.
 
Les délégués syndicaux peuvent cumuler et répartir entre eux les crédits horaires mensuels qui leur sont accordés, après accord de l’employeur.
 
Art.47.- Le temps passé par les délégués syndicaux aux réunions convoquées à l’initiative de l’employeur ou acceptées par celui-ci à leur demande, n’est pas pris en compte pour le calcul du crédit horaire mensuel alloué au titre de l’article 46
ci-dessus.
 
Ne sont pas également prises en compte les absences autorisées par l’employeur pour permettre aux délégués syndicaux de participer aux conférences et congrès des organisations syndicales et aux séminaires de formation syndicale.
 
Art.47 bis.- (Loi n°91-30) L’employeur doit engager avec les organisations syndicales représentatives dans l’organisme employeur des négociations concernant :
· les conditions dans lesquelles leurs membres peuvent obtenir dans la limite d’un quota déterminé par rapport aux effectifs de l’organisme employeur un détachement en vue d’exercer, pendant une durée déterminée, des fonctions de permanent au service de l’organisation syndicale à laquelle ils appartiennent avec garantie de réintégration à leur poste de travail ou à un poste de rémunération équivalente, à l’expiration de cette période ;
·                     les conditions et les limites dans lesquelles les membres des structures syndicales représentatives dans l’organisme employeur qui sont chargés de responsabilités au sein de leurs structures syndicales précitées peuvent s’absenter, sans perte de rémunération, pour participer aux réunions statutaires de leurs organes dirigeants et pour exercer leurs responsabilités ;
·                     les conditions et les limites dans lesquelles les membres des structures syndicales visées à l’article 40 ci-dessus, qui sont chargés de responsabilités au sein de leurs organisations syndicales, peuvent s’absenter, sans perte de rémunération, pour une participation justifiée à des réunions syndicales tenues en dehors de l’organisme employeur.
 
Art.48.- (Loi n°91-30) L’employeur doit mettre à la disposition des organisations syndicales représentatives visées à l’article 40 ci-dessus les moyens nécessaires pour la tenue de leurs réunions et des tableaux d’affichage situés en des lieux appropriés.
 
Lorsque l’organisation syndicale représentative dispose de plus de cent cinquante membres, un local approprié doit être mis à sa disposition par l’employeur.
 
Art.49.- Les organisations syndicales de travailleurs salariés les plus représentatives au niveau national, peuvent bénéficier des subventions de l’Etat, dans le cadre de la législation en vigueur et selon des normes et modalités déterminées par voie
réglementaire.
 
Chapitre 3 - Protections
 
Art.50.- Nul ne peut pratiquer une discrimination quelconque à l’encontre d’un travailleur lors de l’embauchage, de la conduite et de la répartition du travail, de l’avancement, de la promotion dans la carrière, de la détermination de la rémunération, ainsi qu’en matière de formation professionnelle et d’avantages sociaux, en raison de ses activités syndicales.
 
Art.51.- Nul ne peut exercer sur les travailleurs des pressions ou menaces allant à l’encontre de l’organisation syndicale et de ses activités.
 
Art.52.- Dans l’exercice de leurs activités professionnelles, les délégués syndicaux sont soumis aux dispositions de la législation et de la réglementation du travail.
 
Art.53.- Aucun délégué syndical ne peut faire l’objet, de la part de son employeur, d’un licenciement, d’une mutation ou d’une sanction disciplinaire, de quelque nature que ce soit, du fait de ses activités syndicales.
 
Les fautes de caractère strictement syndical sont de la compétence exclusive des organisations syndicales.
 
Art.53 bis.- (Loi n°91-30) L’employeur n’a pas le droit d’infliger la sanction de révocation, de mutation, ou toute autre sanction disciplinaire, en raison de ses activités syndicales conformément à la législation en vigueur à tout membre d’un organe exécutif de direction au sein de la structure syndicale visée à l’article 40 ci-dessus.
 
Art.54.- En cas de manquement, par un délégué syndical, aux dispositions de l’article 52 ci-dessus, une procédure disciplinaire peut être engagée à son encontre par son employeur, l’organisation syndicale concernée préalablement informée.
 
Art.55.- Aucune mesure disciplinaire ne peut être prononcée par l’employeur à l’encontre d’un délégué syndical, en violation de la procédure prévue à l’article 54 ci-dessus.
 
Art.56.- (Ordonnance n°96-12) Tout licenciement d’un délégué syndical intervenu en violation des dispositions de la présente loi est nul et de nul effet.
 
L’intéressé est réintégré dans son poste de travail et rétabli dans ses droits sur demande de l’inspecteur du travail dès que l’infraction est confirmée par ce dernier.
 
En cas de refus manifeste de l’employeur de s’y conformer dans un délai de huit jours, l’inspecteur du travail dresse un procès-verbal et en saisit la juridiction compétente qui statue par décision exécutoire dans un délai n’excédant pas les soixante jours, nonobstant opposition ou appel.
 
Art.57.- Les dispositions des articles 54 à 56 restent applicables aux délégués syndicaux durant l’année qui suit l’expiration de leur mandat.
 
Titre 5 - Dispositions pénales
 
Art.58.- Les infractions aux dispositions du titre 4 de la présente loi constituent des entraves au libre exercice du droit syndical et sont constatées et poursuivies par les inspecteurs du travail conformément à la législation relative à l’inspection du travail.
 
Art.59.- Toute entrave au libre exercice du droit syndical, tel que prévu par les dispositions de la présente loi, notamment celles énoncées par son titre 4, est punie d’une amende de 10.000 à 50.000 DA.
 
En cas de récidive, la peine est de 50.000 à 100.000 DA et d’un emprisonnement de trente jours à six mois ou de l’une de ces deux peines seulement.
 
Art.60.- Quiconque dirige, administre, fait partie ou favorise la réunion des membres d’une organisation objet de dissolution, est puni d’une peine d’emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 5.000 à 50.000 DA ou de l’une de ces deux peines seulement.
 
Art.61.- Sans préjudice des autres dispositions de la législation en vigueur, quiconque fait obstacle à l’exécution d’une décision de dissolution, prise conformément aux articles 31 à 33 ci-dessus, est puni d’une amende de 5.000 à 20.000 DA et d’un emprisonnement de deux à six mois ou de l’une de ces deux peines seulement.
 
Titre 6 - Dispositions finales
 
Art.62.- Toute organisation régulièrement constituée à la date de promulgation de la présente loi est tenue, avant le 31 décembre 1990, de mettre ses statuts en conformité avec les dispositions de la présente loi.
 
Art.63.- Les travailleurs salariés relevant de la défense et de la sécurité nationale sont régis par des dispositions particulières.
 
Art.64.- Sont abrogées toutes dispositions contraires à la présente loi et notamment la loi n°88-28 du 19 juillet 1988 relative aux modalités d’exercice du droit syndical et l’ordonnance n°71-75 du 16 novembre 1971 relative aux rapports collectifs de travail dans le secteur privé.
Art.65.- La présente loi sera publiée au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
 
Les membres suivants remercient Le Boa pour ce message :
harbili (20/03/15), Admin (21/03/15), rahan (21/03/15), musta2015 (21/03/15)
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MessagePosté le: Ven 20 Mar - 21:50 (2015)    Sujet du message: Publicité

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